Archive pour la catégorie ‘ quotidien’

MVNA (Mardi Vingt-Neuf Avril)04.24.08

Mardi soir prochain, c’est la dernière à l’Archipel après 4 mois de résidence-performances où vous êtes venus, souvent nombreux, parfois étonnés, toujours chaleureux mais jamais déçus sauf bien sûr (et il le fallait) pendant l’hymne “Ton Potentiel”.

Grâce à vous, le spectacle a prit corps et âme, les silences ont été malmenés, les chorégraphies esquissées, les mélodies se sont emparés du récit, le Poétisme a balbutié, articulé puis chanté à pleine voix.

Cet étrange album de “variét’ aristocrate” selon certains, “assez pop” selon d’autre a été lancé, et, sous vos yeux, (le grand dénouement), s’est amorcée la tournée du garçon.

Alors, avant de vous retrouver pour d’autres concerts, au gré de conversations futures, sur internet ou sur la toile réelle des ruelles de Paris et d’ailleurs, révisez vos refrains car je vous donne rendez-vous avec le personnel de bord, à l’ultime concert ce mardi 29 avril à 21H précise pour fêter dans la joie notre retour sur le continent après quatre mois passés dans L’Archipel. Pour recevoir votre invitation : walhallamusic@wanadoo.fr

Sur scène et dans la salle, vous avez surement entendu, aperçu ou croisé ces chères âmes à qui je dédie la satisfaction de la mission bien accomplie et à qui je dis : bravo, quel talent, cool, qu’est-ce que tu bois? Lionel Flairs : basse, choeurs, Matthieu Imberty : guitares Emiliano Turi : batterie, Agnès Parra : choeurs,  Gilles Gailliot : promo

Posté dans actualité, quotidien, tournée | Pas de commentaires →

France 24 sort un film de Ü04.21.08

Ils sont arrivés en mars, ils ont filmé, posé des questions, recueilli mes réponses, enregistré un concert et sont repartis monter le documentaire que voilà : Personnalités, Travis Bürki sur France 24.

Posté dans médias, quotidien | Pas de commentaires →

L’oeil usé de se voir04.18.08

Qui n’a pas eu mal aux yeux d’avoir trop vu. Rassembler à soi les souvenirs d’une vie, lutter contre le courant, ne pas se laisser dégager par le jour suivant, le jour de trop.

Je vois autour de moi se déliter les clans, s’évaporer les illusions, tomber les masques. Paris englouti les faveurs des innocents, Paris corrompt, Paris broie mais l’illumination est trop grisante pour s’en rendre compte. Les perspectives des ponts enjambant la Seine relient les hommes entre eux, dissolvent leurs querelles et le jour s’estompe, laissant la nuit ravir à chacun les dernières scories de la candeur. La nuit emporte l’humeur.

Quels que soient les buts, le mouvement se nourrie de lui-même, l’intense émotion de la tristesse doit être abandonnée au profit du recul. Le passant des bords du fleuve refuse d’abord de laisser, de déposer sa peine. Si précieuse est la mélancolie. Elle est, avec la solitude, un manteau qui réchauffe de bien des blizzards. Mais un manteau qui tient excessivement chaud. Un manteau de vison en plein mois d’août. Une combinaison de plongé dans le désert, un scaphandre sur le court de tennis.

Quel est le joyau? Quel est le diamant taillé? Quel est l’absolu? Est-ce le manteau? Dans la doublure?

Je vois qu’à force de se voir, mon oeil s’use. À moins que ce chlore ne l’irrite.

Posté dans quotidien | Pas de commentaires →

Ba mwen an Feu Aimé Césaire04.18.08

Notre patrie poétique est en deuil puisque M16-R est mort hier. Sa poésie, sa grandeur intuitive continue de rayonner de par le monde et la langue de Molière, la langue de Hugo, la langue de Chateaubriand est aujourd’hui et plus que jamais la langue de Césaire.

Posté dans actualité, quotidien | Pas de commentaires →

La Lune en Bélier04.17.08

Lorsqu’enfin, la lune ne fut plus en bélier, PM, à qui cette information avait provoqué un immense soulagement, se rendit en bibliothèque afin de reprendre le cycle de conférences auquel il n’avait pu s’inscrire mais où, lui avait-on assuré, il resteraient quelques strapontins libres.

Assis en face de deux jeunes étudiantes ravissantes, PM était probablement le seul qui ne prit pas de notes et pourtant, bien qu’il eut les yeux rivés sur celle des deux jumelles dont la poitrine était la plus avantageusement valorisée, il écouta très attentivement le conférencier commenter les diapositives des photos et croquis consacrés à la renaissance italienne.

Baroque, PM l’était jusqu’au bout des ongles mais, trop confortablement éprouvé par les remous stellaires, il fini par s’endormir. Il lui fallait une nouvelle impulsion.  Son sac lourd de disques cellophanés lui rappela qu’une danse lui ferait le plus grand bien. Restait à trouver la cavalière.

Posté dans feuilleton, quotidien | Pas de commentaires →

M16-R à l’Archipel04.16.08

Comme un fil rouge sur fond de négritude, M16-R fut l’invité de marque hier soir à l’Archipel, pour un concert sensible du Power Trio de guitares. L’excellent Alban Dereyer a ouvert pour nous avant de mettre le cap vers Bourges ou l’attendait ce jour un bain de foule autour du piano aqueux.

Le public était composé du célèbre architecte poétiste Aleskandar Malovic, De l’Agence Hartland Villa, nos graphistes officiels, il y avait la poétiste Emmanuelle de Malleray, dont les charmes et la camaraderie révèlent aux gens des coulisses la combinaison de ces deux qualités essentielles chez la Femme. Alice d’Orglandes, assistante d’Agnès Varda est venu montrer ses clichés antérieurs. Tous étaient là, de même qu’Arlette Moeller, pour tracer le fil rouge de la poésie extrême, de l’immense créolité de M16-R, notre patron sous l’égide duquel nos humbles rayonnements immodestes viennent se ranger, heureux de leur antillaise tutélarité.

Posté dans quotidien, tournée | Pas de commentaires →

Nuage de Fumée04.15.08

PM accepta l’invitation à déjeuner qui commémorait l’intronisation d’une des jeunes membres de l’association des fumeurs de tabac blond. Ils étaient une courte trentaine amassés dans un salon de l’avenue Bosquet prêts à se ramoner les poumons séance tenante.

Quoi que récemment converti aux thèses de l’organisation mondiale de la santé, Poète Moderne se rendit au déjeuner, sélectionna parmi les différents plats la salade la plus digeste, omettant de se resservir trop abondamment de féculents, privilégiant les fibres, et fit la conversation avec sa belle soeur, une brune pétulante qui lui soufflait au visage les bouffées d’un cigarillo qu’elle mâchouillait tout en débitant à loisir des modules d’âneries si bien agencées qu’on les eut imaginé écrit à l’avance.

Le vin coulait à flot, les convives avaient parfois deux cigarettes à la main et lançaient les sujets de débats les plus polémiques avant de s’éclipser vers la cuisine histoire d’aller enfumer les enfants qui martyrisaient un chien âgé.

Minuit sonna, PM rangea son recueil de poésie moderne, sorti, roula jusqu’à sa marguerite préférée qui l’attendait à l’autre bout de Paris by night.

Posté dans feuilleton, quotidien | Pas de commentaires →

Le Meilleur des Lundis04.14.08

J’avais, se dit PM, travaillé à ma comptabilité tout le jour, je pouvais bien m’octroyer une tasse de poudre de thé. En effet, PM dans le métro, c’est une vision assez pittoresque. Surtout les jours de déclaration de TVA où il traversait tout Paris pour aller chez l’expert de banlieue ouest.

Juste avant l’engouffrement dans le métropolitain, il se dit qu’il avait le temps de roder dans les plateformes ultra touristiques, genre de self service où PM se sentait à l’abri d’une rencontre trop convenue. Il aimait ainsi s’arrêter au milieu de ceux qui découvraient la cité labyrinthique, en se disant voyons voir ce que nous réserve de surprises cette urbanité vivant au pied de la Tour Effel.

Je l’ai mise en vente sur eBay la Tour Effel, confiait PM à sa banquière, ça pourrait vous rassurer sur l’exercice du semestre prochain, nan?…

En sortant de l’entretien qui n’avait pas duré deux jours, PM tombe nez à nez avec Léa, sa promise, sa terre léchée par les vents du sud et l’air marin, son archipel méridional, son minuit d’amour. Je t’ai cherché partout, dit Léa. Tu as donc des élytres plantées dans ton masque de laine?

Un doigt sur ses lèvres la fit taire et se lover contre l’imposant poitrail du poète musclé, PM, qui l’embrassa goulument. PM venait de lâcher l’avatar !!!

Posté dans feuilleton, quotidien | Pas de commentaires →

Ton Fou04.14.08

Dès les premières séances d’enregistrement de l’album “ce garçon”, en mai 2006, ont surgis quelques arrangements, quelques idées et quelques chansons créés sur place et souvent à la dernière minute.

Ce fut le cas pour “Ton Fou”, MP3 de la semaine, titre écrit, composé et enregistré dans la même journée du 19 mai au Studio Polygone. Piano-voix dont a été retenue la deuxième prise et sur la fin de laquelle vient conclure le violoncelle d’Elsa Fourlon, quelques minutes avant son retour vers Paris.

Chaque semaine sur le blog un MP3 inédit, en écoute et en téléchargement, parfois enregistré en studio, parfois simple maquette à l’échelle et pourquoi pas recueilli en concert. Les concerts à l’Archipel se termineront les mardis 22 et 29 avril sous une écume de champagne le 29 et en présence du grand orchestre au complet le 22.

Posté dans mp3, musique, nouvelles, quotidien | Pas de commentaires →

Stones Scorsese Sexy Sexas04.10.08

Le film des Stones par Scorsese, clairement intitulé “shine a light” est sans conteste une ode aux sexagénaires fougueux. L’avenir d’une société bien conservée, poussant les limites de l’espérance de vie au point que l’age de la retraite pour certains coïncide avec une nouvelle conception de l’age d’or pour d’autres.

À l’image de Mick Jagger, funambule longiligne et efféminé, sorte de chatte énergique, de Keith Richard, désormais pirate aux yeux entourés de noirs, tout aussi gracieux, on est forcément envieux des rides profondes de leur visage, de la peau tannée et usée de leurs bras comme si la norme, peu à peu, après nous avoir bassiné avec une apologie infinie du jeunisme inexpérimenté venait d’un seul coup d’un seul nous rappeler que la classe ultime, en cette fin de première décennie du siècle 21 c’est d’être un super vieux.

Les morceaux sont puissamment torchés, la lumière est explosive de contrastes et de force, chargée de particules, multicolores, ça sent le flash brûlant et les watts à bon volume. Même Bill Clinton est venu les présenter, même lui, bon sexa tenant la main d’Hillary, impressionne la pellicule magique du non moins sexa Scorsese. Les scènes hors concerts, archives montées, commentaires du réalisateur mettent en scène des Rolling Stones à la fine répartie, immortels, légendaires et Marty Scorsese, avec son aigre voix nerveuse est aussi drôle que Woody Allen.

La médaille du vieux vraiment vieux ira à Charlie Watts le batteur que les années n’ont pas ménagé et celle de l’hyper attachant cadet du band à Ronnie Wood. Quelle chance d’être sur une planète habitée par les Stones!

Posté dans nouvelles, quotidien | Pas de commentaires →

  • mp3 de la semaine



    • TRAVIS BURKI - OUI MON NOM - 2001
      [télécharger le mp3]
 

newsletter

 
 
 

vos commentaires

  • Cristophe: Je n'ai pas vérifié car je n'ai pas mes disques sous la main mais... n'y a t'il pas une autre version de...
  • krakowiak: Bonsoir, Est-ce bien du même album que tu parlais en janvier dans l'article "Les Apophtegmes du Web...
  • Nicolas Esposito: Comment dire, c'était... Une fête extraordinaire ;-)
  • Cristophe: Merci pour tous ces meupeutrois, il y a des perles !
  • krakowiak: Merci pour ces précisions, j'attends avec impatience la semaine prochaine pourr un nouvel inédit !
 
  • You Avatar
    TRAVIS BÜRKI Ce garçon