Archive for the ‘nouvelles’

Ultreia !30.03.08

Parfois, un dîner précédant un bon concert donné dans une bonne salle s’oublie parfois c’est l’inverse et le dîner reste gravé en mémoire. Celui de Bougue aurait pu annoncer une carrière de Toréro et m’inspirer la démarche de celui qui vient de réaliser une belle passe de muleta.

À bougue, village des Landes traversé par l’un des chemins de pèlerinage de Santiago et ou s’érige un clocher du onzième sièce, ce fut le Festival « Chantons sous les pins« . Quatre vingt personnes de tous ages assemblées dans la salle des fêtes assistent d’abord au concert de Stéphanie Lignon, rejointe par une chorale d’enfants venus du Conservatoire de Mont-de-Marsan. Après que la fanfare enfantine fut bissée, notre power trio entre sur l’étroite et haute scène attaquer avec « Feng Shui ». Les morceaux s’enchaînent sans que je sache si le public torré se fatigue ou se distrait.

Il m’aura fallu attendre « Karotène » pour établir un lien fort avec ces fins landais, « :-)  » pour les entendre chanter et enfin « U » pour découvrir l’envergure de leur sympathie.

En amont du Live, le dîner donné par Jean-Jacques et Geneviève aurait pu révéler ma vocation de matador, paré de l’habit de lumière, risquant sa vie sur le sable de l’R&B si je n’avais préféré m’écrier : « Ultreia » et reprendre la route…

Aujourd’hui, je découvre avec beaucoup de joie le retour de la Banane de Martinique sur les étals. Après de longs mois d’absence et quelques semaines en mûrisserie, la voilà de nouveau sur le continent.

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Trois jours de détention27.03.08

Troisième matin que je descend chercher dans « Libération » l’article annoncé cette semaine. Troisième jour sans  Libération, troisième jour de détention.  Prisonnier d’une sorte de dépendance vis à vis de ma présence médiatique, à l’affut d’un article favorable et suffisamment convainquant pour entraîner avec lui l’élan nécessaire à la réussite de cette campagne discographique.

Hier matin, je rejoins mon quartier général établi au Café des Lettres rue de verneuil par la Seine dont le niveau était bien descendu. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle systématique entre la vie fictive de Lucien de Rubempré et le scénario quotidien qu’il m’est donné d’interpréter.

Le rôle de ma vie m’entraîne de geôles en évasion. J’avais déjà séjourné derrière les barreaux de Guernesey, en face de chez Victor Hugo, me voilà encore en détention, depuis trois jours, cette fois-ci, dans la prison exigüe de l’orgueil mais j’ai les plans du bâtiment, tout est prêt, c’est pour aujourd’hui, ça y est, je m’évade au nez et à la barbe de l’homme qui lit la feuille de choux

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À chacun sa Chaconne25.03.08

La froidure envahie les quais de Seine endormis

Le fleuve gonflé des pluies s’est haussé au niveau du pavé

La Chaconne en La majeur de Haendel est ma BO du jour.

Ce chef d’oeuvre commercial, accompli par ce contemporain de Bach, présente quelques  spleenitudes naïve avec le canon et m’apporte la grandeur sonore idéale pour illustrer la mission de ce 25 mars 2008.

Chaque jour se doit-il d’être formidable? Oui, la Chaconne le prouve.

La fermeture Eclair de mon blouson s’est brisé, je défi la météo et noue une double cravate. À ce soir.

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Bam! Aspartam!21.03.08

Avant le Bam, qui signifie l’arrêt, la mise sous tutelle de la vitalité, subtilisée par le temps assassin, avant le Bam, donc, Aspartam! À moins que le goût sucré ne soit plus du tout nécessaire, à ce moment là, une fadeur généralisée de rigueur, au rendez-vous dans le bol alimentaire du petit déjeuner.

Après les libations, je m’en suis pris à George Brassens et à ceux qui revendiquent sans cesse son influence et j’ai tenu à clamer haut et fort la modération du culte voué à ce fumeur de pipe que je nommerai dorénavant George Aspartam.

Bam! Aspartam!

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The National Bank19.03.08

Un disque bien présenté, stické Thomas Dybdahl, m’a été transmis. Je l’écoute et découvre la pleine satisfaction de ce que peut apporter un très bon CD. Voix et choeurs bien assurés, sur des lignes de batteries ramassées, toutes sortes de sons et de mélodies extatiques, à vrai dire, une sorte de séries de tubes en puissance dont la nature légèrement expérimentale du projet semble à peine voiler l’évidence. Tout est bien groovy et s’il fallait deux ou trois références pour nomenclaturer définitivement The National Bank, je ne saurais aligner mieux les noms de New Order pour la détermination des tempi, la candeur de Prefab Sprout et l’omnipotence de HSBC chez laquelle ce disque est bien évidemment créditeur.

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Séjour au Café des Lettres18.03.08

Le rendez-vous était pris au café des lettres rue de Verneuil avec l’équipe de France 24 pour une ITW. La décoration, alternant entre lounge british et bibliothèque de livres reliés nous inspire au cours d’une conversation dont le sujet principal est « ce garçon ». J’en profite pour proposer aux tenanciers du café d’ajouter dans leurs rayons, des livres plus actuels. Après un court débat soldé par un aimable refus motivé par leurs objectifs davantage culinaire que littéraire, et encore moins culittéraire, je me demande si je n’ai pas inventé ce stratagème afin de faire figurer dans leur café mes propres ouvrages.

Rendez-vous ce soir à l’archipel pour un Power Trio de nageurs sauveteurs de la chanson francophone.

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Crise : du disque à la sphère18.03.08

Sorte d’avant goût pour le monde financier, la crise du disque annonçait donc un krack boursier mondial. Les professionnels de la musique, à peine remis de la chute des ventes et de la fermeture de nombreux labels et enseignes, n’ont qu’à regarder autour d’eux pour constater que la crise s’est étendu à la place financière dans son ensemble.

Les populations vont faire provision des denrées dont l’inflation est la plus spectaculaire et ce sera sans doute une erreur car, si l’on en croit la flambée des prix du sucre et des produits laitiers, produits parmi les plus consommés dans le monde occidental, nous serons en droit de déplorer que ceux sont justement les produits les moins nutritifs qui sont les plus demandés et donc qui sont les plus chers.

À l’image d’un certains nombre de produits culturels commerciaux (disques, émission de TV réalité, films etc) qui sont à la fois les plus consommés et les plus appauvris en potentiel artistique (faut-il bâtir un système de mesure), les populations risquent de se ruer sur les poisons plutôt que sur les aliments indispensables.

Céréales, légumes, eau, fruits, poésie, art, la crise nous prédestine t-elle à écraser ces denrées sous le poids du sucre raffiné, des litres de lait de vaches que veulent nous faire boire au biberon les multinationales pour qui divertissement, bien culturels et agroalimentaire ne font qu’un et semblent de plus en plus n’être plus que de l’eau à leur moulin,qu’importe pour eux que cette eau soit ou non potable.

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Le piano ivre12.03.08

Tout avait bien commencé hier à l’Archipel, nous sommes entrés en scène quelque peu éméchés mais nos morceaux bien dans les doigts bien dans la voix. Au moment de « l’orgasme », le gobelet de petit chablis, par le truchement du câble du micro Shure est venu se déverser sur le clavier du piano numérique. D’abord inchangé, le son s’est mis à se muer en arpèges inouïs jusqu’à ce que je perde totalement le contrôle de l’instrument. Partis dans un fou rire lorsque je tentais d’expliquer en anglais à Flairs que ce « glass of wine felt on the piano… » nous finîmes le morceaux et le concert sans piano, sur le fil du rire aux larmes rapidement rejoins par un public apparemment très preneur de ce genre d’impromptu. Flairs et Matthieu furent impeccables jusqu’à la fin du show, motivés à l’idée de rallier Saint-Pierre et Miquelon en 2009 à l’issue de la tournée du garçon dont Valérie Le Houx publie ce matin même une chronique dithyrambique dans Télérama dans la rubrique d’ornithologie.

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Votez pour Travis Bürki !10.03.08

Lundi pluvieux, lendemain mitigé de victoires de la musique et de mairies partiellement conquises, je veux me lancer à l’assaut du scrutin et vous dire une fois de plus que c’est vous, électorat poétiste, qui pouvez faire la pluie et le beau temps sur les ondes.

C’est pourquoi, je vous invite à voter pour une France qui rime avec élégance, pour une Europe sexy et un peu salope, pour une chanson d’amour crue, pour de la poésie mature, pour l’art de la prise de risque.

Si vous aimez affirmer votre potentiel, votez pour ce garçon, votez Travis Bürki !

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Prochainement aux 3 Baudets ?06.03.08

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