Archive pour la catégorie ‘ quotidien’

Ben-Hur a garé son Char04.07.08

ben-hur.jpgAprès une carrière de six décennies, l’acteur qui incarna Ben-Hur s’est éteint. Jean-Claude Michel, qui doublait la voix de Charlton Heston, est décédé en 1999. Le disque “Le Petit Ménestrel raconte Ben-Hur” était quand à lui interprété par Serge Reggiani, mort en 2004.

En tant que grand fan de ce disque, l’ayant découvert et appris par choeur à l’age de dix ans, je salue aujourd’hui tous ces Ben-Hur disparus, envoyés puis revenus des galères, ces amoureux d’Esther la brune affranchie, conducteurs de Char de chevaux blancs qui portaient des noms d’étoiles et dont les mères et les soeurs guérissent après l’orage.

N’ayant pas compris que le mérite principal de Ben-Hur est d’avoir gagné la course sans avoir fouetté ses chevaux, Robert Hossein, dans un médiocre spectacle , l’a représenté sur son affiche le fouet à la main.

Qu’importe aujourd’hui, les dès sont jetés, les chars sont garés.

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Les Têtes Raides consolent le Bataclan04.05.08

Au milieu du concert, sur un air de reggae, le groupe déclame en intégralité le texte du suédois stig Dagerman “Notre besoin de consolation est impossible à rassasier“. Sorte de brûlot désespéré très en vogue dans le réseau rouge et noir de la chanson engagée, la brute émotion qui s’en dégage sera le vecteur idéal de la posture ska-revendicatrice de l’orchestre emmené par le vocal profond de leur chanteur Christian Olivier.

Alternant entre accordéons binaires et fenders customs, les Têtes Raides évoluent, semblables à des techniciens de plateau en colère, arborant tous le même T-shirt noir et l’empressement de se dé-saisir d’une guitare pour mieux attraper un cornet des mains du régisseur qui pourrait tout aussi bien être leur leader charismatique que l’accordeur de guitares de ce Band de jeunes punks fondé en 1984.

Le public a dansé, hurlé, s’est enivré et consolé d’un quotidien toujours trop terne et a même demandé plusieurs fois d’être expulsé. Était-ce par solidarité sociale ou à cause du volume très élevé de la sono?

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Aigris mais Green04.04.08

Comment ne pas constater un certain je ne sais quoi de lassitude à l’égard du temps qui passe et du récurrent reflet nous renvoyant l’image d’un nous même contraint dans l’exiguïté du rapport entre nos possibilités et l’ambitieux cortège des illusions perdues.

Quoi qu’aigris dans le sens chromatique du terme, à cheval sur deux groupes de décennies factices, dates fabriquées à la va vite, la question de la topologie du sentiment se voit supplantée par une tendance supérieurement fédératrice : l’écologie.

Ainsi nous prenons soin de la planète, ainsi nous lui donnons une chance de vivre plus longtemps, l’humanité assure la survie de son espèce par des gestes simples ; économie, recyclages, en bref, adoption en vrac de la “green attitude“.

Face à nos erreurs passées, face à l’inconsistance d’un humanisme immature, la couleur verte sied à la planète bleue. Quand on sait à quoi il suffit de mélanger le bleu pour donner du vert, on est en droit de se demander si, au fond, l’important n’est pas, avant tout, de savoir rester jaune dans sa tête.

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On ne peut rien te cacher04.03.08

Sans aucun doute la BO de la journée s’adresse aux jalouses teigneuses qui ont attendu leur mec jusqu’à 5 heure du mat “SMELL YO D*CK” de Riskay saura rythmer leurs soupçons…

Hier nous étions au Point éphémère pour écouter Monsieur Thomas Dybdhal et son nouveau Band exceptionnel The National Bank. J’avais parlé du disque précédemment, le concert vient confirmer l’aisance vocale et l’irrésistible groove folk dont les influences décryptées laissent filtrer un certain goût pour la pop anglaise des années 80, année probable de naissance du chanteur norvégien et l’humour des mises en place digne des meilleures “mother of invention“.

Je pars visiter le chantier des 3 Baudets ce matin, si je croise le fantôme de George Brassens, j’hésite entre la tête d’ail et le crucifix. Non, ce sera un bon coup de pied au cul.

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Banc de poissons d’avril à l’Archipel04.02.08

Le public ne s’y est pas trompé, il s’agissait bien de mon sosie hier soir à l’Archipel. Après une heure trente de concert, ce chanteur, que nous avions casté quelques mois plus tôt dans l’Ouest de la Finlande, s’en est presque bien tiré.

Il s’était, nous a t-on confié, enivré pour paraître aussi désinvolte que l’artiste qu’il était censé imité et a su abuser, et les musiciens de Travis Bürki, et l’équipe technique qui s’est aperçu de la supercherie au moment où le faux Travis tentait d’inclure “L’invisible” dans la set liste alors que chacun sait que cette chanson ne figure pas dans l’actuel spectacle.

Nous aurons passé une soirée instructive car, même si la première partie, bien assurée par le vrai Eddy La gooyatsh, revêtait déjà un caractère farfelu, rien ne présageait qu’un usurpateur blond au jeu de piano approximatif allait nous imposer le sempiternel poisson d’avril en nous privant d’un bon show.

L’authentique Travis Bürki se serait, quant à lui, réfugié à l’Ambassade de Suisse, après qu’un groupe de fans hystériques se soit introduit dans la cour intérieure de son immeuble pour y hurler des slogans revanchards.

Gilles Gailliot, l’attaché de presse de l’artiste nous assurait hier au soir que les concerts reprendraient mardi prochain 8 avril et laissait échapper dans un sourire que “la justice venait d’extrader le sosie vers l’Archipel de Saint-Pierre et Miquelon afin de teaser les populations avant le prochain festival…” À suivre.

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Chansonologie04.01.08

Entre le réalisme impayable de Jean Nohain et Mireille dans le titre “Pourquoi t’es tu teinte“, le lied D.909 “Jägers Liebeslied” de Shubert par Fischer-Dieskau, il y a un point commun non négligeable : la durée. Depuis des siècles, le format chanson reste quasiment inchangé. Couplets, refrains, ponts, forment ainsi le cadre d’un de nos plus commun objet de divertissement. Notre époque pressée pourra raccourcir davantage son format pour le rendre compatible aux technologies, l’allonger au grès de l’évolution du verbe, la chanson demeure l’art démocratique et populaire par excellence.

Alors, si la musique, dans un but thérapeutique, s’est vue déclinée par la science en musicologie, la chanson ne peut se passer plus longtemps de son développement altruiste et médical. C’est pourquoi je porte à la connaissance de tous ma détermination à donner à la chanson sa dimension chansonologique.

Et ce, dès ce soir, à l’Archipel et j’interprèterai dans le cadre d’une variéthérapie personnalisée la chanson “t’aimer à nouveau” pour une patiente. En attendant de se retrouver ce soir, recevez les salutations de:

Votre dévoué chansonologue.

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Trois jours de détention03.27.08

Troisième matin que je descend chercher dans “Libération” l’article annoncé cette semaine. Troisième jour sans  Libération, troisième jour de détention.  Prisonnier d’une sorte de dépendance vis à vis de ma présence médiatique, à l’affut d’un article favorable et suffisamment convainquant pour entraîner avec lui l’élan nécessaire à la réussite de cette campagne discographique.

Hier matin, je rejoins mon quartier général établi au Café des Lettres rue de verneuil par la Seine dont le niveau était bien descendu. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle systématique entre la vie fictive de Lucien de Rubempré et le scénario quotidien qu’il m’est donné d’interpréter.

Le rôle de ma vie m’entraîne de geôles en évasion. J’avais déjà séjourné derrière les barreaux de Guernesey, en face de chez Victor Hugo, me voilà encore en détention, depuis trois jours, cette fois-ci, dans la prison exigüe de l’orgueil mais j’ai les plans du bâtiment, tout est prêt, c’est pour aujourd’hui, ça y est, je m’évade au nez et à la barbe de l’homme qui lit la feuille de choux

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Au commencement était le Feng Shui03.26.08

Après un duo à l’Archipel hier soir, bravement servi par Flairs et délicatement précédé par Dan Panama en première partie, nous nous entretenons avec Jessica ma coach vocale depuis notre rencontre en 2003.

Elle me dit avoir ressenti comme l’évidence à l’introduction de Feng Shui que c’était peut-être le titre que je cherchais, à savoir, celui par lequel mon show pouvait commencer.

À cela s’ajoutait la préférence qui va parfois à la chanson “attendre Juillet” qui n’est plus à l’affiche du spectacle, ni “Les Justes” dont les paroles du second couplet ne me reviennent plus et la mélodie du refrain ne rencontre plus chez moi de technique suffisante. Sera-ce un motif suffisant pour reprendre les séances de coaching?

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À chacun sa Chaconne03.25.08

La froidure envahie les quais de Seine endormis

Le fleuve gonflé des pluies s’est haussé au niveau du pavé

La Chaconne en La majeur de Haendel est ma BO du jour.

Ce chef d’oeuvre commercial, accompli par ce contemporain de Bach, présente quelques  spleenitudes naïve avec le canon et m’apporte la grandeur sonore idéale pour illustrer la mission de ce 25 mars 2008.

Chaque jour se doit-il d’être formidable? Oui, la Chaconne le prouve.

La fermeture Eclair de mon blouson s’est brisé, je défi la météo et noue une double cravate. À ce soir.

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Pâcques : Travis Bürki se dévoile…03.23.08

Tout ce que vous avez voulu savoir sur Travis Bürki, un mois après la sortie de l’album, en concert résidence à l’Archipel a été enregistré et mis par écrit sur le site de discordance.

Un journaliste de Télérama a même recueilli sur son Podcast un extrait de silence fou rire de concert ainsi qu’une interiew dans les loges avant le spectacle ou Travis Bürki se met en colère contre les médias

Cet échange et ce concert furent marqués, le jour anniversaire du départ de feu-clo-clo, par la quasi disparition sonore du piano, enivré de vin blanc pendant le Live. La semaine suivante, avant 22:04, onirie du sort, le coeur du piano s’est remit à battre…

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  • mp3 de l'été



    • T'AIMER A NOUVEAU - LA LUGE - 2004
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vos commentaires

  • listener: Travis quel renouveau ! La mélodie de " ce garçon" est-elle bien inspirée des Kinks (que j'adore) dans...
  • krakowiak: Bonjour, J'adore "T'aimer à nouveau" en effet et j'adorerais encore plus découvrir d'autres chansons...
  • Cristophe: Ca me rappelle mes vacances petit chez ma grand-mère, quand j'entendais à la radio le "Stop ou encore"....
  • corinne: La chanson "Chamallow", qui nous remplit la bouche, nous apporte une douceur sucrée, nous sature un peu sur...
  • Nicolas Esposito: C'est juste ce que l'on appelle un tube ;-)
 
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    TRAVIS BÜRKI Ce garçon