La Valise de l’Azur17.08.09

Any traine une valise de métal remplie de rien qui puisse nous faire changer d’avis sur la nécessaire conduite détachée à adopter en toute circonstance. Any et moi échangeons un regard. Any se rapproche, contourne la table de dissection sur laquelle je viens d’ouvrir une enveloppe de papier recyclé dont j’extirpe les entrailles technique de l’ôde bucolique électronique quotidiennement livrée par la TERRE aimée.

Any me regarde à nouveau. Je regarde les yeux d’Any puis regarde disparaitre sa valise d’argent dans l’azur.

Nous formons équipe avec la TERRE. Peut-être notre loyauté mutuelle nous vient du renoncement à déplorer les pertes. Pertes de jour, pertes de nuit, perdre encore et toujours ce que l’on a un jour désiré. Nous ne désirons plus rien que nous ne soyons capable de laisser s’évanouir. Cela se perd, cela ne se désire. Cela est perdu, cela n’était pas possédable. La TERRE ni ne me possède ni ne me perdra.

Je ne te perds pas. Je te respire. Je suis.

CIEL.

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