Odd Light Gain Above

11.12.09

PM a marché dans les rues de la ville Design. Il est entré dans une boutique dont la porte d’entrée, taillée dans un bois proche de celui du baobab, s’est refermée en silence. Ainsi il fut des pages de la vie antérieure de PM. Oubliés, dépassés furent les souvenirs. Réduis à néants furent les lettres, les messages et perdues furent les bouteilles à la mer.

Les yeux mouillés de larmes, aucune tristesse ne fut pourtant perçue. Le corps ne fut ni fatigué ni emplit de vitalité.

Les sentiments se résumèrent en volutes sans poids, ascendantes vers les nues, inertes aux souffles invisibles. Le divin vint se prosterner. L’opprobre  flamba et coucha dans la soie des mêmes draps tendus par la gloire. Le visage lacéré par six mois de regards croisés par l’entourage scrutateur, le plus grand des héros de blog renaquit à la faveur des univers multicolores.

La reine de SAAB, une poétesse finnoise aux seins langoureux s’assit en tailleur au pied de la dalle sur laquelle allaient périr par centaines, les dévolus à l’art, les sacrifiés de l’amour,  le cobaye qui baille aux corneilles, l’abeille qui ripaille au corps-à-corps et la licorne qui rit dans la corbeille.

PM, les yeux mouillés de larmes sans tristesse aucune, saisit ce que lui tendit la princesse de SAAB. C’était un jeu de clé. C’était la clé du jeu. PM joua. PM joua la clé. PM joue la clé. La portière s’ouvre. PM entre et s’assoit. Cela sent le cuir et le neuf. Tout est noir, lumineux, rassurant. La clé tourne et une formidable explosion retenti. Le moteur a démarré dans un élégant vrombissement. Le véhicule s’élance sur une large route déserte. PM, les mains sur le volant, pied au plancher, fonce. Vers l’Est.

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