Muguet Pride • 05.02.08
Je croyais que la fête du travail me catapulterait dans un vestibule vide, je croyais que j’allais attraper froid, je ne retrouvais plus mes cheveux, je suis donc arrivé à la dernière minutes pour brancher ma guitare et un microphone et mes appréhensions n’étaient pas justifiées.
D’abord parce que le petit bar du Living b’art était plein à craquer, parce que le mois de mai peut se passer de quelques fils, parce qu’il me restait assez de poils pour me les plaquer à l’eau de mer et que mes chansons, même dans la supra-intimité d’un cabaret parisien du 18ème, tiennent la route.
C’était le jour du muguet, la rue de l’université, en plein tournage d’époque, servait de parking à des SM, R20, R12 et avait armé son trottoir d’un rail de travelling, la station des abbesses était mouillée de pluie, j’ai commencé mon set par 5 et l’ai fini tu sais où.





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