Un écureuil plane • 10.20.08
La salle chaleureuse et longiligne de La Parenthèse s’est ouverte ce vendredi soir et le public n’a d’oreille que pour “la petite cochonne”, “Bambi Luz” et “l’orgasme”. Évidemment, cela ne fait qu’encourager l’artiste à plus de communicabilité, la version de “deux points tiret ouvrez la parenthèse” constituant en cela un pic d’assiduité de la part des spectateurs réunis ce soir là à Nyon, haut lieu musical de la côte.
Après le concert et quelques dédicaces d’album, je signerai même sur l’avant bras d’une jeune fille lorsque nous serons en rupture de stock de disques, je regagne mes loges et retrouve l’équipe pour improviser sur une bande son jusqu’au coeur de la nuit. Il m’a été stipulé que le lendemain m’attend une surprise.
Je n’ai pas souvent droit à une surprise. Une heure de route plus tard, en début d’après-midi de ce samedi 18 octobre, sur le tarmac de l’aéroport d’Annemasse, je comprends, en montant à bord d’un hélicoptère écureuil, que nous allons survoler le Mont Blanc. Le décollage a lieu, je réfléchi un instant à savoir si j’ai eu le temps d’organiser l’exploitation post mortem de mon oeuvre au cas où ce vol marque la fin d’une existence somme tout assez heureuse.
Trente minutes plus tard, ma peur se dissipe légèrement à la vue de l’époustoufflante beauté des montagnes vues d’en haut, le pic du midi, l’aiguille du midi et enfin, surplombant la mer de glace, majestueux, unique sommet culminant à 4810 mètres, le Mont Blanc.
Vous déduirez à la lecture de ce post que l’hélicoptère nous a ramené à bon port. Merci Ben et Séb d’avoir osé me surprendre et m’offrir l’intense émotion de l’envol. Sachez qu’un hélicoptère, en cas de panne de moteur, est habilité, grâce à la vitesse de sa chute, à planer car les pales se remettent à tourner lui permettant de planer et de se poser.


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