Roger Fend le Coeur
Assommé dépassé sous les coups tonitruants de Nadal, Federer s’incline après vingt deux jeux dont dix-huit perdus en finale de Roland Garros. Comment expliquer que notre déception pourrait aller au delà des raisons habituelles faisant suite à toute défaite cuisante et notamment celle de nous priver d’un spectacle que nous aurions souhaité plus disputé.
Oui, ce numéro un ne l’est que sur la plupart des surfaces exceptée la terre battue comme lui. Oui, son humour après le match rend Federer palpable de sympathie, lui si fermé pendant le match.
De l’autre côté, une telle supériorité chez Nadal ne peut facilement émouvoir.
Concluons-en que pour être transporté par un spectacle sportif, nous avons besoin de nous y retrouver, de donner une chance à chacun. Or, ce dimanche 8 juin 2008, pas de chance, nous fumes plus sonnés qu’émus. Prise marteau. K.O.


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