Muguet Pride
Je croyais que la fête du travail me catapulterait dans un vestibule vide, je croyais que j’allais attraper froid, je ne retrouvais plus mes cheveux, je suis donc arrivé à la dernière minutes pour brancher ma guitare et un microphone et mes appréhensions n’étaient pas justifiées.
D’abord parce que le petit bar du Living b’art était plein à craquer, parce que le mois de mai peut se passer de quelques fils, parce qu’il me restait assez de poils pour me les plaquer à l’eau de mer et que mes chansons, même dans la supra-intimité d’un cabaret parisien du 18ème, tiennent la route.
C’était le jour du muguet, la rue de l’université, en plein tournage d’époque, servait de parking à des SM, R20, R12 et avait armé son trottoir d’un rail de travelling, la station des abbesses était mouillée de pluie, j’ai commencé mon set par 5 et l’ai fini tu sais où.





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