Archive for the ‘musique’

Onze19.08.08

Première séance d’exploration du disque dur afin de mettre en ordre les titres de LP0. Ce genre de journée promet en général bien des surprises et des contretemps et la journée d’hier n’échappa pas à la règle.

La première difficulté fut de faire correspondre chaque fichier de chanson à leur banque de son. Le vieux G4 ayant du être plusieurs fois sollicité depuis 2000, l’ingénieur en chef ne put d’abord pas trouver trace de sons. Les premières recherches aboutirent enfin et nous pûmes entendre sonner une version incroyable de « ils se moquent ».

Lorsque la liste totale apparu, je fut agréablement surpris de découvrir qu’il se trouvait une liste de plus de vingt titres dont j’avais oublié l’existence pour la plupart. « Nez« , « Diane« , « Natacha« , « Gabriel« , « sonnet 17″, « Abnégation », « Le Ménestrel« …

Cette masse de compositions inachevées laisse envisager de longues heures de travail pour enfin faire aboutir ce projet mais nous assure une matière suffisante pour en dégager onze chansons s’articulant autour du titre phare « Ouï mon nom ».

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Quand la fée fait du Rock06.06.08

Nico Patou était comédien chanteur, avant hier soir il donne un concert au set de la Butte. Ses amis m’accostent en me disant c’est toi Ü oui super bonsoir. Je me renseigne sur le chanteur qui dégaine sa guitare et aligne de bonnes compositions transcendées par son batteur et son bassiste très à l’aise dans ce genre de répertoire fringuant. Avant, il avait un show plus décousu, qui empruntait à de nombreux styles (ça me fait penser à quelqu’un) avant il était comédien et se déguisait en fée, maintenant il fait du rock et ne  peut plus résister sur le dernier titre il se déguise en fée, comme avant.

Les morceaux sont vifs, lui, il a une tronche de Beck et une voix à la Dutronc genre légère gouaille nasale montant dans les aigus pas dérangeante. Ses textes sont de bonnes chansons d’amour, des odes aux guitares Rickenbacker et des histoires d’éléphants. Et les faons alors?

Justement, Bambi, sa choriste  (qui n’est autre que Saskia revisitée rock) vient pousser deux refrains en mini jupe jean et bon trait vocal. Tout ça dans une ambiance rouge et bière du 7 de la butte tenu par une association associative associée.

Cool. 

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Ton Fou14.04.08

Dès les premières séances d’enregistrement de l’album « ce garçon », en mai 2006, ont surgis quelques arrangements, quelques idées et quelques chansons créés sur place et souvent à la dernière minute.

Ce fut le cas pour « Ton Fou », MP3 de la semaine, titre écrit, composé et enregistré dans la même journée du 19 mai au Studio Polygone. Piano-voix dont a été retenue la deuxième prise et sur la fin de laquelle vient conclure le violoncelle d’Elsa Fourlon, quelques minutes avant son retour vers Paris.

Chaque semaine sur le blog un MP3 inédit, en écoute et en téléchargement, parfois enregistré en studio, parfois simple maquette à l’échelle et pourquoi pas recueilli en concert. Les concerts à l’Archipel se termineront les mardis 22 et 29 avril sous une écume de champagne le 29 et en présence du grand orchestre au complet le 22.

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L’ERP dans l’Archipel13.02.08

Quand Elliott 1er passe de son rôle de Jean-Pierre Simon de TOTV au statut de pianiste pop pour accompagner Lausanne-Paris, forcément cela me libère de mes mouvements et j’en viens à danser, créant une sorte de vague initiatique, initiant la troupe entière à se mouvoir sans peur des miroirs. Saskia de L’ERP rejoint elle aussi les choeurs de L’orgasme et l’Archipel est agité d’un ressac agréable, parfois perce un début de tempête Kaospadisé puis l’accalmie revient. Hier soir, à l’Archipel, les tempi étaient 2, 3 points en dessous de la moyenne. Incontestablement toutefois, le cap est maintenu, notre bâtiment avance, l’étrave a scindé l’onde en stéréocéan, Gilles accueille à la proue, Flairs entonne ses shanties, Matcaster parle de hisser le pavillon de l’ouest, je tiens la barre. Du rhum !

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Ce soir, pour venir à l’archipel, prenez l’A1312.02.08

Comme tous les mardis, concert de Travis Bürki, ce soir en trio (Flairs : basse, Matthieu Imberty : guitares).

mais ce soir, pas n’importe quel soir puisque le groupe A13 sera en vedette américaine.

Recevez vos invitations en écrivant à walhallamusic@wanadoo.fr

à ce soir !

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Le retour de la licence globale…01.02.08

Après avoir soutenu la SPPF et la SACEM contre l’ADAMI lors des débats sur la licence globale en 2005, vu le nombre de téléchargements et à la lecture de l’article 57 proposé par la commission Attali, je revois mon point de vue et souligne trois points;

Le premier est que tant qu’aucune mesure n’est prise pour la rémunération des ayants droits pour chaque musique téléchargée illégalement sur Internet, les artistes ne toucheront aucun salaire pour leur travail.

Le second point rappelle que les progrès réalisés par la société en matière d’acquis sociaux se font rarement par le vote d’une seule loi mais plus souvent par paliers. Une « licence globale » serait dans ce sens une première étape permettant, selon l’article 57, d’arriver à « faire verser par les FAI (Fournisseurs d’accès à Internet) une contribution aux ayants droit auprès des différentes sociétés de gestion collective, sous la forme d’une rémunération assise sur le volume global d’échanges de fichiers vidéo ou musicaux ». Libre aux artistes et aux producteurs de défendre, une fois cette base posée, la rémunération juste, au regard de l’évolution du marché de la musique.

Troisième et dernier point en faveur d’une licence globale, sa mise en application aurait l’intérêt majeur pour un poétiste déclaré de favoriser le concept de gratuité et d’en approfondir les fondements véritables. Car, qui nous empêche de prévoir que les FAI, grâce notamment aux revenus de la publicité, ne proposerons pas aux internautes de se connecter bientôt gratuitement et, par voix de fait, de télécharger ce qu’ils souhaitent ?

Quand la cigale est rémunérée, la fourmi peut danser sans raquer !

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Aujourd’hui, je joue « Games »06.01.08

Vous savez, les choeurs ma-

gnifiques sur « si je savais »,

ballade de l’album La Luge,

C’était Nili ! Son single est en

ligne sur sa page myspace.com

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2008 sur www.travisburki.com02.01.08

Tout est nouveau, tout est spectaculaire, tout est enfin pratique et en mouvement ! Pourtant, il fut un temps où je ne tenais pas de blog. Ou alors, trop irrégulièrement. Ce temps là est révolu. Finies les adresses email qui se perdent sur des feuilles volantes, fini l’anonymat, fini la désinformation, vous vouliez des nouvelles? Recevez-en, demandez-les, commentez-les, visitez le site, écoutez des sons, cliquez sur des liens, téléchargez des partitions, des mp3, des photos, des dessins, des textes ! Vous n’en voulez pas ou plus , désinscrivez-vous à la lettre et faites ce que bon vous semble !

Je suis donc venu vous souhaiter une joyeuse nouvelle année 2008 et vous présenter mon nouveau blog www.travisburki.com!
Avec mes amis d’Hecube, nous avons fait en sorte de réaliser un lieu où je puisse vous poster régulièrement quelques récits de tournée, des annonces, et toutes sortes de dessins, musique, photos, clips, même un calendrier est en ligne afin que vous ne ratiez pas le concert que je donnerai près de chez vous très prochainement.
La mise en ligne du site coïncide avec l’approche des sorties du nouvel album « ce garçon ».
Le premier rendez-vous de téléchargement est fixé le mardi 29 janvier. Le nouvel album sera téléchargeable en exclusivité sur iTunes jusqu’à la sortie nationale de l’album, disponible dans les bacs et sur toutes les plateformes vendredi 22 février 2008.

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Cet album, enregistré en 2006-2007 à Toulouse (Studio Polygone), Paris (Studio PlusXXX) avec le très talentueux réalisateur Yann Arnaud. Figurent sur les enregistrements les musiciens avec lesquels j’ai joué ces dernières années, on retrouvera Thibaut Barbillon, Lionel Flairs, Pablo Krantz, Douchka, Camille Ollivier mais également des invités de marque tels que Syd Matters, Ben Symphonic Orchestra, Elsa Fourlon et l’innérable featuring de François Rollin.

Publié par Universal Music Publishing, distribué en France par le label Anticraft et sur le net par Believe digital, avec le partenariat de la SPPF, c’est encore la petite moto qui produit, sous entendu, une fois de plus, je moto produit !

Cet album rouge, dont la pochette a été designé par Hartland Villa, sera fêté aux bains-douches vers 23H le vendredi 22 février 2008.

Les bonnes nouvelles n’arrivant jamais seules, je serai en résidence de concerts hebdomadaires à l’Archipel, tous les mardis soirs de janvier, février, mars et avril à 20H30. Les concerts devraient être précédés de premières parties, si vous voulez jouer un soir, merci de contacter mes tourneurs éclats d’art production.

Les autres dates de concerts en France et à l’étranger seront mis en ligne régulièrement, les articles postés pourront faire l’objet de commentaires de votre part afin que vous fassiez à votre tour l’actualité de ce site. D’autres performances sont attendues en 2008 et notamment les représentations de « Théâtre ou thé vert? », la pièce poétiste et musicale interprétée par l’ERP (l’élégant rassemblement poétique) que j’ai eu l’honneur d’écrire et de composer. Quoi que je ne sois pas très dessinateur en ce moment, je tâcherai de vous poster aussi quelques photos régulièrement, notamment au fil de la tournée et si certains parmi vous souhaitent en savoir plus et pourquoi pas apprendre à jouer quelques chansons du nouvel album, je ne saurais mieux vous conseiller d’aller visiter les liens et les autres articles de ce blog.

Je crois que j’ai fait le tour de la question, si vous avez d’autres idées, écrivez moi et surtout, recevez à nouveau mes voeux pour cette nouvelle et joyeuse année, longue de 366 jours et 366 nuits, ce qui nous fait un espace à peine suffisant pour exprimer tout ce flot d’énergie, de sentiments, de solitude, d’inspiration, de joie folle, d’angoisse sublimée, d’amour en grande quantité d’amour de top qualité, de rage rentrée, sortie, en dedans en dehors, de causticité, d’ironie, de simplicité, d’humilité, de paresse, de flagornerie, d’instabilité, de responsabilité, de messages téléphoniques, de power chord, d’organisation, d’engagements, de dépassement de soi, de détachement, d’humanisme, de réalisme, de sexe, de thé vert, pour exprimer ce grand flot ininterrompu, infatigable, insoumis, cet immense flot de vie.

Amitiés poétiste,

Travis Bürki

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Partitions et grilles des chansons en ligne14.12.07

Certains d’entre vous me demandent parfois de leur envoyer les grilles ou la partition piano de mes chansons. J’écris de mémoire par mails les accords qui me viennent en me reprochant parfois de ne pas avoir les partitions à portée de main. Voilà un détail de réglé grâce à mes éditeurs dont l’un des premiers engagement est justement de publier les partitions de mes chansons. Quoique elles soient payantes à télécharger, elles ont l’avantage de donner à ceux qui le souhaitent la possibilité de déchiffrer ma musique avec plus de précision qu’au gré de quelques accords tracés sur email.

Ceux qui lisent la musique sauront sans doute apprécier le travail de repiquage effectué par l’équipe du site de Captenote et ceux qui ne veulent que des grilles d’accords y trouveront aussi leur compte car la plupart des partitions comportent les accords de guitare au dessus de la mélodie.

Tout est là, il suffit de cliquer sur le mot « partitions« !

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Quel avenir pour le disque?09.12.07

D’aucuns voient l’effondrement des ventes de disques comme un signe que le marché de la musique a commencé son inéluctable mutation.
S’en réjouir ou lutter contre n’arrangera probablement rien au fait que la société, dans son ensemble, de plus en plus consommatrice de musique, en impose et en réclame la quasi-gratuité.

Rappelons que les enregistrements musicaux sont voués à devenir des objets fabriqués en série. Quand le consommateur multiplie par dix, puis par cent, puis par mille, le volume de ses acquisitions, il n’y a rien d’étonnant à ce que le produit perde de sa valeur monétaire.
C’est là une des conséquences du marché. Une analyse fataliste de cette situation conduit à envisager sérieusement la fin de l’ère du support physique du disque en faveur de sa dématérialisation numérique, ce qui entraîne inévitablement la reconversion de nombreux acteurs du secteur.

On en revient par exemple à tout miser sur le spectacle vivant, qui demeure la première façon historique de distribuer la musique. Cette conséquence est applaudie par les concertistes, mais ne donne pas de garantie aux artistes, qui, à l’instar du pianiste Glenn Gould, dans les années 1950, ont plutôt choisi de s’exprimer via le studio.

Si cette vision donne les contours d’un avenir probable, elle ne tient pas encore compte de la réaction des professionnels de la musique, face à ces menaces non totalement vides de promesses.

Car si le spectacle vivant est à nouveau au goût du jour, soulignons qu’il a aussi beaucoup évolué. Sorte de grandes fêtes de sons et de lumières, où, les interprètes sont des vedettes à qui l’on demande de plus en plus de compétences ; chant, danse, styles, médiatisation…

De son côté le disque, et plus généralement, l’enregistrement sonore, mis à part sa numérisation toujours plus précise en nombre de bits, a beaucoup moins évolué dans le potentiel de son contenu.
Les vraies évolutions des enregistrements seraient souhaitables notamment au travers de produits plus interactifs, où le consommateur pourra modifier la musique, la modeler, l’utiliser à sa guise, pour finalement, se glisser dans la peau de l’artiste lui-même.

Cette demande grandissante du public pour l’interactivité artistique est visible dans la diffusion de plus en plus large des logiciels de photos, de films vidéo, l’utilisateur peut, avec son ordinateur se confectionner lui-même un DVD de son film de vacances en y intégrant ses musiques ou ses films préférés. Pourquoi n’en ferait-il pas de même avec les enregistrements musicaux ? Aujourd’hui, il ne peut agir que sur les graves, les aigus, aller en avant ou en arrière et changer de morceau.

Il serait temps de proposer un vrai voyage sonore, une vraie aventure musicale à l’homme du vingt-et-unième siècle. Cette révolution ne peut-être initiée que par une percée technologique que l’ère du numérique ne fait qu’amorcer.

Ce grand chambardement peut prendre de joyeuses allures et revêtir aussi des aspects plus inquiétants lorsque sont soulevées les questions fondamentales des rémunérations et du droit d’auteur. Étant moi-même auteur compositeur, j’admets qu’aujourd’hui, mes principaux revenus proviennent de mes droits SACEM. Ce doit être le cas pour de nombreux compositeurs de musique. Mais si nous parvenons à mettre en place un système qui s’adapte aux enjeux actuels tout en rémunérant les artistes, les producteurs et en leur permettant de continuer à vivre de leur création et de leur productions, qu’est-ce qui justifiera de défendre à tout prix le droit d’auteur tel qu’il est défendu aujourd’hui?

Revenons au disque. L’objet. Entre nos mains, la rondelle colorée, les textes, la photo imprimée sur papier. Le plaisir du toucher, voire de l’odorat, en plus de ce que le numérique nous propose. Le disque compact. Quel événement pourrait définitivement en arrêter la production ? Les grandes surfaces, Fnac, Virgin vont cesser progressivement d’en vendre puis un jour, n’en vendront plus du tout. S’en vendra-il encore par correspondance ? Chez quelques disquaires antiquaires ? À la sortie des concerts ? Faut-il imaginer un nouvel objet ?
Et quand bien même les majors compagnies cesse d’en faire fabriquer un jour, personne n’est en mesure de savoir ni où, ni quand sera vendu le dernier disque. Et qui le vendra ?
Aujourd’hui, une seule affirmation est encore possible : Un très bon disque peut très bien se vendre. Voilà l’objectif : publier Ce disque !

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