Archives pour novembre, 2008

Adoubez PM11.18.08

Quel est ce jeune homme déguisé en vieillard qui marche en direction de l’automne pluvieux des années qui nous attendent? N’est-ce pas PM? L’illustre PM dont les peurs sont infondées, dont la saturation passagère est jugée tel un absolu terminal, le pertinent PM qui crie au pick-pocket lorsqu’il oublie ses clés chez lui, le fantastique PM qui aime ses amis mais qui passe à leurs yeux pour quelqu’un d’assez infréquentable.

Dans un jardin d’enfant, entre le bac à sable et le tobogan, une nounou s’avère être un espion soviétique en mission d’observation. Elle échange des renseignements avec une autre nounou plus agée qu’elle et n’ayant aucun enfant sous sa garde, ni poussette. Elle n’est pas non plus vétue d’une veste polaire ou d’une paire de campers comme la plupart des gardes d’enfant mais porte une sorte d’uniforme bleu, elle est coiffée d’un chapeau de tissu du même bleu et l’on peut voir pendre sur le haut de son fessier un objet métallique constitué de deux pièces circulaire d’un diamètre légèrement supérieur à celui d’un poignet humain.

Oui, c’est une paire de menottes. Des menottes que Sarah utilise pour se faire attacher aux barreaux du lit quand elle et PM mettent en scène un jeu érotique basé sur un rapport de domination.

Comment se connaissent Sarah et l’espion malgache? À l’école de langue, elles se sont fortuitement rencontrée lors de l’inscription en été 2003. Ce fut à la même époque que PM, s’étant perfectionné dans le maniement des armes à feu, avait obtenu un diplôme de surveillant dans un lycée. Malheureusement pour Charlton Eston, PM embrassa la cause pacifiste en tombant amoureux de sa masseuse tibétaine, renonçant alors à toute forme de violence. Mais après des années de massages et une clientèle disparate, Sarah cru bon de satisfaire sa banque en déposant sur son compte un revenu mensuel régulier et entra dans la Police.

En réaction à ce choix foudroyant de sarah, PM postula pour un emploi de Président à la confrérie des amateurs du Haut Tempo et sera sans doute adoubé l’année prochaine.

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Pêle-mêle11.16.08

Le cousin Pons suit la cousine Bette dans le tome III de la collection Omnibus de la Comédie Humaine de Balzac. Djokovic gagne le master de Shangaï et n’est plus qu’à dix points de Federer au classement ATP. L’album de Marie Modiano, celui de Anaïs, de Benabar contiennent de très agréables chansons à écouter sur Deezer. Le supplément “Argent” du Monde papier dresse un premier bilan de la crise financière que nous avons commencé à traverser. Un article de Daphné Bürki dans le Figaro Madame montre quelques portraits de Madame et vues de notre appartement et de notre chienne Mouchette. Agnes Maillard, dans son blog Le Monolecte, approfondi la terrible réalité de notre société illusionnée, abusée, violentée par le capitalisme et évidemment non secourue par la Démocratie dont le sens se perd chaque jour davantage. PM risque de séjourner à nouveau sous les tropiques afin de faire le plein d’énergie avant d’aborder une saison studieuse, sur le chemin du chemin du chemin de la sagesse du chemin de la sagesse. Sans forme il n’est pas de vacuité, sans vacuité, il n’est pas de forme.

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Un toast lourd à porter11.10.08

Dans les sociétés occidentales où presque tout est planifié à l’avance, où l’actualité télévisée est littéralement fabriquée, croiser sa boulangère dans un autre contexte que la boulangerie fut pour un PM désireux d’incorporer la masse en dissimulant ses singularités, source de bien des remises en questions. Les mots qu’ils échangèrent n’ont pas beaucoup d’importance quand on sait l’incroyable communication silencieuse que s’échangeait presque quotidiennement ces deux êtres attirés l’un par l’autre comme l’aimant l’est par l’étau pour parler crument.

Vous ici, dit la boulangère en nuisette occupée à ramasser un tas de feuilles mortes  devant le hangar à tondeuse. Oui, tapa PM, après une mince hésitation, je passe rarement par la zone résidentielle mais aujourd’hui, c’est pour ma famille et moi-même un jour particulier. Nous commémorons une date prise au hasard dans le calendrier que nous marquons d’une croix dans l’agenda afin de ne pas oublier d’avoir une pensée pour toutes les catastrophes, tous les drames, toutes les atrocités et nous pleurons en levant nos verres remplis de boissons homologuées par la FOBTA  (Firme Officielle des Boissons Très Alcoolisées).

Ah bon, vous aussi, nous avec mon mari, nous faisons de même mais à la différence prêt que nous commémorons de la sorte une vingtaine de dates par an. Vous êtes donc des PDD (puristes du désarroi) fit remarquer PM, tout en relevant la nuisette de la boulangère pour toiser son minou. Ce sera tout, demanda patiemment la boulangère que PM avant commencé à  sauvagement prendre sur un petit tracteur dont le moteur encore chaud et les tremblements du ventilateur firent monter le désir de la boulangère d’un iota.

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L’erreur Boréale11.07.08

Aux premiers signes de reconnaissance mutuelle que s’échangèrent Aurore et PM à l’aurore, l’on observa l’apparition de plusieurs soleils sur la calotte glaciaire. Bien que ce phénomène ne fut pas inconnu des voyageurs initiés aux particularités climatique de cette région du globe, ces soleils furent qualifiés d’exceptionnels car ne présentant aucun signe de chaleur ni de lumière.

Plusieurs hélicoptères de la Nasa essaimèrent aisni des dizaines de chercheurs  venus pour constater l’extraordinaire apparition. On mentionna également l’arrivée de convois entiers de touristes armés de caméscopes et de téléphones portables, impatient de voler les images qu’ils n’auront ni le temps ultérieur ni l’envie de regarder car consommant autant de nourriture inutile qu’ils ingèrent d’instants de possessions illusoires.

PM avait ouvert un petit stand de dégustation de vin local avec Aurore. Ils étaient heureux tous les deux, dans leur bicoque chauffée par un braséro,  à régaler la clientèle de leurs spécialités. Le chiffre d’affaire avoisinnait les 5K€ la journée et ils n’avaient besoin de rien de particulier. Le week-end, pendant le rush de midi, PM préparait une sorte de purée de poireaux qui se vendait comme des petits pains, petits pains qu’il offrait d’ailleurs avec le plat principal.

Tout changea malheureusement en mars quand la Nasa découvrit sur un relevé biométrique que les soleils n’étaient pas des soleil mais deux balles gonflées à l’helium reliées par un filin de soie et accrochée à la paillote de PM. Avertie de la mascarade, la CIA fit fermer la paillote et dégonfler les deux ballons. L’un des agents secrets respira sans y prendre garde le gaz qui s’échappa de l’une des balles et demanda à PM d’une voix lamentablement aigue de quitter les lieux au plus vite, lui et sa compagne.

Aurore murmura alors dans l’oreille de PM qu’elle avait hérité d’une villa somptueuse sur les bords de la mer du Caucase et qu’elle souhaitait s’y rendre avec PM pour y faire ce genre de truc

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À l’aube A, au bas-mot11.05.08

Alors que Lord PM, sur les coups des trois heures du matin, heure locale, asseyait confortablement la victoire d’Obama, tout en négociant le rachat des actions de la société B avec une direction empêtrée dans des affaires de pots de vins, vint s’asseoir à ses côtés l’inattendue mademoiselle A.

Je suis amoureuse de vous, fit A. PM, pour toute réponse si tant est qu’il eut quelquechose à répondre, retira son gilet en peau retournée, dénoua son écharpe en poils, ajusta ses lunettes double foyer (qu’il portait pour la première fois sans raison puisque sa vue était parfaite), revissa sa ceinture de munitions, ré-épingla son insigne de commandeur, se racla sept fois la gorge, cracha sur le parquet, rota, s’éclaircit la voix, chanta, de plus en plus juste, de plus en plus fort et, face à une demoiselle A conquise et proche de la transe, se leva d’un bond pour s’adonner à une sorte de danse frénétique qui mit en mouvement tout d’abord ses doigts, puis ses mains, puis ses poignets, ses avant-bras, ses bras et s’arrêta net au même moment où l’aboyeur annonça dans un finnois scientifique le doyen de la faculté de San Diego sur Loire.

Profitant de l’émoi que provoqua cette arrivée, PM saisi A par la taille, l’emmena au fond d’un long couloir dont personne, y compris les propriétaires de l’appartement ne connaissait l’existence ni l’issue et lui proposa ses services de gynécologue amateur.

Je suis de plus en plus amoureuse de vous, glissa A, entre deux sanglots provoqués par le solennité de l’instant qu’elle savait d’avance fugace et dont elle voulait goûter la pulpe dans toute sa substance. Inutile de vous décrire le papier peint du couloir, l’absence de gravure sur les murs, ni l’épaisseur de la moquette. Inutile de vous préciser les accords de synthé qu’entendit PM sur Deezer lorsqu’il se décida enfin à enfreindre le code vestimentaire en rigueur pour passer un magnifique boléro de flanelle qui s’accorda avec le fuseau que portait A et dont l’une des particularités était qu’il était invisible.

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Pulpeuse Miche11.04.08

Lorsque PM entra dans la boulangerie après plusieurs mois d’absence, il s’étonna de l’attitude de la boulangère. Elle était plus en retrait que d’habitude. Les autres matins, elle soutenait fièrement le regard de PM qui tombait aussitôt vers son décolleté avant de remonter vers l’étalage des pains afin de choisir entre la baguette pas trop cuite et le pain complet. Ce matin là, il mit quelques instants à s’apercevoir que quelquechose avait changé.

Disparu le maquillage et le brushing. La boulangère était dans son plus simple appareil, au saut du lit, derrière son comptoir.

PM la toisa abondamment pendant qu’elle lui rendait sa monnaie et  observa le magnifique pubis de cette femme de quarante ans, son petit ventre et la lourde et ronde poitrine qui l’entourait. Il pu également observer ses larges tétons ronds et bruns que plusieurs maternité n’avait pas trop éprouvé.

Lorsqu’elle se tourna pour aller saisir la deuxième baguette que PM ne put s’empêcher de demander, il scuta avec délectation le galbe de son fessier blanc et ferme. Par chance, un nouvel arrivage de baguette chaude à peine sorties du four obligea la boulangère à se baisser pour en faire glisser une du panier posé à même le sol, ce qui fit légèrement entrouvrir ses jambes et offrir aux yeux de PM le magnifique spectacle d’un vagin rose, à moitié enfoui sous la toison, et un peu plus haut, l’anus du même rose que quelques poils chatains et soyeux semblaient envelopper.

Il fallu se résoudre à sortir de la boutique et ce ne fut pas sans un certain déchirement que PM salua la boulangère. Comme il n’y avait pas d’autres clients et juste avant que l’apprentis vint déposer un autre panier de baguette, la boulangère s’approcha de PM, lui prit délicatement la main et la guida jusqu’à son sexe humide que PM caressa quelques minutes. C’est ainsi que PM, avec son majeur et son index,  fit jouir celle qui lui fit promettre de revenir le lendemain à la même heure.

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Mahi-Mahi11.03.08

Au quarantième coup de minuit vingt huit, nous allâmes tous nous coucher excepté PM qui partait pêcher en haute mer. Tu ne crois pas qu’il dépasse les limites de l’entendement avec ses idées d’aller attraper des mahi-mahi en pleine nuit. Tout le monde sait que ce genre de poisson, ça se course en Polynésie quand le soleil est au zénith et surtout pas à bord d’un voilier. Il faut du cent chevaux pour remonter ce genre de proie.

C’est une façon de parler se répondait mentalement PM que les fausses routes, les faux-semblants, les faux-amis, les faux-fuyants, les faux-culs, les fossoyeurs, les fomenteurs, les forêts noires, les focilles, les phobies, les phosphorescenses n’effrayaient plus depuis belle lurette et pour qui les nouvelles technologies étaient tout juste bonnes à copier les anciennes.

Allez construire Notre Dame maintenant, lançait-il à des Piano, des Nouvel, des Perrault, que les années 3000 ne tarderaient pas à prendre pour des arrivistes tout justes bons à gratter les cieux anciens et dont les oeuvres ne survivraient pas aux nouvelles constructions de l’esprit avec un grand eux.

Heureusement, une fois échoué sur une des plus agréables plages de l’archipel, PM, qui avait un creux, pu se rassasier d’une noix de coco et d’un poulet boucané à la sauce chien que lui servi la troisième fille de la sainte patronne de la PBQSÉ (Pêcheurs Bredouille Quoique Sur-Équipés). La benjamine se nommait Evangelista et fut invitée par les autorités matriarcales à proposer à PM de lui faire faire une visite d’agrément du lagon, proposition qui fut agréée séance tenante par un PM écarlate d’enthousiasme.

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    • COMMUNIQUE - TRAVIS BURKI - 2008
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