Archive for the ‘médias’

Séjour au Café des Lettres18.03.08

Le rendez-vous était pris au café des lettres rue de Verneuil avec l’équipe de France 24 pour une ITW. La décoration, alternant entre lounge british et bibliothèque de livres reliés nous inspire au cours d’une conversation dont le sujet principal est « ce garçon ». J’en profite pour proposer aux tenanciers du café d’ajouter dans leurs rayons, des livres plus actuels. Après un court débat soldé par un aimable refus motivé par leurs objectifs davantage culinaire que littéraire, et encore moins culittéraire, je me demande si je n’ai pas inventé ce stratagème afin de faire figurer dans leur café mes propres ouvrages.

Rendez-vous ce soir à l’archipel pour un Power Trio de nageurs sauveteurs de la chanson francophone.

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Je n’ai pas froissé Marion Bernard07.03.08

Sur France Info, chaque matin, vers 10H, que j’ai pris l’habitude d’écouter pendant la cérémonie du matcha, Marion Bernard présente ses chroniques musicales. L’ayant rencontré pendant le midem, à Cannes, l’ayant revu à l’Archipel, lors de l’un des super mardis, j’appelais de mes voeux une chronique de « ce garçon » sublimé par le velouté de la voix de Marion.

C’est chose faite depuis hier, j’écoute encore et encore ces quelques phrases en faveur de la coquine mythologie que Mademoiselle Bernard a bien voulu me prêter, je remercie les ondes si bienveillantes, en direct de Genève ou je prépare mon set aux enfants terribles du festival off « Voix de Fêtes » et je félicite enfin la destinée de m’avoir permis, jusqu’à ce jour, de ne pas te froisser Marion.

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Système Disque sur France Inter06.03.08

03/22/2008
17:00au19:00

Présentée par Valli, l’émission en direct sera consacrée à l’auto-production », en ce qui me concerne, je présenterai le concept de moto-production, pour circuler plus rapidement là ou l’embouteillage des sorties de disque se fait le plus sentir. France Inter 88.7 fm

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Si je veux28.02.08

Voilà le genre de réponse faite à ceux qui ne sauraient se contenter du hoquet approbatif de rigueur dans ce métier de vautours voletant autour du volcan d’où sourd nuages de scories et rivières de lave. Demandez donc à celui qui vous dit ceci d’être payé en retour de ses stratagèmes et retroussez vous-même les manches de l’épouvantail bien planté sur ses deux manches à balai dans le champ de l’impossible oubli de faire passer soi même avant toutes et tous. Que fait l’homme hors de son temps perdu dans l’abîme? La réponse est-elle dans le théâtre ou dans le thé vert? J’y répondrai si je veux.

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Le retour de la licence globale…01.02.08

Après avoir soutenu la SPPF et la SACEM contre l’ADAMI lors des débats sur la licence globale en 2005, vu le nombre de téléchargements et à la lecture de l’article 57 proposé par la commission Attali, je revois mon point de vue et souligne trois points;

Le premier est que tant qu’aucune mesure n’est prise pour la rémunération des ayants droits pour chaque musique téléchargée illégalement sur Internet, les artistes ne toucheront aucun salaire pour leur travail.

Le second point rappelle que les progrès réalisés par la société en matière d’acquis sociaux se font rarement par le vote d’une seule loi mais plus souvent par paliers. Une « licence globale » serait dans ce sens une première étape permettant, selon l’article 57, d’arriver à « faire verser par les FAI (Fournisseurs d’accès à Internet) une contribution aux ayants droit auprès des différentes sociétés de gestion collective, sous la forme d’une rémunération assise sur le volume global d’échanges de fichiers vidéo ou musicaux ». Libre aux artistes et aux producteurs de défendre, une fois cette base posée, la rémunération juste, au regard de l’évolution du marché de la musique.

Troisième et dernier point en faveur d’une licence globale, sa mise en application aurait l’intérêt majeur pour un poétiste déclaré de favoriser le concept de gratuité et d’en approfondir les fondements véritables. Car, qui nous empêche de prévoir que les FAI, grâce notamment aux revenus de la publicité, ne proposerons pas aux internautes de se connecter bientôt gratuitement et, par voix de fait, de télécharger ce qu’ils souhaitent ?

Quand la cigale est rémunérée, la fourmi peut danser sans raquer !

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Les BIS de Nantes hier et aujourd’hui17.01.08

C’était un grand nombre de participants, tourneurs, producteurs, institutionnels, journalistes, se croisant dans les allées entre les stands, assistant aux Forums, Débats, ateliers, à la cité des congrès de Nantes, pour les Biennales internationales du Spectacle.

Sur fond d’inquiétude, crise du disque et crise du spectacle oblige mais traversé d’une énergie communicative, foisonnante d’envies de créer, de jouer, d’entendre et de voir.

Je rentre de ces deux jours avec des disques et des emails à envoyer, quelques concerts à prévoir et la surprise de constater que mon idée de coopérative rejoint partiellement l’association de nombreux tourneurs sous la structure « l’arrière boutique ». Je ne connais pas précisément les modalités contractuelles de ce rassemblement mais il s’en dégage, sans conteste, la volonté s’unir face au danger.

Quel danger? Le spectre d’une économie musicale secouée par la disparition annoncée du disque et surtout, le mystère des mutations des habitudes du public. L’inter activité devient un moteur indispensable des motivation des publics. Le public ne semble plus vouloir se contenter d’applaudir quand ça lui plait, voudrait-il devenir à son tour, acteur du spectacle auquel il assiste?

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Quel avenir pour le disque?09.12.07

D’aucuns voient l’effondrement des ventes de disques comme un signe que le marché de la musique a commencé son inéluctable mutation.
S’en réjouir ou lutter contre n’arrangera probablement rien au fait que la société, dans son ensemble, de plus en plus consommatrice de musique, en impose et en réclame la quasi-gratuité.

Rappelons que les enregistrements musicaux sont voués à devenir des objets fabriqués en série. Quand le consommateur multiplie par dix, puis par cent, puis par mille, le volume de ses acquisitions, il n’y a rien d’étonnant à ce que le produit perde de sa valeur monétaire.
C’est là une des conséquences du marché. Une analyse fataliste de cette situation conduit à envisager sérieusement la fin de l’ère du support physique du disque en faveur de sa dématérialisation numérique, ce qui entraîne inévitablement la reconversion de nombreux acteurs du secteur.

On en revient par exemple à tout miser sur le spectacle vivant, qui demeure la première façon historique de distribuer la musique. Cette conséquence est applaudie par les concertistes, mais ne donne pas de garantie aux artistes, qui, à l’instar du pianiste Glenn Gould, dans les années 1950, ont plutôt choisi de s’exprimer via le studio.

Si cette vision donne les contours d’un avenir probable, elle ne tient pas encore compte de la réaction des professionnels de la musique, face à ces menaces non totalement vides de promesses.

Car si le spectacle vivant est à nouveau au goût du jour, soulignons qu’il a aussi beaucoup évolué. Sorte de grandes fêtes de sons et de lumières, où, les interprètes sont des vedettes à qui l’on demande de plus en plus de compétences ; chant, danse, styles, médiatisation…

De son côté le disque, et plus généralement, l’enregistrement sonore, mis à part sa numérisation toujours plus précise en nombre de bits, a beaucoup moins évolué dans le potentiel de son contenu.
Les vraies évolutions des enregistrements seraient souhaitables notamment au travers de produits plus interactifs, où le consommateur pourra modifier la musique, la modeler, l’utiliser à sa guise, pour finalement, se glisser dans la peau de l’artiste lui-même.

Cette demande grandissante du public pour l’interactivité artistique est visible dans la diffusion de plus en plus large des logiciels de photos, de films vidéo, l’utilisateur peut, avec son ordinateur se confectionner lui-même un DVD de son film de vacances en y intégrant ses musiques ou ses films préférés. Pourquoi n’en ferait-il pas de même avec les enregistrements musicaux ? Aujourd’hui, il ne peut agir que sur les graves, les aigus, aller en avant ou en arrière et changer de morceau.

Il serait temps de proposer un vrai voyage sonore, une vraie aventure musicale à l’homme du vingt-et-unième siècle. Cette révolution ne peut-être initiée que par une percée technologique que l’ère du numérique ne fait qu’amorcer.

Ce grand chambardement peut prendre de joyeuses allures et revêtir aussi des aspects plus inquiétants lorsque sont soulevées les questions fondamentales des rémunérations et du droit d’auteur. Étant moi-même auteur compositeur, j’admets qu’aujourd’hui, mes principaux revenus proviennent de mes droits SACEM. Ce doit être le cas pour de nombreux compositeurs de musique. Mais si nous parvenons à mettre en place un système qui s’adapte aux enjeux actuels tout en rémunérant les artistes, les producteurs et en leur permettant de continuer à vivre de leur création et de leur productions, qu’est-ce qui justifiera de défendre à tout prix le droit d’auteur tel qu’il est défendu aujourd’hui?

Revenons au disque. L’objet. Entre nos mains, la rondelle colorée, les textes, la photo imprimée sur papier. Le plaisir du toucher, voire de l’odorat, en plus de ce que le numérique nous propose. Le disque compact. Quel événement pourrait définitivement en arrêter la production ? Les grandes surfaces, Fnac, Virgin vont cesser progressivement d’en vendre puis un jour, n’en vendront plus du tout. S’en vendra-il encore par correspondance ? Chez quelques disquaires antiquaires ? À la sortie des concerts ? Faut-il imaginer un nouvel objet ?
Et quand bien même les majors compagnies cesse d’en faire fabriquer un jour, personne n’est en mesure de savoir ni où, ni quand sera vendu le dernier disque. Et qui le vendra ?
Aujourd’hui, une seule affirmation est encore possible : Un très bon disque peut très bien se vendre. Voilà l’objectif : publier Ce disque !

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Amboise et Lola05.12.07

Lors de notre concert à Amboise, Flairs, Mathieu et moi nous sommes retrouvés dans le centre médiéval pour déjeuner. Après quelques hésitations, nous optâmes pour un salon de thé tranquille qui servait de copieux repas duquel nous ressortîmes une heure plus tard, bien disposés pour une promenade de santé, un passage éclair à l’hôtel du blason puis le retour vers le théâtre ou nous attendait Arnaud pour le soundcheck habituel.

En début de soirée, nous retrouvions Lola Lafon et son orchestre Leva. J’eus quelques échanges avec Lola et même si nos avis divergeaient sur certaines questions, notamment sur la question de la numérologie, il y avait comme une sorte de reconnaissance mutuelle. Je n’ai pas lu ses livres mais je trouve que sa musique balkanique était bien portée par sa présence. Sa voix qui perce dans les moments où elle joue une sorte de comédie. Plus tard, elle livre son patrimoine littéraire en semblant légèrement affectée par ce que cela représente à ses propres yeux.

Le lendemain, tout un chacun se jetait sur Libération, à la gare mais il n’en restait que deux exemplaires, Lola y signait un commentaire sur la semaine passée, au cours de laquelle elle déplorait le fait que des gens lui demandassent si elle savait démonter les horodateurs en sa qualité de Roumaine.

Après un bon set au cours duquel il fut de tradition de se mettre dans la peau du dompteur de chatons, je recueillis d’ailleurs de nombreux miaous, nous prîmes le verre de l’amitié au Shaker, de l’autre côté de la Loire et nous dégustâmes, en compagnie de Karine du rhum Antillais et notamment du Rhum JM, à noter qu’il n y avait pas de l’excellent rhum agricole Neisson.

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Le midem 200804.12.07

L’industrie du disque est en crise, les chiffres alarmants deviennent problématiques mais la musique est bonne, les disques vont sortir et dans cette ambiance morose, j’ai décidé de tout mettre en oeuvre pour passer quelques jours à Cannes, pendant le Midem, en tant que chanteur journaliste dans le but d’affirmer qu’un disque peut tout changer.

Utopie, grand enthousiasme, à l’approche de ces temps de promotion, ne rien écarter, cette sortie doit être une oeuvre d’art.

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