Pieds au planché, la main gauche sur le clavier et la droite posée sur le rebord de la portière, PM fonçait à bord de son nouveau véhicule vers la destination que trois lettres désignent par la conjugaison du verbe être à la troisième personne du singulier.
Sans se soucier du quand dira t-on, sans scier du quid erratum, sans sourciller des dix rats de Caton, PM apprivoisait le grand vide en lui. Ou plutôt l’abîme. Oui, vous savez, cette abîme que tout un chacun veut combler par de la nourriture en sus, par des achats en soldes, par de l’amour, du respect, des rêves, des projets.
Il entra dans un village ou les hommes viriles s’enfonçaient des boules de geishas dans l’anus en parlant des scores des équipes de foot dont ils étaient les fervents supporteurs, fervent frais, fervent du matin, fervent qui souffle à travers les grands pains pont voilà les ponts pieds de Neptune dans le portefeuille se ramasse à la pelle roulée avec elle.
J’ai soif, dit l’un des hommes qui n’avait plus de boule à faire entrer.
Prends cette gourde, dit le dompteur d’animaux préhistoriques en lui tendant un jerrycan rempli d’urine de dinosaure avant de disparaitre dans les couloirs des studios Trident. C’est là que T-Rex enregistra Get it on. Ah, je vois, Monsieur PM à l’humeur de passer du coq à l’âne. Eussions-nous le pouvoir d’améliorer le sort de la planète, de stopper l’autodestruction de l’humanité, le ferions-nous?
Je ne le crois pas, pessimista PM.
Et bien je vais te prouver que si, prends ce livre et va le faire traduire avant que de le lire d’un trait, reprit l’homme qui avait soif. Ce livre, PM ne le prit pas, il le fit changer en Brixton Pounds et s’acheta de quoi téléphoner en PCV à Olga pour annoncer l’imminence de son arrivée.