Bonheur contre Pétrole?

31.05.10

ce matin je pense au bonheur. Je suis heureux et je fais une découverte extraordinaire ; le bonheur n’est pas incompatible avec la tristesse.
La catastrophe de la fuite de pétrole au large de la Louisiane m’attriste profondément.
je voudrais que cette fuite soit réparée. J’y ai cru avant que l’opération Top Kill échoue finalement. J’y crois encore mais je ne peux que ressentir de l’inquiétude et de la tristesse.
Pourtant, la force qui continue d’insuffler à mon corps et mon esprit l’énergie de continuer de vivre, je le sens, provient du bonheur.
Il ne m’apparaît plus alors incongru qu’effectivement, le bonheur se cultive.
Y compris lorsque la tristesse et la mélancolie, quand ce n’est pas la souffrance sont les sentiments dominants.
Le bonheur porte tout cela.
Le bonheur n’est donc pas une alternative mais serait plutôt une composante de l’existence. Un état en devenir, en maturation.
L’humanité est en question lorsqu’elle ne reconnaît plus son bonheur, lorsqu’elle le sacrifie à des raccourcis illusoire quand elle nous enjoint à thésauriser richesses, gloires, pouvoirs en voulant nous rassembler sous des bannières galvanisatrices qui tendent à réduire l’individu et le cantonner à une appartenance à des groupes auxquels on le force à s’identifier.
Si nous prenons conscience que nous ne savons pas qui nous sommes mais que nous sommes tous capable de ressentir, de créer et de partager du bonheur, nous trouverons le bonheur en quantité infini. Le bonheur n’est ni à forer ni à raffiner. Il est contraire à toute pollution. Lorsque cette fuite dramatique sera colmatée. L’humanité pourra célébrer les insondables gisements de bonheur que la terre offre chaque jour, à tout un chacun.

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