Après Le Déclin, La Vie Continue • 30.06.10
À l’heure où les grands champions voient leur déclin s’amorcer, plutôt que de se contenter de les encourager à gravir à nouveau les étapes qui les amèneraient vers des sommets déjà atteints, je crois nécessaire et urgent de les accompagner psychologiquement.
Certains ont parfois abrégé leur enfance pour embrasser des carrières extraordinaires en y sacrifiant bien des expériences qui seraient autant de moyens d’accepter que la vie change, que rien ne dure, pas même le succès et encore moins la suprématie qu’ils ont exercé pendant les années de gloire.
J’ai une pensée particulière pour Roger Federer qui a peut-être encore des tournois à gagner mais qui se retrouve cette année en position d’échec. Si cela ne marque pas encore la fin de sa carrière d’athlète, il est peut-être temps de réaliser qu’une carrière de tennisman a toujours une fin et que celle ci est souvent précédée de défaites parfois psychologiquement très difficile à accepter.
Alors, la question d’un encadrement psychologique se pose car elle valoriserai le sportif en tant qu’être humain à défaut de le cantonner dans une image de machine à vaincre que le temps aurait enrayé et de laquelle ni les sponsors, ni les médias et dans un second temps, ni le public, ne voudraient plus.
Si nous aimons les sportifs pour leur prouesses et leurs victoires, nous devrions être capable de leur rendre un peu de la passion qu’ils nous transmettent en leur proposant notre soutien et notre reconnaissance y compris quand ils ne gagnent plus. Car après le déclin, la vie continue.












