Archive pour décembre 17th, 2008

Au Long Cours17.12.08

PM décida alors de boycotter la séance des remise de prix. Le conférencier l’avait irrité à force de railleries concernant son attitude à l’égard du monde extérieur.
Il faut dire que PM avait du mal à s’extraire du strict contexte de la mise en espace technique et souhaitais s’évader.
Le conférencier se servait des maladresses de PM pour les démonter en public.

Lorsque PM essayait timidement de s’intéresser aux propos du maître et le questionnait, ce dernier prenait un malin plaisir à répondre à côté avant d’ingurgiter une bonne rasade d’un liquide dont la couleur, l’odeur, le goût ainsi que les effets secondaires étaient exactement les mêmes que ceux du bourbon.
Les autres stagiaires , dont la moyenne d’âge correspondaient à peu près à la moitié de celui de PM, ne semblaient pas mentionner l’ostracisme dont PM était l’objet.

Effondré derrière son pupitre, à demi inondé sous ses larmes, PM venait de craquer. Pamela Mina, une étudiante en SDLFAI (Science De La F******** Avec Ingestion) s’approcha et commença à lui caresser la nuque.
PM détendit ses jambes et laissa filtrer un long soupir de bien-être.

Pamela retira son bustier, dégrafa le soutien gorge qui faisait pigeonner ses deux seins blancs et permit à PM de ses détendre davantage en mettant en pratique les connaissances acquises au fil de son cursus.
Revigoré et prit d’un soudain appétit charnel, PM souleva la courte jupe de Pamela et fit glisser la culotte transparente de Paméla.

Tandis que la sonnerie de la fin du cours retentissait, Pamela, assise sur le bureau de PM, écarta les jambes et offrit sa vulve parfaitement épilée, rose et béante aux pénétrations saccadées du plus excité de tous les héros de blog.

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L’Ambition Contrariée17.12.08

Le temps passait encore plus vite à cause du froid. Peu à peu, le recul aidant, PM regardait ses congénères avec davantage de compassion. Lui qui s’offusquait du moindre changement d’attitude, lui qui demandait sans cesse du respect et se plaignait du manque de fiabilité de son entourage, il avait fini par redouter l’arrivée de la moindre nouvelle venant de l’extérieur qu’il qualifiait d’intrusion.

PM avait un but dans la vie. Il voulait être chef d’orchestre. Son excellent niveau de lecture conférait à ce médaillé d’or du conservatoire d’Angoulême le statut de maitre qu’il se voyait régulièrement décerné par un groupuscule d’inconditionnels de son terroir natal.

Mais pour accéder à de hautes fonctions, il fallait incorporer un théâtre et c’est ce genre de barrière que PM se sentait incapable de franchir. Il lui aurait fallu assister à des vins d’honneur, fêter les soixante seize ans du directeur du consistoire, adhérer au SMUC (Société moyenne d’unité commune) et cela, PM se le refusait. Comme cela provoquait chez lui ces conflits  nourris contre soi même et assouvis partiellement à force d’échecs, PM souffrait. Il toussait, tombait malade, le jour de chaque rencontre importante. Ainsi, la plupart du temps, il se disait « dommage, cet emploi n’est pas fait pour moi… » mais lorsqu’il guérissait, le désir de devenir chef d’orchestre le reprenait et rien ne pouvait l’arrêter son ambition.

Heureusement pour lui, PM héritait régulièrement de ses arrières arrières grands parents qui étaient au nombre de seize et décédaient les uns après les autres, couchant PM sur leur testament et lui léguant l’intégralité de leurs incommensurables biens. Ivre de cette fortune tombée du ciel, PM entrait dans la boulangerie, commandait la boulangère et partait avec elle en laissant un chèque de  plusieurs dizaines de milliers d’euros au boulanger, qui trouvait dans ce business une issue aux conséquences de la crise qui frappait de plein fouet l’industrie du croissant.

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