Deux Jours à tuer, un film de Jean Becker
Comment un tourbillon de violence peut-il entraîner un publicitaire à bout de nerf (Albert Dupontel crédible à souhait) à quitter femme, enfants, amis, dire merde à tous, y compris à son père qu’il va retrouver en Irlande? La réponse est cachée, belle et grave dans la dernière ligne droite d’un film assez poétique, bien distribué (Marie-José Croze, Daphné Bürki) même si parfois découpé de façon abrupte.
Si la scène du pétage de plomb du dîner atteint son but et semble sur le point de lâcher toute cette colère rentrée, le malaise perdure et on ne suit pas toujours facilement l’itinéraire de ce personnage désespéré, l’humour discret que pourrait nous annoncer certaines scènes restant à l’état de suggestion.
Sur le générique de fin, le texte lu par Serge Reggiani vient-il indiquer qu’il revient à la poésie de prendre le relai du drame de ce grand film?


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