Stones Scorsese Sexy Sexas
Le film des Stones par Scorsese, clairement intitulé “shine a light” est sans conteste une ode aux sexagénaires fougueux. L’avenir d’une société bien conservée, poussant les limites de l’espérance de vie au point que l’age de la retraite pour certains coïncide avec une nouvelle conception de l’age d’or pour d’autres.
À l’image de Mick Jagger, funambule longiligne et efféminé, sorte de chatte énergique, de Keith Richard, désormais pirate aux yeux entourés de noirs, tout aussi gracieux, on est forcément envieux des rides profondes de leur visage, de la peau tannée et usée de leurs bras comme si la norme, peu à peu, après nous avoir bassiné avec une apologie infinie du jeunisme inexpérimenté venait d’un seul coup d’un seul nous rappeler que la classe ultime, en cette fin de première décennie du siècle 21 c’est d’être un super vieux.
Les morceaux sont puissamment torchés, la lumière est explosive de contrastes et de force, chargée de particules, multicolores, ça sent le flash brûlant et les watts à bon volume. Même Bill Clinton est venu les présenter, même lui, bon sexa tenant la main d’Hillary, impressionne la pellicule magique du non moins sexa Scorsese. Les scènes hors concerts, archives montées, commentaires du réalisateur mettent en scène des Rolling Stones à la fine répartie, immortels, légendaires et Marty Scorsese, avec son aigre voix nerveuse est aussi drôle que Woody Allen.
La médaille du vieux vraiment vieux ira à Charlie Watts le batteur que les années n’ont pas ménagé et celle de l’hyper attachant cadet du band à Ronnie Wood. Quelle chance d’être sur une planète habitée par les Stones!


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