Off Line But Alive [Transpose from B to G]

08.12.09

C’est alors que PM eut l’incroyable idée de s’abonner à un journal sportif. N’ayant plus de domicile depuis l’incendie du manoir, glissant sur les eaux troubles d’insondables fjords, PM fut toutefois livré à l’heure dite. C’est un cavalier qui vint lui apporter le numéro 85 de la revue qu’il s’impatientait de feuilleter.

Voilà notre héros juché sur son embarcation, un sourire hilare aux lèvres, un cigare, hiloires, un livre, remerciant le cavalier épuisé d’avoir randonné par tout les temps depuis la métropole pour venir approvisionner en nourriture spirituelles l’homme par qui la sandale dérive.

C’est plongé dans l’entre filet du récit d’un match truqué que PM approcha des abords d’une cascade infernale. Il était en bordure d’un précipice aqueux dont la chute provoquait un vacarme à couvrir six milles concerts de Motorhead + une fugue en Si [transposée en Sol] dont on aurait boosté les infrabasses et déhessérisé les solos d’ophicléides.

PM ne se formalisa pas. Il sorti de sa poche un texte et le lut à haute voix. C’est alors que, surgissant d’on ne sait d’où, surgirent de dessous terre deux licornes ailées sur lesquelles se tenaient assises en amazones les deux plus belles créatures de la région.

L’une était brune, l’autre était blonde. PM se replongea dans sa revue sportive et pleura de chaudes larmes de bonheur à la lecture du résumé de la victoire de sa joueuse favorite.

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