Picasso Monet • 01.26.09
Est-il nécessaire d’ajouter à la liste des partenaires de PM la charmante fille de la marchande de fruits et primeurs?
Oui et c’est un oui ferme que prononcèrent à l’unisson les deux cents parlementaires réunis sous l’ogive translucide du quartier général des Blogs Unis. Aussitôt descendirent des hauteurs une série de pendrillons sans utilité apparente et devant lesquels, dont les extrémités avaient été fixées à plusieurs cintres attachés au grill, se déroula une gigantesque surface plane et blanche qui fit office d’écran de projection.
Raisonnèrent alors les trompettes du générique et les distributeurs de pop corn arpentèrent les allées de la salle de conférence. En un instant la salle se vida d’un tiers de ses membres qui se précipitèrent sur les vendeurs d’esquimaux à la sauvette puis se remplit à nouveau sans que la moindre bousculade ne put être recensée tant la population de cette ère nouvelle avait appris à s’auto-modérer y compris dans les moments de pure excitation comme cela venait d’être le cas.
Lorsque le film commença, voilà ce que tout un chacun vit et entendit. PM était vêtu d’une épaisse fourrure de coyote et portait une moustache qui semblait être une fausse moustache que l’on gagne à la foire dans des jeux d’adresses après voir atteint une cible illusoire. PM sorti les mains de ses poches car le temps était au redoux et la caméra fit un gros plan sur d’étranges taches qui mouchetaient ses doigts. S’agit-il de peinture à l’huile, demanda Florette, qui venait de sortir de l’échoppe de ses parents et qui prit dans ses mains celles de PM qui répondit d’un grognement saccadé.
Ainsi c’est vous qui peignez ces nus admirables, reprit Florette de plus en plus émoustillée, vous serait-il possible de me peindre, moi, nue dans votre atelier et qu’eventuellement vous abusiez de moi jusqu’à point d’heure?





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