Mahi-Mahi
Au quarantième coup de minuit vingt huit, nous allâmes tous nous coucher excepté PM qui partait pêcher en haute mer. Tu ne crois pas qu’il dépasse les limites de l’entendement avec ses idées d’aller attraper des mahi-mahi en pleine nuit. Tout le monde sait que ce genre de poisson, ça se course en Polynésie quand le soleil est au zénith et surtout pas à bord d’un voilier. Il faut du cent chevaux pour remonter ce genre de proie.
C’est une façon de parler se répondait mentalement PM que les fausses routes, les faux-semblants, les faux-amis, les faux-fuyants, les faux-culs, les fossoyeurs, les fomenteurs, les forêts noires, les focilles, les phobies, les phosphorescenses n’effrayaient plus depuis belle lurette et pour qui les nouvelles technologies étaient tout juste bonnes à copier les anciennes.
Allez construire Notre Dame maintenant, lançait-il à des Piano, des Nouvel, des Perrault, que les années 3000 ne tarderaient pas à prendre pour des arrivistes tout justes bons à gratter les cieux anciens et dont les oeuvres ne survivraient pas aux nouvelles constructions de l’esprit avec un grand eux.
Heureusement, une fois échoué sur une des plus agréables plages de l’archipel, PM, qui avait un creux, pu se rassasier d’une noix de coco et d’un poulet boucané à la sauce chien que lui servi la troisième fille de la sainte patronne de la PBQSÉ (Pêcheurs Bredouille Quoique Sur-Équipés). La benjamine se nommait Evangelista et fut invitée par les autorités matriarcales à proposer à PM de lui faire faire une visite d’agrément du lagon, proposition qui fut agréée séance tenante par un PM écarlate d’enthousiasme.


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