Archive pour septembre, 2009

Travis Bürki se ballade avec vous dans Paris pour 10€28.09.09

Prêt pour une PRO•MENADE ?Il s’agit de marcher avec Travis Bürki dans Paris pendant une vingtaine de minutes, en silence ou en parlant. Je vous écoute, vous réponds, vous chante éventuellement une chanson. Je vous fais partager mon état d’esprit et vous réconforte si besoin.

C’est une sorte de Thérapie Poétique et Marchée. Ponctuelle ou régulière, selon vos attentes.

Vous pouvez dès à présent prendre rendez-vous avec moi par email

travisburki@gmail.com

pour une pro•menade dans Paris.

à bientôt,

Travis

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Oligarchie Littéraire, Gains Abstraits25.09.09

Bien après ces scènes de la vie mondaine de PM, il fallu que notre héros se résolve à reprendre en main l’enquête qui allait faire définitivement basculer le XXIème siècle dans l’ère de la Pleine Maturité, Porte Magnifique ouverte à la Paix Mondiale. Agent secret, passionné de pêche à la traine,  physicien darwiniste converti au binarisme krafwerkien, PM aimait les plaisirs simples. C’est la raison pour laquelle il n’entrait jamais dans un train sans emporter les œuvres complètes de Pierre Dupont qu’il relisait en chantonnant jusqu’à ce que son voisinage immédiat lui rappelle qu’il était assis dans une voiture silence.

PM, qui savait trouver les mots justes y compris quand sa posture confinait à l’humiliation, tira alors le signal d’alarme et fit s’immobiliser le trafic pendant sept heures. Des familles qui avaient économisé pendant des mois pour faire ce voyage portèrent plainte, plusieurs femmes enceintes accouchèrent dans la voiture bar et virent leur progéniture gratifiée d’un passe gratuit à vie pour circuler librement sur les lignes de TER.

Avant le crépuscule du matin, le train s’ébroua et reparti vers l’Ouest. C’est alors que PM fut reconnu. Une femme vint lui demander un autographe. Puis une seconde vint s’asseoir sur ses genoux. Deux hommes pacsés voulurent le prendre en photo et lui signèrent des chèques. Bientôt, le chef de bord annonça qu’il était très honoré d’avoir parmi les passagers une sommité telle que PM.

Très vite, les gens se bousculèrent et se pressèrent voiture 15 en hurlant : Président Maintenant !

Un enfant eut la bonne idée de demander à PM s’il consentirait à entonner la Marseillaise. PM refusa catégoriquement au motif que s’il devenait Président, il remplacerait ce chant médiocre par une ritournelle de sa composition qui s’intitulait la Pute Marseillaise.

Le Train à l’unisson supplia le héros de la chanter. PM accepta et ce fut un triomphe au point que plus personne ne descendait lorsque le train s’arrêtait en gare. Le conducteur lui même sifflotait la nouvelle hymne en pleurant de joie.

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Ovulation Latente Gaiement Annoncée24.09.09

Cela faisait maintenant plusieurs années que PM était sous contrat d’exclusivité avec une marque notoire de préservatifs. Il était fourni abondamment à toute heure du jour ou de la nuit et il ne manquait pas d’arriver que PM dusse se faire approvisionner lors d’un jour férié ou la veille d’une fête religieuse. En général, la société anonyme qui les faisait fabriquer lui dépêchait un commando féminin spécial car PM exigeait de pouvoir essayer la marchandise sur le champ.

Le soir de son arrivée dans ce Paisible Manoir où trois capiteuses créatures subtilement dévêtues l’invitèrent à visiter successivement chacune de leur chambrée, PM se trouva à cours d’ustensils contraceptifs et composa le 317625 d’urgence.

Moins de cinq minutes plus tard, une blondinette fraiche comme une jonquille éclose un matin d’avril vint frapper à la porte de la chambre nuptiale. Elle portait une culotte blanche et un simple vêtement de coton que PM ôta rapidement.  Elle vint se glisser sous les draps tandis que la troisième créature que PM était sur le point d’honorer s’éclipsa vers le jacuzzi. Après huit heures de rapports fructueux sous tout rapports, PM prodigua un enseignement à sa partenaire.

« Nous sommes au monde et n’avons rien de particulier à accomplir. Nous devons être les vecteurs détachés de la destinée. Rien d’exclusif ne peut nous attacher les uns aux autres et notre amour sait rayonner au delà du cercle familial et amical. Cela est compassion. » Ainsi furent les Paroles Murmurées de PM.

La jeune fille écoutait son Premier Maître avec une fébrile délectation au point que sa sensualité innocente la fit se pâmer sans qu’elle pensa à se couvrir. Elle était un fruit gorgé de soleil, sa peau avait le goût et la couleur du pain brioché. Entre ses jambes apparaissait, au gré de ses mouvements, le plus délicieux des coquillages, une vulve humide, ourlée, rose et lisse.

À la vue de ce joyau, PM puisa dans le stock que venait de lui livrer celle qui allait, par la même, en être la première usufruitière.

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Occiput Léché, Gorge Appétissante22.09.09

PM avait été enchainé à une sorte de totem. Des autochtones l’encerclaient en lui chantant des refrains pauvres, sans motif mélodique ni dessin original. Notre héros pu toutefois reconnaitre dans ce salmigondis d’inepties spécieuses la trace d’une mélancolie bien rodée. Il voulu se risquer à demander le nom de l’auteur compositeur de l’œuvre pour lui intenter un procès pour crime contre l’inanité mais se ravisa car certains éléments de la chorale s’empressèrent de le lapider en lui lançant des bretzels salés.

Cible de tout un groupe en transe, PM se vit défaillir. Sa gorge sèche, son gosier aride, sa langue en état de lyophilisation avancée, toute son oralité réclamait de l’eau.

Une charmante concubine scinda la file indienne en deux sioux ensembles et s’approcha du héros de blog dont les deux genoux à terre suscitèrent la plus vive compassion.

PM tendit ses mains vers celle qui dénoua ses liens, massa ses plaies, baisa ses lèvres, lécha ses joues, mordit sa langue, ôta sa toge et la sienne pour enfin offrir son postérieur rebondi à la virilité émergente et inquisitrice de PM. Celui ci se mua alors en un sorcier surpuissant, son être intégral doubla puis tripla de volume. Il râlait d’une voix si forte qu’elle couvrit totalement le chœur, qui ne tarda pas à fuir, laissant les deux amants concevoir la vie, assurer à l’humanité une juste et harmonieuse descendance. La concubine, auréolé de l’aura olé-olé de PM [Power Master] hurla son orgasme et s’engagea pour six millénaires de fidélité avant de s’endormir de fatigue et de bien être à même le sol.

Lorsque les douze coups de onze heures une sonnèrent, PM était déjà reparti vers l’Ouest et marchait seul, silencieux, un brin d’herbe entre les lèvres. Il arriva le soir même dans une auberge pour y passer la nuit. Il décida de ne pas se coucher tout de suite et de prendre un verre au bar, non loin d’une table où trois femmes  se tenaient, à peine vêtues de nuisettes peintes.

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Oh, Le Graal Attendra…[Pace Maker]21.09.09

Sitôt réinvesti de sa lourde mission, PM dut à nouveau interrompre sa progression vers l’Ouest pour cause d’Année Climatérique Vérifiée.

Rassurons-nous d’emblée, derrière cette terminologie grandiloquente se cache l’un des préceptes d’une philosophie pleine de bon sens, de couleurs et de bonne humeur. PM venait juste de renaitre à lui-même après avoir renoncé au personnage qu’il s’était fabriqué faute de temps (car il faut du temps pour tenter d’éviter de n’être pas soi même) quand il sonna devant le détecteur de métaux.

Non, je n’ai pas de trousseau de clés sur moi, répondit PM au vigile Virgile qui naquit en villégiature à Saint Gilles. Ni d’armes à feu, ré-inquisitionna le Saint-Gillois?

Une enquête fut mené à grands renforts de témoins oculaires et on fini par trouver dans les affaires de PM un stimulateur cardiaque. Cet objet très utile était maladroitement dissimulé dans la trousse de toilette de PM entre sa collection de brosses à dent et son épilateur de poils de nez.

Que fabriquez vous avec ce Pacemaker, demanda le juge qu’une partie de mini golf retenait loin du Palais de Justice.

Laissez-moi vous expliquer, commença habilement PM, qui souhaitait donner le maximum de corps à son récit et s’était, pour l’occasion, vêtu d’un long paréo de jute rouge et or, coiffé d’une toque en mousseline turquoise et chaussé de souliers de sécurité fourrés. « Je m’étais lancé à corps perdu dans ce que d’aucuns nommeraient une quête quand je sentis, pour la première fois de ma vie, à l’endroit même où tout sentiment dévastateur vient se loger, autrement dit dans le calice des émotions, dans l’épicentre sanguin de l’émoi, dans le carburateur du moteur humain, une sournoise douleur intense et en même temps, l’envie d’enchainer des musiques qui fissent les gens danser sur la piste d’une nuit sans fin. »

[...]

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Olfactive, Lascive, Guildive, Attentive16.09.09

En réalité Olga n’était ni prisonnière d’une citadelle, ni surveillée par quiconque, elle hantait les bois de senteur d’une contrée reculée et vivait simplement, entourée d’une horde de marcassins immatures et tachetés. Le soir, quand les animaux s’endormaient, que les oiseaux interrompaient leurs chants, que les grenouilles cessaient de croasser, Olga sortait discrètement du bois, longeait l’allée d’un centre commercial sans pénétrer dans le champ de vision des caméras de surveillance et entrait enfin dans une crêperie déserte.

La patronne, une jeune brunette bilingue prenait alors sa commande. Généralement, Olga s’orientait vers la galette d’Antan, qu’elle accompagnait d’un cocktail maison puis terminait par la crêpe du Planteur car Olga adorait le rhum.

Elle avait découvert le rhum auprès d’un vieil architecte que son père avait embauché pour faire rénover l’aile droite de leur pavillon de villégiature. Olga, tout juste âgée de vingt cinq ans se promenait dans le jardin, un ti-punch à la main et c’est là que PM l’avait vue pour la première fois.

Caché derrière un bosquet, une paire de jumelles autour du cou, le microphone d’un enregistreur à mémoire flash en main, PM n’était pas là par hasard. Rémunéré par une radio locale, il venait enregistrer le grognement du hérisson pendant la période de reproduction. Il n’est d’ailleurs pas inutile de signaler que le mot d’ordre pour le hérisson pendant l’accouplement est Prudence !

Olga se dirigea vers les braises du barbecue sur lesquelles rôtissaient de longues brochettes de poivrons, champignons et tomates quand elle entendit les cris d’extase poussés par la femelle hérisson qui venait de connaitre son tout premier orgasme.

C’est dans la boîte, fit PM, après que le couple se soit endormi lascivement sur un tapis de mousse.

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On Le Gagne Ardemment14.09.09

Évidemment PM et Ox, une fois le butin partagé, prirent chacun une direction opposée. Ox, que les directives implicites de PM avaient épuisé regagna sa province natale. Lui qui avait tant vanté son havre venteux revint cultiver ses ravins et ses vignes. PM, nul ne s’en étonnera, lui qui avait forgé sa ténacité dès l’enfance, garda le cap et ne souhaitait qu’une seule chose : qu’Olga fut retrouvée vivante, en bonne santé et de préférence, pleine d’un appétit sexuel que seul PM était en mesure de rassasier.

PM savait caresser les femmes. Il savait les toucher, les embrasser. Il était doux mais savait maitriser une grande force qui pouvait se muer en d’étourdissantes envolées de brûlantes violences charnelles.

Olga devait l’attendre, prisonnière d’une citadelle, gardée par quelques mammifères brutaux mais  incapables de l’approcher car Olga n’était pas facilement approchable. Quelle était-elle? A-t-elle, comme les biographes l’affirment, à peine trente ans? Que sommes nous en droit de savoir de cette sublime créature née au cœur d’une plaine celtique, ayant grandi sous l’aura de la plus bienveillante des étoiles du ciel mais qui, suite à d’incompréhensibles luttes de pouvoirs célestes, jalousies divines,puissances en souffrance, fut enlevée, isolée, insularisée, assujettie à la Très Vénéneuse Amanite, et pour finir, éloignée et privée du seul être qu’elle voulut accueillir en son sein et en son cœur ;  Physicien Moléculaire, Pamphlétaire Mitridatisateur, Pompom Mimi, Potron Minet, Pall Mall, Philippe Morris, Port Maritime ou encore Panurge Moumoute.

(Envoyez-nous vos propositions, nous publierons prochainement le dictionnaire PM dans lequel figureront les quelques sept cent mille expressions ayant pour initiales PM.

Les meilleures réponses seront récompensées par des Pro•menades offertes, n’hésitez plus, envoyez vos « PM » à travisburki@gmail.com et soyez l’un des vainqueurs du concours que l’on gagne ardemment)

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Onzième Laps Grec Abrégé09.09.09

Il fut question que PM et Ox cessassent leur progression vers l’Ouest à la recherche d’Olga pour séjourner longuement dans le Péloponnèse. Ils invoquèrent une disposition d’esprit favorable à la méditation mais en réalité, Ox purgeait une peine de sureté après avoir été contrôlé positif en sortant d’une droguerie où il venait s’approvisionner en bougies parfumées.

Pendant la détention d’Ox, PM loua une mansarde et y installa comme à l’accoutumé ses affaires personnelles.  Il s’y fit livrer un aquarium de sept mètres sur douze dans lequel évoluait un banc d’esturgeons de Finlande qui donnait un excellent caviar, il fit tapisser le hall d’entrée de parchemins datant du onzième siècle et campa son décor de prédilection ; groupe de sirènes d’ébènes, Murènes vairons en verre de Murano et Grâces en grès des Grisons.

Quoi qu’Ox n’eut besoin que d’une caution d’un petit millier d’euros pour abréger sa peine, PM en dépensa cent fois plus en décoration d’intérieur sans répondre aux supplications de son détenu d’assistant.

Le jour de la libération d’Ox, PM attendait en double file. Ox ouvrit la portière et demanda d’un ton posé pourquoi PM l’avait laissé onze ans dans le quartier haute sécurité du Pénitencier sans lui envoyer ni nouvelles ni caution.

PM démarra et répondit, après un court silence d’une douzaine de jours, et bien, mon cher Ox, j’avais la tête Ailleurs.

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Pro•menade sur Radio France International03.09.09

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Ondoient Les Génies Ascensionnels02.09.09

PM pouvait s’exaspérer comme s’émouvoir de la présence d’Ox. PM était grand et dégingandé, ne prêtait peu attention à ce qui pouvait surgir de l’extérieur, Ox furetait partout, reniflait les odeurs, engageait la conversation avec le tout venant, vantait les beautés, déplorait le temps qui passe, expliquait comment faire mieux ceci ou différemment cela sans imaginer une seconde que sa conduite pouvait dégrader l’humeur de PM.

En route vers l’Ouest, Ox se plaignait. Mais où allons nous? était sa question de prédilection. Il la posait à chaque changement de temps ou de paysage.

PM, une feuille d’érable dans une main, le front à l’abri des rayons du soleil sous un foulard noué, l’ourlet du pantalon remonté jusqu’à mi cuisse, les pieds enfournés dans de rutilantes moon boots, marchait d’un pas tranquille, sans répondre.

Ox n’était pas moins couvert quoi que l’été fut encore très chaud. Il avait volé un grand manteau en peau de vache bleu roi qu’il portait bien ceinturé, il s’était confectionné une sorte de barboteuse en poil de chameau dont il avait fait un double noeud autour du cou et s’était botté de camarguaises à talons plats sur lequel il laissait bouffer d’épaisses guêtres de laine roses.

C’est à Ox qu’il avait échu de porter la malle de PM, le sac en bandoulière et les trois tentes de camping. Trois, j’ai bien dit trois. PM avait convaincu Ox d’emporter une troisième tente en cas d’invité(e)(s) surprise(s), ce qui ne manqua pas d’arriver. Le soir même,à peine entré dans un petit hameau de six millions d’habitants, ils furent accostés par deux énigmatiques brunettes, qui sollicitèrent la permission de dormir dans la troisième tente, ce que PM accepta de bon coeur.

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