Archive for the ‘quotidien’

Dimanche Brunch26.05.08

Vasco de Gama appréciait beaucoup PM. Cependant, il le visitait rarement car, non seulement cinq cents ans les séparaient mais le contournement de l’Afrique obligeait Vasco à faire de nombreuses haltes avant de rallier Goa de Saint-Germain des Près.

Ensembles, tels deux gamins ivres d’illusions, ils évoquaient Proudhon, Bakounine, non sans écarter la possibilité d’un jour, d’être à leurs tours des révolutionnaires intempestifs. Cet après-midi là, Vasco arrive, demande à pouvoir prendre une douche car son iPod aléatoire l’avait littéralement obligé à courir autour du lac de la Muette et déballe sa hotte remplie de cadeau pour les enfants de PM, émerveillé des attentions de leur parrain portugais.

On sert le thé, on déjeune de trois fois rien, Vasco prend la guitare, entonne une ode à la polygamie et jusqu’au soir, on célèbre les retrouvailles de deux amis chers.

Sur le pas de la porte, PM fait promettre à Vasco d’écrire et lui glisse discrètement qu’il a reçu la veille des mains du Président la haute distinction poétiste, suite à la fugue qu’il composa pour O. Vasco pleure à chaude larme, congratule son ami et fout le camp.

No Comments →

La Divine Promenade de PM13.05.08

Après avoir pris des cours de boxe, de yoga, de magnétisme et d’allemand, PM délaissa la bossa nova pour se consacrer intensivement à l’italien.

Il s’était ainsi toujours investi à 100% dans une nouvelle activité suite à une rencontre sexuelle. Pratiquant le squash au contact de Bérénice, assidu au Ballet en vertu de son aventure avec Léa, PM était tombé amoureux de Rama juste avant d’étudier de près La Tora et aujourd’hui, c’était au cours d’italien qu’il se rendait.

Pour quelle belle italienne allait-il d’un pas si rapide à l’institut Romain de la rue du Petit Musc? Gloria? Titzianna? Claudia?

Les amateurs des pérégrinations de PM vont se gausser d’apprendre que pour une fois, PM n’avait pas agit pour une fille dont son coeur voulu s’éprendre un instant. PM apprenait l’italien pour communiquer avec Dante Alighieri!

On l’avait trouvé l’avant-veille avachi entre deux enceintes connectées à l’ampli dont la molette du volume était à son maximum et qui diffusait le septième titre de l’album Promenade de The Divine Comedy. D’autres se seraient contentés, après l’énumération des auteurs que divulgue Neil Hannon dans le même album de se plonger dans un exemplaires de Photo ou Géo, admirant les paysages incroyales de la Namibie, PM, lui, opta tout naturellement pour les cours d’italien dans le dessein suprême de lire La Divine Comédie du plus grand poète de tous les temps.

No Comments →

Ouï Mon Nom, un mp3 référendaire13.05.08

En avant-première 2 la sortie officielle de « Ouï Mon Nom », album enregistré en 2000-2001 et resté coincé dans les disques durs d’un G4 dans le 78, voici « OMN », le titre phare de ce qui pourrait constituer l’achèvement de l’inachevé.

C’est une chanson composée dans le 11ème arrondissement de paris, rue du Chemin vert, mon ami Bruno Flaven m’avait prêté un appartement pendant l’été 2000. J’avais commencé l’enregistrement quelques mois plus tard sur lequel on retrouve l’excellent François Puyalto, basse électrique et basse saturée, ii aux choeurs et un invité au tambourin.

Ce titre ayant été bloqué pour des raisons contractuelles, il en a été fait depuis diverses versions plus ou moins heureuse, nous tenons par ce mp3 de la semaine, La version initiale et celle qui vous sera livrée avec tout l’album ces prochains mois, une fois terminée, mixée et surtout lorsque une proposition de distribution satisfaisant toutes les parties sera entérinée.

Ouï Mon Nom est une hymne à l’affirmation de soi au sortir d’une crise d’identité. Savoir dire Non, oser dire son Nom, le sujet est plus que jamais d’actualité vert!

2 Commentaires →

Au Hasard, sur le Web09.05.08

Pas un jour ne se passe sans être connecté, sans lire une dizaine de mails, laisser un Post, rendre compte à la société virtuelle, témoigner du réel. À cela s’ajoute les consultations de messages et nouvelles sur Facebook, myspace.

Des amis perdus de vues refond surface, font parvenir des captures d’écrans, envoient des chansons émouvantes et entrainantes. Au milieu de ce dédale d’informations, un tri s’impose et la mutation s’opère. Pris dans la virtualité de l’existence, accordant une importance grandissante aux avatars en tout genre, nous prenons conscience que notre réel d’hier et tout ce qui n’est pas virtuel n’en est pas pour autant débarrassé de son spectre illusoire.

Le concert de jeudi au Living b’art était chaud.

Tags:

No Comments →

Displaced vaut le déplacement07.05.08

C’est un documentaire bouleversant. Projeté hier à Paris et demain à Tel Aviv le jour des 60 ans de l’État d’Israël, Displaced raconte, à travers l’émouvant témoignage de son capitaine et de l’un des passagers, le périple de l’Exodus, bateau parti du port de Sète en 1947 avec 4500 juifs à son bord, arraisonné par la marine britannique qui l’obligera, après plusieurs tentatives bravement défendue par l’équipage, aux portes de Haifa, à regagner la France.

Réalisé par Yael et Ronen Zaretsky, ce film entre littéralement dans le quotidien de deux des survivants de cette incroyable aventure, agés de près de 90 ans, Mordechai Roseman et Ike Aharonovich.

Ike, le capitaine et propriétaire du bateau est un provocateur irrésistible et Mordechai, un narrateur extraordinaire dont la notion d’autorité morale engage toute notre sensibilité à s’émouvoir tout en prenant conscience de ce qu’à pu représenter pour les survivants de la Shoah, le retour vers La Terre Promise.

No Comments →

Les Pleurs Fantastiques de Tindersticks06.05.08

Hier soir aux Folies Bergères, Les Tindersticks sont venu sublimer leur chagrin symphonique et nous enchanter de leur élégante et puissante mélancolie.

Des tambourins cristallins, des cuivres éclatants, un esprit art brut et latin, Stuart Staples, entre deux trémolos réconfortants, porte loin l’empirisme musical avec son grand groupe et nous fait croire que l’on va s’endormir avant de nous saisir sur la braise d’une envolée magistrale.

Les titres se ressemblent par une lenteur apparente, soutenue en réalité un tempo élevé.

Même si la douce complainte fini par lasser, ne sort-on pas du concert avec l’impression d’avoir séché des larmes que nous n’avions jamais osé verser?

No Comments →

Douze Lesbiennes05.05.08

En Russie, question librairie, on trouve à peu près tous les classiques, russes et autres mais il y a beaucoup moins de sorties qu’ici, pensait PM à voix haute.

Je suis tout à fait d’accord avec ce monsieur, sous-titra l’une des douze américaines attablées en terrasse ensoleillée dont le groupe fut sur le point de se scinder en deux sous-ensembles. Ces charmantes créatures venues tout droit de New York City était toutes de ravissantes lesbiennes venues prolonger un séminaire à Paris, ville occupée.

Dès lors, PM, les yeux mi-clos à moitié dissimulés derrière ses lunettes, se rapprocha ostensiblement et étudia ses possibilités quant à l’éventualité de leur proposer une activité qui put fédérer le gros du gynécé. Il couru vers la serveuse à qui il tendit un billet de 50€ afin de savoir si ces mesdemoiselles avaient commandé un dessert et si oui, lequel ? (pensait-il que la connaissance de ce détail pu favoriser un premier échange verbal ou voulut-il se faire passer pour un détective privé ? Aucune piste n’est à écarter)

Des sorbets citron à la vodka, répondit-elle, tandis que PM, d’une voix des plus roucoulante, interrompit les gloussements des douze pour placer un : « shall we fly to walhalla?« 

No Comments →

Muguet Pride02.05.08

Je croyais que la fête du travail me catapulterait dans un vestibule vide, je croyais que j’allais attraper froid, je ne retrouvais plus mes cheveux, je suis donc arrivé à la dernière minutes pour brancher ma guitare et un microphone et mes appréhensions n’étaient pas justifiées.

D’abord parce que le petit bar du Living b’art était plein à craquer, parce que le mois de mai peut se passer de quelques fils, parce qu’il me restait assez de poils pour me les plaquer à l’eau de mer et que mes chansons, même dans la supra-intimité d’un cabaret parisien du 18ème, tiennent la route.

C’était le jour du muguet, la rue de l’université, en plein tournage d’époque, servait de parking à des SM, R20, R12 et avait armé son trottoir d’un rail de travelling, la station des abbesses était mouillée de pluie, j’ai commencé mon set par 5 et l’ai fini tu sais où.

No Comments →

Le Coucou Déménage30.04.08

Les quatres mois de mardis à l’Archipel ont pris fin hier soir après une traversée et un retour triomphal à bon port. Douze roses rouges, des musiciens éprouvés mais profondément heureux d’avoir mené à bien cette aventure marine. Ce ne devait être qu’un préambule à la destination chérie de Saint-Pierre et Miquelon, ce fut un vrai voyage, une épopée, un cap tenu jusqu’à la fin, jusqu’à ce mardi 29 avril dont les dernières paroles et les dernières harmonies furent énoncées dans un vagin.

En mai, le coucou Bürki s’installe tous les jeudis près de la place des abbesses, au Living b’art. Le matériel aussitôt démonté sera partiellement installé dans le XVIIIème pour un mois de micro performance ainsi qu’à l’espace jemmapes les 20-21-22 mai pour trois représentations exceptionnelles de TOTV (Théâtre ou thé vert?).

Bravo à tout ceux d’entre vous qui ont fait la traversée avec nous. D’autres paysages vierges sont à explorer. En route !

1 Comment →

Le Creuset des Médiums29.04.08

Le nez plongé dans son livre de compte, PM n’entendit pas vibrer son téléphone et laissa fléchir son mental sous l’accumulation du déficit extérieur. Pourtant, la nouvelle, comme une trainée de poudre s’était étendue à tout le réseau  et le principal intéressé ne fut au courant que lorsqu’il se décida mollement à interroger sa boîte vocale.

Orion Fred en personne lui réclamait un poème! Le plus grand interprète de tout les temps du nouveau siècle voulait du PM ! Poète Moderne, chez qui l’immodestie était comme une seconde nature fit envoyer un courriel spameux à sa liste qui commençait ainsi :

« Comme vous n’êtes pas sans l’ignorer, l’éminent OF s’est enfin décidé à étendre la largeur de son spectre en me commandant l’oeuvre qui manquait à son incommensurable répertoire. Aujourd’hui, les muses m’entourent et se pressent pour être, en cette heure spéciale, la favorite qui s’aura m’inspirer l’élégie ronde dont la circonférence devra inévitablement contenir le génie rotatif de votre serviteur… »

PM, oscillant entre une excessive confiance en soi et une haute dépréciation de lui-même, souffrait hors du creuset des médiums, de cette impossibilité de la modération qui nous fait parfois prendre conscience de qui nous sommes.

Car PM ignorait tout de lui-même. Il se rêvait. Parfois inférieur, parfois meilleur, il eut été plus au fait de sa personne si, semblable au choucas, il n’eut picoré un coin de ciel bleu dérobé à l’éternité du néant.

No Comments →

newsletter