Archive pour la catégorie ‘ feuilleton’

Ourle La Gaine, Attends !03.11.09

Où est la demoiselle rousse qui était là il y’a un instant? demanda PM sur un ton péremptoire à un attroupement d’admirateurs qui s’était formé autour de Boz, et lui témoignait une déférence inhabituelle. Laisse à ces gens le temps de se le remémorer, coupa Boz, à qui l’irruption venait d’interrompre les faveurs d’une foule abusée toute acquise à sa cause.

Ne leur laissant pas le temps de répondre, PM quitta les contreforts de la première ville qu’ils avaient choisi de passer au crible pour retrouver des traces d’O, objet de leur enquête. Les commerçants chez qui PM faisait intrusion ne répondait jamais clairement au sujet de la personne que PM leur montrait sur une photo noir et blanc. Évidemment ce n’était pas O sur la photo car PM ne possédait pas de photo d’O mais une personne inconnue qui pouvait toujours, d’une façon ou d’une autre, faire avancer l’enquête.

C’est précisemment sur ce point que Boz et PM n’était pas d’accord. Il nous manque un plan, disait Boz. Tu ne peux pas retouver une fille en montrant la photo d’une autre, d’autant que, vu la photo, on ne soit même pas sûr qu’il s’agisse d’une fille.

PM reconnut son manque d’expérience en matière d’investigation, passa la nuit avec une prostituée, partit en randonnée sept mois, s’abonna à toutes sortes de magazines, se foula la cheville dans un faux mouvement, s’engagea dans la légion étrangère et manoeuvra trois semaine au sud liban, avant de retrouver Boz, qui n’avait pas quitté cette petite bourgade dans laquelle, avoua-t-il, ne se tramait pas l’ennui quotidien des grandes capitales.

Il était donc décidé qu’ils se mettraient le lendemain à faire passer à la population une série d’interrogatoires musclés et qu’il ne quitterai pas le site sans y avoir trouvé un indice qui les fit avancer dans l’enquête qui les mènerait tôt ou tard sur la piste de O.

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Oubliez La Gare Avec03.08.09

Après que PM eut croqué le schéma de sa stratégie devant les yeux écarquillés de Boz, ce dernier fut invité à aller se reposer chez lui car une journée chargée les attendait le lendemain aux aurores. Boz habitait un modeste trois pièce dans le Faubourg Saint Gérard qu’il partageait avec sa fiancée Audrey.

Selon les recommandations de PM, Boz avait dit à Audrey qu’un déplacement professionnel justifierait son absence pendant quelques jours. La blonde Audrey n’était pas curieuse et vivait une aventure extra conjugale avec plusieurs sportifs d’une même équipe de Hockey.

Elle approuva le départ de Boz et l’encouragea même à séjourner plus longtemps s’il le jugeait nécessaire et quoique Boz ne fut pas aussi naïf qu’il le parut, il ne suspecta pas que son amie Audrey le trompait. À vrai dire, s’il l’eut appris, cela ne lui aurait peut-être pas paru si désagréable. Lui même n’était pas irréprochable sur ce point et la fidélité ne fut jamais un principe rigide auquel il fallut se soustraire à tout prix,  il alla même jusqu’à faire l’amour à plusieurs reprises avec Carole, la meilleure amie d’Audrey, qui avait d’ailleurs mauvais caractère.

Lorsque le réveil sonna à 5 heures précises, Boz se leva sur le son de Gotta Get Up de Harry Nilson et se fit couler un bain. À l’autre bout de la ville, dans un petit hotel miteux dans lequel il avait souhaité passer la nuit, PM avala un litre de jus de goyave à la poudre de noix de muscade et croqua dans un croustillant croque monsieur grec.

Comme cela avait été prévu la vieille, les deux hommes se retrouvèrent sur le terre plein central de la place de Pologne et marchèrent de concert jusqu’à la gare et de là partirent à bord d’un TGV.

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Omettre La Genèse, Attention !03.04.09

Boz fut le compagnon de PM pendant la quête d’O.

Il est utile de présenter Boz sous quelques traits de fusain. C’était un être en lequel on sentait frémir un empressement enfoui. Comme s’il était constamment sur le point de dire “le bus arrive, je vous quitte”. Il ne nous quittait cependant que lorsqu’on l’invitait à le faire sans quoi il restait, participait, affirmait, fournissait une quantité non négligeable de mots à la discussion et ne manquait jamais, lorsqu’un  plus faible était présent de l’assommer de citations censées faire valoir une sorte de supériorité toute illusoire.

PM aurait pu se passer de ce genre de compagnon mais PM, comme toutes les personnalités prodigue en richesses intérieures, préférait s’entourer de ses ennemis plutôt qu’être seul. Cela dit, Boz n’était nullement son ennemi et déployait au contraire beaucoup de volonté pour faire aboutir leurs projets communs.

Pour revenir à la description succinte de Boz, on eut dit qu’il était plusieurs êtres dans une seule enveloppe. Il avait de bons rapports avec ses employeurs et avait réussi à aménager ses horaires de bureau pour pouvoir mener plusieurs activités de front.

Il étudiait le maniement des armes blanches, tirait les cartes, collectionnait les brevets (il était secouriste, maitre-nageur, alphabétisateur, traducteur d’Espéranto) et désirait ardemment monter une structure d’accueil pour les vivisecteurs ayant purgé leur peine de prison et ne trouvant pas où et comment se réinsérer).

Lorsque PM lui raconta comment il avait perdu la trace d’O et quel sentiment l’animait, Boz répondit présent et envoya un chèque de 900€ à PM pour obtenir son permis de figurer à ses côté, sur le plus prestigieux des blogs…

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Oraison Limitrophe, Grand Amour .II03.03.09

Malgré le peu de connexions que PM pu faire fonctionner en ces temps préhistoriques, il consulta les archives de plusieurs villes du Sud Est de son pays à la recherche d’O. Il écrivit de nombreux courriers qu’il envoyait au hasard, tutoyant parfois de simples ménagères qui s’offusquaient de tant de familiarité mais qui trouvaient finalement charmant le ton de PM et qui l’invitaient pour les vacances.

PM engagea même un détective pour le représenter sur le terrain mais ce dernier fit une chute de porteur vectoriel et dut prendre un congé maladie de sept ans.  Après plusieurs semaines de recherches intempestives, sans nouvelles ni trace de O, PM faillit abandonner. Il se vautra sur le canapé d’un salon privé au premier étage d’un restaurant désafecté dans lequel avait eu lieu, pour la petite histoire, le mariage de la soeur de celle qui s’avèrera être la maitresse d’un voisin du meilleur ami du frère de l’employeur de PM lorsque celui ci travailla pour une agence de confection de destins croisés.

C’est à ce moment précis que PM reçut un telex aussi long qu’un fil à coudre enroulé autour d’une bobine de quatre centimètres de diamètres et qui disait grosso modo “no news from the girl but an other one want to meet you as soon as possible.”

PM pouvait bien s’offrir un moment de réconfort et laissa l’abrasive Isabelle faire irruption dans son cabinet inné.

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Oraison Limitrophe, Grand Amour03.02.09

C’était un rituel et il faut être organisé pour l’apprécier. Cela commençait avec la pression sur l’interphone suivi d’aucune réponse. Aussitôt, l’impatience montait. Le jeune PM voyait chaque matin sa ponctualité mise à mal par le retard de sa camarade. Une seconde pression sur l’interphone finissait par créer une sorte de tressaillement dans le haut parleur et l’une des sÅ“urs disait “Allo, O descend”.

Parfois, O attendait avec PM devant la voiture du père de O qui ne semblait jamais pressé de les emmener. La voiture démarrait au moment où les élèves devaient déjà commencer à se presser dans la salle de classe. Et c’était comme ça chaque matin, le rituel du retard, du détour par le secrétariat pour obtenir l’autorisation d’entrer et enfin, pire encore que tout le reste, le cours, le lycée, l’école.

À l’heure du déjeuner, de nouveau dans la même situation, seule la voiture avait changé, O et PM rentraient déjeuner. Puis repartaient en début d’après midi et revenaient le soir, ensemble, comme un couple d’inséparables. 

Cette situation forcée avait fait s’irriter ces deux êtres l’un contre l’autre. O avait dit à PM qu’elle l’aimait. PM ne voulait plus d’amour. PM ne voulait plus de rituel. Plus d’école, plus de covoiturage, un jour, il voulu marquer de façon indélébile la haine qu’il portait à O et cracha sur son manteau. O fut offusquée et porta plainte auprès de Madame le Proviseur, qui entra sauvagement dans la salle de classe, se dirigea vers PM et lui infligea la pire gifle qu’il ne reçut jamais.

Dix ans plus tard, alors que PM commençait sa carrière de héros de blog, une lettre lui appris la disparition de O. PM ne voulu pas croire à la fin de celle qu’il s’était refusé d’admettre comme étant son premier amour. O était une jeune fille splendide, de grande taille et qui avait hérité de sa mère mannequin de grands yeux subtils et de généreuses formes bien réparties. PM partit alors à sa recherche.

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Foire pour la soif02.23.09

Sans que nul ne s’en aperçoive au cours de ces dernières semaines, PM réduisit presque de moitié l’emploi de son temps consacré habituellement à la confection d’engins poétiques. Il avait été contacté en début d’année par une agence secrète qui recrutait des repris de justice ou de simples héros virtuels pour les envoyer aux antipodes remplir de banales missions de reconnaissance ou bien, plus rarement nourrir les AGM, les fameux animaux génétiquement modifiés, qui pullulaient dans ses régions du globe.

C’était l’hiver chez PM, l’été à Auckland, si bien qu’il avait préparé deux valises ; l’une, légère et remplie de maillots de bains, masques de plongée, bouteilles d’oxygène, scaphandres, combinaisons, palmes, tubas, moteur de hors-bord, pavillons aux couleurs de sa province,  casquette de capitaine de vaisseau, serviette de toilette, préservatifs, gel lubrifiant, dictionnaire de langues étrangères, au cas ou il était effectivement appelé à remplir l’une de ces mission, l’autre, plus volumineuse, contenant tout un bric-à-brac dont il avait un besoin quotidien ; ciseau, chainette en or, colle à rustine, pantalon de chasse et de nombreuses boîtes de conserves, au cas où il ne partirait pas.

Il attendit la réponses du service pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois, un an, deux. La troisième année, il fit appeler l’agence de recrutement pour savoir si oui ou non, on avait besoin de lui aux antipodes. PM n’avait toujours pas pu vider l’une ou l’autre de ses valises faute de validation de sa destination. On lui répondit que si voyage il y avait, on ne l’en avertirait pas forcément car un ou plusieurs autres héros virtuel avait dû déjà être choisit entre temps mais on préférait garder PM sous le coude au cas où, en option.

Moi, une option! s’offusqua PM, il prit ni une ni deux son téléphone, pianota un numéro vert et se commanda la pizza du chef qu’il dévora assoiffé sur le sofa, face à face avec Fanny, la femme de Sofia Antipolis avec laquelle il flirta six fois, façon d’affiner le Fa de son fifre en l’affublant d’un faux nom francophone.

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La flute en chantier02.19.09

Un lapin attiré par la perspective d’un terrier bien construit et d’une vie passionnée jeta son dévolu sur le plus ravissant des architectes de la ville. Quoi qu’il ne savait ni le nom ni le visage de cet architecte, il vit son âme dans le dessin de chaque bâtiment dont le style élancé et la force contenue consacrait l’art au rang de véritables “machines à habiter”.

Le lapin rêva un terrier moderne, fait de matériaux naturels,  dont de larges baies recueilleraient la lumière du sud-sud-est. Il imaginait un salon chaleureux, une cuisine fonctionnelle et bien équipée, il convoitait une chambre spacieuse et dépouillée, à l’épaisse moquette et aux parois couleurs de sable et surtout il appelait de ses vÅ“ux une salle de bain immense et constamment éclairée par plusieurs fenêtres donnant sur jardin ainsi que par une fenêtre de toit offrant la clarté d’une véranda toscane.

Parfois, il s’armait d’audace, entrait dans une de ces villas dont il reconnaissait la signature et demandait aux habitants s’ils pouvaient lui indiquer le nom et ou l’adresse du créateur, du seul démiurge capable de réaliser une Å“uvre si parfaite. Jamais il ne recevait de réponse car les gens sont ainsi,  ils détestent dévoiler les ramifications de leurs relations.

Cependant, un jour de grand vent qui fit plier quelques roseaux et casser quelques ajoncs vint appuyer sa chance. Il rencontra un coq et un serpent à qui il manquait un lapin dans le réseau de contacts. Ils invitèrent le lapin à l’une de ces fêtes où il se consomme plus de carottes que de raison et dans la gaité nocturne de laquelle, magie musicale des cÅ“urs échauffés au son des flutes, le lapin croisa le regard de la plus ravissante des créatures. Elle était femme, belle et dubitative au point de donner à sa voix l’inflexion d’une axonométrie de l’éblouissement. Le lapin et l’architecte se reconnurent alors mutuellement et coururent se connaitre charnellement.

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Procréation Modulée02.18.09

Pendant sept ans PM cessa de consommer tabac, boissons alcoolisées, drogues en tout genre, pour se consacrer exclusivement à l’amour. Il se réveillait chaque matin l’haleine fraîche, bien disposé à vivre une journée faite de rencontres, de séductions, de propositions et, la plupart du temps de copulation romantique et sportive sous la mansarde de son pied à terre parisien.

Il fut l’un des plus actifs de tous les dom Juans de la place, ne manquant pas une occasion de ramener chez lui une touriste japonaise, une étudiante allemande, une stagiaire suédoise, un manequin anglais, parfois même par paire ou par quatuor. Sa santé physique lui permettait de donner beaucoup de plaisir à ces jeunes filles impatientes de découvrir Paris que PM leur faisait entrevoir par les jeux de miroirs de ses sexualité toujours en éveil.

On pouvait croiser PM torse nu sous son imperméable, sentant fort le mélange de phéromones, l’oeil brillant et la langue déliée, faisant ses courses en bas de chez lui, ramenant dans son cabat de quoi subvenir à l’appétit d’une demoiselle qui devait l’attendre nue sous la couette moite et brûlante de son alcôve.

PM aurait pu vivre ainsi encore longtemps si le destin n’en eut décidé  autrement. Au début du mois de février, tandis que les familles se retrouvaient autour de quelques crêpes arrosées de cidre bouché, PM erra, seulsur les grands boulevards déserts. Sorti d’on ne sait où surgit un étrange être capé de noir, masqué de pourpre et sur le front duquel scintillaient les lettres du mot “éteignoir”.

Que voulait ce spectre issu des ténèbres? Sans mot dire, il approcha PM qui ne recula pas prenant son apparente féminité pour une augure favorable et déroba l’invisibilité de PM avant de s’enfuir sous les coassements moqueurs des corbeaux. PM rentra chez lui sans comprendre.

Le lendemain, non seulement il demeura seul mais l’envie de boire, de fumer, de se droguer vint lui tirailler l’estomac. Il pu lutter quelques heures, croyant pouvoir relever ce nouveau défi qui venait exercer sa volonté, jusqu’à ce que cet état lui devint insuportable. Il descendit alors et acheta des cigarettes, du whysky, de la drogue et se mit dans un état lamentable qui dura jusqu’à ce que Francine, la boulangère lui envoya cet email.

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Pains Moelleux02.17.09

Il apparait inévitable de remettre sur le tapis la relation ambigüe qu’entretient PM avec sa boulangère. En effet, PM ne s’est jamais contenté d’acheter son pain et la boulangère s’est toujours autorisé un petit plus en direction de PM. Pour résumer les faits, on dira qu’une passion grandissait entre ces deux êtres jusqu’au jour où le boulanger devint suspicieux et força PM à changer de boulangerie.

Quoi que le boulanger se tirait une balle dans le pied en se débarrassant de l’un de ses meilleurs clients, cela n’affecta point PM qui trouva dans la boulangère concurrente en plus des charmes que cette fonction  met en évidence les atouts indiscutables d’une jeunesse sans fard et d’une fraicheur saisissante.

Ce soir là, PM venait d’aller chercher un fagot de bois dans un des squares voisin lorsqu’il entendit un couple se disputer sous un réverbère. Il reconnut derechef le boulanger et la boulangère réglant leurs comptes. Visiblement, il s’agissait d’une histoire de maitresse avec laquelle le boulanger entrevoyait une relation plus durable ce qui n’était pas du tout du goût de la boulangère qui cita alors PM en exemple en disant voilà au moins un gentleman  que l’on a pas vu depuis un certains temps mais qui ne manquait pas de classe.

Le boulanger menaca alors de briser le coup de ce héros virtuel si il le croisait. Entendant ces menaces, PM se cacha sous un échafaudage de l’immeuble jouxtant la préfecture d’une bourgade qui n’est vraisemblablement pas répertoriée sur la carte mais qui accorde à PM une porte de sortie, porte par laquelle le voilà qui s’engouffre, regardez le courir, nu, main dans la main avec la jeune boulangère concurrente, qui vient de tout quitter pour lui.

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Pain Moussant02.16.09

Quelques aient été les conséquences directes de la mise en abîme du bilan de santé graphique de PM, nous ne pouvons qu’entrevoir une explication valable à la réaction en chaîne qui succéda à l’apparition des trois étoiles dans le ciel bleu nuit de ce vendredi où la vie sauvage.Souffler dans une conque, agiter  les feuillets d’imposition, massacrer le disque dur de son PC, chausser puis déchausser d’étroites bottes sans même prendre le temps de faire quelques foulées avec, voici ce que PM essaya de composer dans l’air du soir, mentalement, sans parvenir à quitter l’hypermélancolie qui vint frapper le creux de ses tempes.Une bouteille de glaçon à la main, engoncé dans un slip aux motifs colorés, PM se sentit comme labouré par un sanglot silencieux.Dans la salle de bain, le son velouté d’une eau bouillante jaillissant du robinet et plongeant dans un bain moussant qui se remplissait rapidement mit fin à l’horizontalité  du héros. Bambi se dénudait dans la véranda voisine, sur un divan, matraquée par les appareils photo et les caméras d’une équipe de multimédia. Lorsque la photographe, nue elle aussi, semblait avoir terminé la séance, une salve d’applaudissement retentissait un peu comme un acteur vient de tourner la dernière scène d’un film, un photographe sorti d’on ne sait où, surgissait et demandait à shooter le vagin de Bambi qui obtempérait sans laisser filtrer la moindre marque de lassitude.À quelques mètres, PM se leva et entra dans la salle de bain, puis dans un bain dont la température était comprise entre 38 et 40 degrés. C’est à ce moment que Bambi, qui venait d’être applaudie pour la quatrième fois sans qu’un nouveau photographe en herbe se représentasse, entra à son tour dans le bain et offrit à PM ses seins que ce dernier téta avec empressement. 

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