Archive pour novembre, 2009

C’Était Un Homme [Lettre à MJ]30.11.09

Cher Michaël,

J’ai donc vu le documentaire que ton équipe a monté à partir des éléments filmés pendant les répétitions de ton show prévu pour 2009, avant que tu décèdes d’une overdose de médicaments. Comme beaucoup de fans de ta musique, j’ai été touché d’avoir pu approcher le mythe au travers d’images fortes et intimes.

Tu as du visionner ces rushes. Pendant des heures, tu as du te voir, t’entendre. Peut-être as-tu apprécié certains moments magiques. sans doute as-tu été cruellement désespéré devant ta propre image, celle d’un homme fatigué, amaigri, dépourvu de l’énergie vocale et physique des décennies antérieure. Même si, oui, tu dansais encore et tu chantais encore, même si tu te reconnaissais devant ces images, pouvais-tu accepter de te voir ainsi, toi qui as toujours été si perfectionniste? Si intransigeant vis à vis de toi même?

Je ne crois pas. Si le show avait eu lieu, beaucoup de critiques auraient sans doute été beaucoup moins indulgentes qu’elles ne le sont pour « This Is It ». La différence entre l’interprétation initiale  de ces tubes planétaires et celle du spectacle que tu t’apprêtais à donner eut été vraisemblablement nette. Moins de voix, moins de grâce, moins de magie. Moins d’enfance.

Car, Cher Michaël, toi qui te réfugiais sans cesse dans une enfance éternelle, lorsque tu t’es vu dans ce documentaire, n’as-tu pas vu un homme plutôt qu’un enfant?

Rien ne dure, il faut partir, telle est la loi de la vie. Je voulais t’écrire pour te dire que j’ai essayé de me mettre à ta place, j’ai essayé de comprendre.

Aujourd’hui, après avoir vu « This is it », j’ai le sentiment que tu n’as pas supporté de voir l’homme que tu étais devenu. Un homme forcément moins agile et aérien que l’enfant que tu aurais voulu à jamais rester.

Alors, tu as pris des médicaments. Peut-être était-ce pour soigner l’enfant qui n’existait plus en toi.

Mais en voulant soigner l’enfant, tu as pris le risque de tuer l’homme.

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I Don’t Know Her27.11.09

She leans her head toward the ground
but still affords a life so tough
she lets the storm cover the sound
of tragic music of her caugh

I don’t know her
except in dreams
life is unfair
and keeps sun beams

for empty space
and just in case
shows love off
to let it rough

she leans her head toward the earth
Before she lays without more breath
Her name is blowing on the air
I don’t know her

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Learning With Hedda26.11.09

When my dear dear Hedda was learning to speak
I was studying too
I was learning

she was a baby
I was a man
but we were both
learning to speak
learning to read
learning to understand

a new language
in order
to speak together
and maybe

someday

to write poems.

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No Friend Anymore26.11.09

I decided today
to have no friend any more
because my heart is full of friendship
because my heart is full of love
because my heart is full

I could actually have the world as friend
but girls doesn’t understand me
guys misunderstand me
women are sad without me
but unhappy with me
men want to be better than me
and threat me with their stupid new age fucking peacefully means

I am leaving the friendship

everytime I have a friend
A friend not to be judged
just to be accepted

it begins properly
friendship starts
but step by step

Friends judge me
they want me different
they want me better
they want me worse
they want me bigger
they want me smaller
they want me nice
they want me bad

so today
I tell them no way
I don’t want you anymore as a friend
I don’t need friendship

and take care of youself

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Don Qui Chochotte24.11.09

C’est donc fort d’une soudaine paternité que PM se remit en route vers sa destinée. Il croisa des croisés, s’assit sans décroiser ses jambes devant deux écureuils de races différentes qu’il croisa naturellement car il était enclin à voir se pérenniser également la vie sauvage.

Il arriva de grand matin sur la butte d’un hameau très touristique où affluaient des flots ininterrompus de deux passants qui photographiaient un moulin rouge. C’est alors qu’un étudiant juché sur un scooter des neiges fit son entrée sur le plateau. Il portait une fausse moustache, des faux cils et des faux seins, un chapeau en forme de tarte à la viande hanché que nous aurions pu tout aussi bien nommer tourte et tenait dans sa main gauche une hallebarde qui n’était en fait qu’un sceptre.

Il hurlait devant le moulin rouge et menaçait les occupants. La petite placette au milieu de laquelle allaient et venaient la multitude d’un promeneur égaré fit silence devant tant de littérature. À sa suite vint un monsieur obèse, il portait une fausse moustache, un chapeau en forme de tourte que nous aurions tout aussi bien pu nommer Pork pie et assistait l’étudiant efféminé.

Comment se nomme votre altesse, demanda PM que ce manège amusait autant que la neige est aimée des muses. Don Qui Chochotte, répliqua Don Qui Chochotte, et nous allons réduire cette armée en poussière, hurla t-il en chargeant le moulin rouge.

PM eut volontiers savouré plus avant ce conflit mais fut happé par le regard extrêmement appuyé que lui adressa la chargée de communication d’un centre culturel jouxtant une zone industrielle voisine que PM rallia après quatorze heures d’avion.

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Peter Pantalon23.11.09

Y compris pour les choses ayant trait à la préservation de l’espèce, PM ne savait freiner la démesure qui lui constituait une sorte de plumage psychédélique. Aussi, lorsqu’une agence de placement d’orphelins le contacta pour qu’il se porte acquéreur d’une volée de jumelles génétiquement conçues, PM les adopta ainsi que trois frères âges de six, huit et cinquante huit ans, un parent isolé en chaise roulante et un jeune garçon nommé Peter pantalon.

PM était sidéré par ce dernier. Il s’agissait d’un jeune rouquin analphabète, rosse et méchant au point de trimballer dans son sac des armes à feu qu’il utilisait à tout bout de champs, blessant mortellement quand ce n’était pas assourdir son entourage de détonations saccadées.

Peter pantalon volait. Il chapardait les chapons aux lards sur les étalages,  dérobait des bonbons enrobés, cambriolait les brioches de Sicambre, subtilisait les liseuses bizutés. PM lui pardonna tout. Il alla même jusqu’à séjourner sept mois en prison à la place de Peter après que celui ci ait chourré des choux rouges.

Heureusement une jeune institutrice de maternelle vint rendre visite à PM la veille de sa sortie de prison pour lui prodiguer des soins corporels. Elle proposa à PM de s’occuper des enfants afin qu’il soit en mesure de poursuivre l’aventure qui devait le remettre sur les traces d’OLGA.

Il accepta et s’en alla juste avant que la jeune institutrice l’appela pour lui annoncer qu’elle était enceinte de PM.

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Oie Loi Goa Ah !16.11.09

De retour sur la terre ferme, PM se mit en quête d’un hameau qu’un dépliant touristique décrivait dans un vocabulaire de joaillerie comme étant l’étape à ne manquer sous aucun prétexte, ni préceptes. PM fit valoir ses droits de préemption et acquis le hameau pour trois fois rien. Les habitants du hameau, dont le nombre dépassait passablement les dix huit centaines de milliers d’âmes ne manifestèrent aucune objection à se voir devenir instantanément la propriété d’un héros de blog.

Les ouvriers vinrent proposer leurs femmes à PM, les enfants vinrent s’instruirent auprès de leur nouveau tuteur et de nombreux malades se firent accompagner jusqu’au portail de l’hôtel pour se faire miraculeusement guérir.

Assis sur une chaise en rotin, éventé par deux sexagénaires dont l’un fut Président d’une république bananière pendant sept jours et l’autre un heureux chanceux qui remporta treize euros au loto et que toute la presse locale avait harcelé de reportages intrusifs, PM accordait des audiences, guérissait des quintes de toux par des pintes de moue, nommait des préfets comme s’il s’agissait de faire la liste des courses du déjeuner et prenait de longues pauses de plusieurs semaines pour partir en Inde avec l’une ou l’autre des épouses ainsi mise à disposition.

Olga, qui sentait que quelque chose se tramait fit parvenir à PM un message fort bien explicite dans lequel elle enjoignait son promis de bien se protéger durant les actes. Acte il fut justement question lorsque PM reçu la visite d’une jeune femme qui sollicita un entretien privé.

C’est sur la terrasse de la bâtisse qui offrait un implacable panorama que PM et Loyce se connurent sous une couette en plume d’oies.

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Messieurs-Dames14.11.09

messieurs-dames.jpg

voici enfin le salon Messieurs-Dames, qui vous ouvre ses portes à partir de mardi 17 Novembre !

A 3 minutes de la Place de la République, l’adresse exacte est:

5 rue Charles-François Dupuis, 75003 Paris
http://fr.mappy.com/#d=5+rue+Charles+Fran%C3%A7ois+Dupuis%2C+3%C3%A8me+Arrondissement+Paris&p=map

Le salon est ouvert du mardi au vendredi, de 11h a 21h, et le samedi de 11h a 19h.
Les tarifs sont:

Sébastien
Coupe Homme  52 €
Coupe Femme 63 €


Yumi
Coupe Homme  37 €
Coupe Femme 47 €

Highlight (Mèches) de 60 a 110 €
Gloss color 40 €

Enfants -50%
Moins vingt ans et Etudiants -20%

Offre d’ouverture : -20% pour tout le monde jusqu’à la fin du mois de Novembre !
Paiements acceptés en espèces et chèques (la machine à carte bleue sera utilisable à la fin du mois)….

Pour prendre rendez-vous, contactez Sébastien directement au 06 14 61 11 15

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Officiellement La Garnison Approuve11.11.09

Il arriva fortuitement qu’une douanière sollicita PM pour une fouille au corps. PM n’étant pas d’une méchante humeur, accepta et suivit l’agent dans un recoin de l’aéroport. Passé les détecteurs de métaux, le poste de contrôle d’identité, PM se retrouva seul avec cette jeune novice qui portait à la ceinture un révolver, une matraque, une paire de menottes, deux bombes de gaz lacrymogène et un fusil mitrailleur proche du modèle de l’AK-47.

Il ne s’enraye pas y compris en temps humide, dit la jeune douanière qui avait commencé à se déshabiller. C’est une chance, répondit PM qui vit au travers d’une lucarne, un essaim de tumulus modifier l’azur aplat des cieux.

C’est une très belle arme que celle ci, reprit la douanière en léchant l’émergente virilité de PM qui avait saisi la chevelure ondoyante de l’inspecteur.

Aux abords de l’aéroport international, la réalité du monde venait de changer. Quoi que la température ne se soit passablement élevée ni que la baromètre n’indiqua d’anormales pression, quelque chose était dans l’air. Les populations, habituellement si empressées de monter dans les avions, de se serrer dans les métros, de se hâter vers les sorties, vers les entrées, vers le futur, vers le passé sans jamais savoir comment se stabiliser dans le temps présent venaient soudain de s’apaiser.

Le mouvement venait de se transformer en plénitude. Les oiseaux dormaient en lignes sur le fait des toits. Et, dans un silence feutré, intensément doux, on entendit, au quatre coins de l’univers, retentir le hurlement de jouissance de la douanière à qui PM venait, de surcroit, d’infliger une mémorable fessée.

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PM [par Sophie Lainé]06.11.09

La jeune femme rousse marchait d’un pas déterminé et rapide. Le regard fixe, elle semblait perdue dans ses pensées lorsque son sac frôla la petite table en aluminium sur laquelle PM reposait sa tasse de café. Il suivit du regard la silhouette à crinière de feu jusqu’à ce qu’elle disparaisse quelques mètres plus loin.

PM avait remarqué le galbe généreux de son harmonieux fessier et soudainement pris d’une irrépressible envie de connaître la destination de cette vénitienne, il paya et se leva. Avec cette classe et cette non-chalence qui le caractérise, il se coiffa d’un haut-de-forme et enfila ses gants de faux cuir d’antilope avant de s’engager sur les pas de l’inconnue.

Elle n’était pas difficile à suivre, sa chevelure flamboyante la trahissait à des centaines de mètres sur les larges avenues de la capitale.  PM arriva enfin sous un porche gris, devant une imposante porte bleue électrique à reconnaissance digitale. Son intuition vaticinatrice lui dicta spontanément les chiffres à composer et PM tapa d’un doigté agile le numéro suivant : 74 719 167895 31955 et la porte s’ouvrit.

Une fois à l’intérieure, PM ne tarda pas à apercevoir celle qui avait troqué son costume de laine douce contre un uniforme d’infirmière ce qui ne fut pas pour déplaire à notre héros qui honora derechef la créature.

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