Archive pour août, 2008

Jacky Lapointe chez Bobby29.08.08

J’apprends la disparition de Jacky, le fils de Bobby, qui fut à l’origine du festival Printival à Pezenas et dont le regard tout en sourire a réchauffé le coeur de bien des artistes programmés.

Le voilà en route vers là où se retrouvent peut-être ceux qui ne sont plus et donc en route vers son père dont il a si bien défendu le talent, l’humour et les chansons standards que tout le monde connait.

Il sera inhumé demain à Pezenas à 17H et ceux qui lui rendront un dernier hommage sont invité à se vêtir de couleur ainsi que Jacky aurait aimé que l’on l’accompagne pour son grand départ. Vous pouvez adresser vos messages à jacques.lapointe@wanadoo.fr ou par courrier au 12 rue du Marteau 34120 Pézenas.

Nous garderons en mémoire cette douceur et détermination faite de discrétion et de grande bonté.

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Potage Méditatif26.08.08

En revenant de chez son ami le rabbin Miczescaloff, PM se sentait prêt à repousser les limites de la spiritualité. Non pas qu’il fut contraint par quelque puissance invisible, ni que ses projets furent dictés par la lecture d’une quelconque religiosité poétique, mais il se sentit cependant apte aux sollicitations de la méditation.

C’était son corps dans son entier qui réprimait l’aveuglement dans lequel nous maintient l’époque régressive que nous connaissons aujourd’hui. devant tant de cynisme, PM souhaita s’exiler, faire retraite, s’isoler, se retrancher, s’exclure, se rapiécer, se maculer d’immaculé, s’adjoindre l’absence, se centrifuger, censurer sa convalescence, croquer la vie à pleine dents, croquer le marmot, noliser le cargo, verbaliser le cachalot.

Ceux à qui PM tint se langage impropre mais technique se sentirent humiliés et refusèrent poliment d’en entendre davantage. Ce qui plut à PM, ce fut la réaction de ceux qui n’émirent aucune objection à ses résolutions mais eurent recours à la magie pour disparaitre derrière un fumigène pompeux.

Ainsi seul, incompris, mal rasé, entouré de ses appareils de mesures et autres récipients adiabatiques, PM abdiqua et se fit commander un diner asiatique riche en protéines, maigre en lipides, qu’il absorba tranquillement en alternant bouchée de riz, gorgée de bière, portion de brochette et cuillerée de potage.

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2008 quoi?26.08.08

Le monde n’avance pas. Une sorte de surplace s’impose et laisse croire à l’émergence de nouvelles directions, de nouvelles donnes mais ce qui a déjà eu lieu semble sur le point d’avoir lieu à nouveau.

Redoublons d’effort pour conter l’histoire. Maintenir en éveil les populations. Mettre en garde contre le spectre de l’ignorance. Je crains que sur l’autel de l’action soient sacrifiées les maigres enseignements que le siècle précédent nous laisse.

Je lis des blogs, des journaux, j’entends les silences et les plaintes. Il y a au milieu de ce qui est acceptable, de ce qui est mouvement humain vers son enrichissement, vers ses expériences vitales, il y a aussi la peur de l’autre, le recul, le recul face aux avancées minimes vers la connaissances et la reconnaissance de l’autre.

Le racisme grimpe. L’antisémistisme se prépare de nouveaux acteurs. À croire que le monde n’a pas intégré la shoa comme un évènement historique destructeur pour l’humanité. Le monde n’avance pas.

Agissons par nos pensées, par nos actes et que ceux qui savent s’exprimer se fassent les portes parole de notre salut.

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Belles engrangées25.08.08

Hier chez Adel, rue de la grange aux belles, eut lieu le premier concert de la rentrée. Ce fut l’occasion de créer de nouveaux titres composés pendant l’été et notamment le très prometteur « avatar ».

Ce petit café central presque sur les bords du canal saint martin qui sert des tajines et du couscous poulet n’est pas le pire endroit pour jouer, loin de là, même si les conditions de spectacles sont on ne peut plus sommaires; il suffit de pousser quelques tables pour s’aménager un coin rectangulaire faisant office d’espace scénique et ensuite, de chanter à pleine voix puisqu’il n’y a ni micro ni sonorisation.

Mes compatriotes hollandais et hongrois ont porté le show de 19H à 22H devant un public essentiellement féminin dont le nombre nous permit de connaitre les prénoms de chacune d’entres elles.

Ainsi, et ce n’est pas un moindre fait, la rentrée a eu lieu hier soir, jour de la Saint Barthelemy et les descendants de Jean Calvin que nous sommes en sont sortis grandis, prêts à défendre les couleurs de la poésie et de la musique, au gré de cette nouvelle saison qui sera je le rappelle favorisée par la résidence à Amboise qui commencera à l’automne pour s’achever en concert le 29 mai 2009.

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PM et Lilith22.08.08

Juste avant les pluies diluviennes de journée de l’architecte, PM reçut Lilith à son domicile à qui il fit un plat de fruits de mer arrosé de vin de Moselle.

Lilith arborait une généreuse poitrine pâle dont la peau encore très jeune offrait presque les reflets de la pleine lune. Elle ne tarda pas à proposer à PM de ces variantes de conséquences ou vérité à l’issue desquels PM et Lilith se retrouvèrent nus, elle sur lui, lui sous elle (car il n’était pas question de reproduire l’affront d’Adam qui n’a pas du chanter « gravis-moi ») et s’aimèrent jusqu’à quatre heures du matin.

Réveillés par l’orage, ils gagnèrent une pagode perdue dans l’atlantique et y établirent un comptoir de laines et textiles grâce auquel il firent fortune et purent s’acheter maison, résidences secondaires, bâtisses tertiaires, manoirs quaternaires et par automobiles dont les émissions de CO2 ne constituaient que traces et scories.

Lilith enceinte enfanta neuf mois plus tard non pas d’un démon mais d’Usquare, septième fils de PM qui réclameras comme chacun sait sa part de l’héritage en temps que descendant de héros de blog, ça chiffre vite.

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Crash ou flots?21.08.08

Quand un avion s’abime, nombreux parmi nous prennent peur et voudrais ne plus avoir à prendre l’avion. D’ailleurs, qui ne le prend pas et ne s’en porte pas plus mal?

Le monde privilégie la rapidité, la puissance et la conjecture ne laisse pas entrevoir de changement à cette attitude. Pourtant se développe à l’instar des réseaux de trains régionaux, une certaine culture de la lenteur.

Ainsi, se répand l’idée de traverser l’océan atlantique à bord d’un cargo. Ce site propose  des voyages dans tous les océans et transforme un voyage aérien de quelques heures en croisière d’une ou plusieurs semaines. Un bananier vous emmène aux Antilles et le collectif qui propose ces voyages se réunie une fois par mois sur l’ile saint louis, à Paris.

En préparation du projet d’aller jouer à Saint-Pierre et Miquelon, j’envisage de rallier Montréal depuis Dunkerque et de là, prendre un bac pour Saint Pierre. La traversée dure 9 jours pendant lesquels le groupe pourrait préparer le show. Qui est partant?

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Tout le monde décent20.08.08

Les rêves de PM étaient l’aliment favori de Jeanine, sa psychotérapeute qui se les repassait en boucle sur son dictaphone lors de ses déplacements professionnels en train régional ou voiture de location, selon les disponibilités des loueurs et tarifs du réseau.

Ce matin là, PM narra l’abracadabrantesque situation dans laquelle son rêve mettait une troupe de théâtre amateur face à lui-même, installé dans le rôle du spectateur actif.

Une femme blonde de grande taille était couchée dans un lit de bois sur scène et les clameurs de ce qui pouvait être le vacarme que l’on perçoit aux abords d’un fleuve troublait la quiétude de l’ensomeillement de cette femme.

Lorsque cette femme se réveilla, PM, vêtu de blanc de la tête aux pieds, suivi d’une cohorte de jeunes gens visiblement grisés par leur jeunesse, se mit à jouer de la trompette pour se retrouver dans le même lit que la jeune fille qu’il prit dans ses bras et aima profondément.

Jeanine réécouta une dernière fois le rêve de PM, persuadée d’être la jeune fille blonde et tendit son billet au contrôleur qui venait d’entrer dans le compartiment.

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Onze19.08.08

Première séance d’exploration du disque dur afin de mettre en ordre les titres de LP0. Ce genre de journée promet en général bien des surprises et des contretemps et la journée d’hier n’échappa pas à la règle.

La première difficulté fut de faire correspondre chaque fichier de chanson à leur banque de son. Le vieux G4 ayant du être plusieurs fois sollicité depuis 2000, l’ingénieur en chef ne put d’abord pas trouver trace de sons. Les premières recherches aboutirent enfin et nous pûmes entendre sonner une version incroyable de « ils se moquent ».

Lorsque la liste totale apparu, je fut agréablement surpris de découvrir qu’il se trouvait une liste de plus de vingt titres dont j’avais oublié l’existence pour la plupart. « Nez« , « Diane« , « Natacha« , « Gabriel« , « sonnet 17″, « Abnégation », « Le Ménestrel« …

Cette masse de compositions inachevées laisse envisager de longues heures de travail pour enfin faire aboutir ce projet mais nous assure une matière suffisante pour en dégager onze chansons s’articulant autour du titre phare « Ouï mon nom ».

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Time !18.08.08

Je suis rentré. Je n’en reviens pas d’être rentré. Je suis à l’intérieur de la rentrée. Un lundi qui arbore. Un lundi qui défi, un lundi qui sonne le glas de l’été. Mais l’été peut, d’un point de vue solaire, durer jusqu’en septembre. L’été, du côté du cône sud est ainsi écourté par le retour.

J’ai entouré d’une élastique mauve le dossier accompli pendant ces dernières semaines. Il s’agit d’une douzaines de titres durant en moyenne trois minutes et quelques secondes. C’est sans doute encore un peu long. Voyez vous, la chanson parfaite se situe autour de des deux minutes quarante. Mais, chose essentielle, il existe un tas d’excellentes chansons qui dépassent les trois minutes et il ne serait pas judicieux de les raccourcir.

Une chanson, à côté d’un tableau diffère surtout par sa durée. Durée, distance, spatialisation, le son spolie l’héritage de la mélancolie.

Je suis rentré notamment pour terminer LP0. J’ignore combien de temps durera ces enregistrements d’un projet débuté en 2000. Je me suis replongé dans ces années du début du siècle en jouant quelques unes de ces chansons au piano. Curieusement, je me souvenais assez bien des accords et des paroles.

Saisir le temps, lui donner une direction, le façonner. Voilà comment se traduirais l’objet de ce post si d’autres impératifs ne venaient pas  balayer soudain ces considérations et me forcer à me remettre sur mes deux jambes, en mouvement, vers la moisson de la veste de l’art.

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01.08.08

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