L’Erreur Boréale
Aux premiers signes de reconnaissance mutuelle que s’échangèrent Aurore et PM à l’aurore, l’on observa l’apparition de plusieurs soleils sur la calotte glaciaire. Bien que ce phénomène ne fut pas inconnu des voyageurs initiés aux particularités climatique de cette région du globe, ces soleils furent qualifiés d’exceptionnels car ne présentant aucun signe de chaleur ni de lumière.
Plusieurs hélicoptères de la Nasa essaimèrent aisni des dizaines de chercheurs venus pour constater l’extraordinaire apparition. On mentionna également l’arrivée de convois entiers de touristes armés de caméscopes et de téléphones portables, impatient de voler les images qu’ils n’auront ni le temps ultérieur ni l’envie de regarder car consommant autant de nourriture inutile qu’ils ingèrent d’instants de possessions illusoires.
PM avait ouvert un petit stand de dégustation de vin local avec Aurore. Ils étaient heureux tous les deux, dans leur bicoque chauffée par un braséro, à régaler la clientèle de leurs spécialités. Le chiffre d’affaire avoisinnait les 5K€ la journée et ils n’avaient besoin de rien de particulier. Le week-end, pendant le rush de midi, PM préparait une sorte de purée de poireaux qui se vendait comme des petits pains, petits pains qu’il offrait d’ailleurs avec le plat principal.
Tout changea malheureusement en mars quand la Nasa découvrit sur un relevé biométrique que les soleils n’étaient pas des soleil mais deux balles gonflées à l’helium reliées par un filin de soie et accrochée à la paillote de PM. Avertie de la mascarade, la CIA fit fermer la paillote et dégonfler les deux ballons. L’un des agents secrets respira sans y prendre garde le gaz qui s’échappa de l’une des balles et demanda à PM d’une voix lamentablement aigue de quitter les lieux au plus vite, lui et sa compagne.
Aurore murmura alors dans l’oreille de PM qu’elle avait hérité d’une villa somptueuse sur les bords de la mer du Caucase et qu’elle souhaitait s’y rendre avec PM pour y faire ce genre de truc…


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