N’oublie pas que c’est la connaissance qui te sauvera de tout
N’oublie pas que c’est ton silence qui absorbe les vacarmes
C’est ta compréhension simple qui met le mal à genoux
C’est ta respiration qui apaise et ton renoncement qui charme
Quand tu souffres d’un lien avec l’un ou l’autre de ceux que tu aimes
Quand tu sens un gouffre en toi amplifier sa profondeur
souviens toi que le lien d’amour ne contient aucun problème
C’est seulement la méconnaissance qui s’ajoute à la peur
Tout cela s’agglomère et tend à faire disparaitre l’essentiel
Pourtant ton lien, ta place, ton bonheur est intact, tout est là
Mais tu sens bien le froid et l’inquiétude investir ton réel
Tu souffres et te complains ainsi que le perdant de quelque tombola
Loin sont ceux dont tu voudrais la chaleur et la tendresse t’approcher
envahissants sont certains comme le bruit de la ville qui te submerge
L’envie de voir pour toi aussi un idéal devenir une éclatante réalité
La peur de devoir à jamais admirer le bleu du large sans quitter ta berge
Mais tu te ressaisie tu vois et la tempête n’a pas été vaine
Tu rappelles à ton souvenir l’infini mouvement qui ne se qualifie ni ne se quantifie
Peu à peu la clarté vient dissiper l’opacité, ceux sont les joies qui reviennent
L’harmonie règne en maitresse en ton cœur dont la plénitude à elle-même se suffit
N’oublie pas que toutes ces choses ne sont rien, elle s’envolent au moindre vent
L’esprit, si fécond, si apte à sublimer, n’en est pas moins dévoreur de vide
Il pense et nourrie mille pensées qui elles mêmes génèrent des flots de tourments
Laisse s’écouler ces fleuves et revient doucement à toi car c’est toi qui décide.
à présent tu sais. Ce n’est pas ni un rêve ni une peur qui va bouleverser ta paix
Tu vois les choses telles qu’elles sont ton amour est pur, la bonté circule en toi
Tu regardes avec un oeil compréhensif autour de toi ce qui se fait
Peut-être vas tu inciter les autres à faire à leur tour le choix
de vivre sans comprendre autre chose que la seule vérité
celle qui brise tout blocage et fait tomber les plus hauts murs
Le choix qui intègre l’univers entier, l’opacité dissipée
par l’évidente découverte que rien ne dure.