Archive pour avril, 2011

les faons21.04.11

Le clip des « Faons » réalisé par Michel Lascault. Les Bürkis avec Vanina Tachdjian, filmé dans l’Est de la France…

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merdoyer avec panache12.04.11

PM errait de forêts en plaines et de plaines en cocktails. Il arrivait vêtu comme un sauvage, ses parties intimes à peines dissimulées sous des haillons qu’il s’était lui même confectionnés avec des peaux d’animaux sauvages tels que mulots, scarabées et autres agneaux migrateurs.

De jeunes femmes, sans doute attirés par sa forte odeur de transpiration chargée en irrésistibles phéromones acceptaient de se laisser tutoyer et parfois finissaient par céder aux pressantes invitations lubriques d’un PM que plus aucune inhibition ne retenait.

À l’aube, il reprenait ses errements, on le croisait alors, sur des chemins escarpés, enneigés, boueux, fringuant de pied en cap, chaussé de souliers vernis et tiré à quatre épingles dans son tuxedo fraîchement récupéré du pressing.

Pourquoi PM cultivait-il cet anachronisme perpétuel? Lui avait-on posé la question? Des étudiants en sociologie qui s’étourdirent à préparer leur mémoire sur le thème de la solitude voulurent le rencontrer.

On bâtit la campagne mais nulle trace de PM. On s’éternisa dans des soirées d’où PM venait de s’effacer en emportant la fiancée d’un idiome.

Alors les étudiants, hagards, s’égayèrent, écoutèrent Garou et contrecarrèrent leur courroux en présence de gourous.

Pendant ce temps, PM donnait un Masterclass devant les présidents des républiques des pays industrialisés pour leur apprendre à respecter les citoyens du monde et à se respecter eux même.

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la mémoire éteinte au grand jour07.04.11

PM cessa donc toute activité illuminatrice.  Sa réaction fut prévisible, radicale, il devint sombre. Une grande ténèbre précéda PM où qu’il aille. On eut dit que le temps se couvrait partout où le héros était annoncé. Il suffisait qu’il passe un coup de fil outre mer pour que de soudains cyclones y gâchent la fête. Même s’il restait chez lui et naviguait sur Facebook, PM déclenchait des orages et de pénibles éclipses dans les villégiatures de ceux sur les murs desquels il avait laissé un commentaire inutile.

On fini par menacer PM de lui restreindre son accès internet. C’était minimiser le pouvoir mental d’assombrissement qui s’était développé en lui. Il pensa à Berlin, il grêla sur le Reichstag, il se souvint d’une promenade autour du lac de Serpentine qu’aussitôt de lourds nuages noirs plongèrent Londres dans l’obscurité. PM laissa donc tomber un temps les ballades, les chats sur le web, et quand un souvenir fulgurant revenait à lui, il s’arrangeait pour en localiser le récit dans quelques galaxies éloignées, là où, vraisemblablement personne ne pouvait s’en plaindre…

Cette nuit là, au Pérou, plusieurs scientifiques basé au Misti, l’observatoire le plus haut du monde, se plaignirent d’une prolifération inquiétante de trous noirs. La Nasa, à qui fut relayé l’information chargea un émissaire pour aller négocier en personne auprès de PM pour que ce dernier, accepte, aux conditions qui seraient les siennes, et par tous les moyens qui seraient mis à sa disposition de ne plus se souvenir de rien.

On ignore encore aujourd’hui quelles furent les conditions agrées par les gouvernements du monde entier et qui furent accordée à PM pour qu’il renonce à jamais au moindre souvenir. Le lendemain de l’accord, le temps était radieux. Splendides furent aussi les jours qui suivirent.

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séparation, afflictions, réhabilitation, illumination05.04.11

Quand PM et Olga divorcèrent, l’entourage familial opta pour une sorte d’affliction surjouée.

On jeta des armoires par les fenêtres, on résilia les abonnements aux chaines pornographiques, on sorti torse nu sous la pluie et on pleurait sans conviction. Parfois on en surprenait certains qui souriaient et n’avaient pas l’air de s’alarmer de la situation, ceux là étaient arrêtés sur le champ et jetés en prison pour vingt ans.

Le maire qui les avait mariés sept ans plus tôt fut inculpé pour attentat à la pudeur alors qu’il était notoirement connu pour sa probité. On alla même jusqu’à faire courir des rumeurs infondées sur le chien du maire que l’on fit piquer puis que l’on réanima pour finalement le réhabiliter dans le réseau des chiens guides.

Mais un retournement de situation vint prendre de cours l’enchainement des évènements. En effet, PM refit sa vie le soir même avec son avocate et Olga fonda un couvent pour couples échangistes. La presse déplora cette absence d’émotivité de part et d’autre.

Puis PM annonça à son avocate qu’il la quittait pour se consacrer à la spiritualité et se retira le soir même dans une enceinte fortifiée. PM se concentra et atteint rapidement l’éveil et l’illumination. Les rares personnes qui le croisèrent attestèrent d’un regard emplit de bienveillance et d’une clarté qui faisait grandir les plantes en pleine nuit. Cela devint si lumineux que le gouvernement intima à PM l’ordre de se bander les yeux et d’arrêter de se promener au crépuscule car sa lumière avait, dixit le président,  provoqué une canicule à côté de laquelle le réchauffement climatique était du pipi de chat.

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enfin un texte cool sur la mort04.04.11

Il faut que nous arrivions, une fois encore ou alors, une fois pour toutes ou alors en tout cas, là, maintenant, à parler de la fin, de la souffrance et de la mort. Non, restez ! Ne fuyons pas, ne refusons pas l’opportunité qui nous est proposée d’affronter calmement l’échéance. Un jour, cela sera. Et pourtant, même si cela est nié, la mort n’est pas et n’est surtout pas à craindre.

Dépassons ensemble le cycle des naissances et des morts. Nous sommes un cour d’eau, l’univers dans son ensemble, rien n’est créé, rien n’est détruit. Que serions nous si toutes les générations précédentes étaient encore là, immortelles, immuables, indifférentes à la prolifération sans limite d’un incalculable nombre indénombrable de gens vivants, sourds, aveugles, incapable de savourer l’impertinente impermanence des choses.

Nous sommes impermanents, comme tout ce qui nous entoure.

Cela est. C’est parce que ceci est que cela est. Sans la mort pas de vie, pas de joie, pas d’amour.

Alors, rien n’est à craindre de la mort et rien n’est à craindre du fait que tout ce qui a un début a une fin.

Je vous aime mes chers amis. La mort ne nous délivre que d’une seule chose, de la méconnaissance de l’existence.

Respirons ensemble encore et toujours. Le moment présent est inoubliable. Bonheur de l’instant présent. Bonheur de savoir et d’accepter que rien ne dure. Bonheur de lâcher prise.

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à L’Angora tous les mercredis01.04.11

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en concert à L’ANGORA21.12.10

03/15/2011
23:00
04/06/2011
0:00au23:00

Tous les mercredis soir à 20h30  L’ANGORA  3, bd Richard Lenoir  75011 Paris

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