Bonheur contre Pétrole?lundi 31 mai 2010 à 12:53

ce matin je pense au bonheur. Je suis heureux et je fais une découverte extraordinaire ; le bonheur n’est pas incompatible avec la tristesse.
La catastrophe de la fuite de pétrole au large de la Louisiane m’attriste profondément.
je voudrais que cette fuite soit réparée. J’y ai cru avant que l’opération Top Kill échoue finalement. J’y crois encore mais je ne peux que ressentir de l’inquiétude et de la tristesse.
Pourtant, la force qui continue d’insuffler à mon corps et mon esprit l’énergie de continuer de vivre, je le sens, provient du bonheur.
Il ne m’apparaît plus alors incongru qu’effectivement, le bonheur se cultive.
Y compris lorsque la tristesse et la mélancolie, quand ce n’est pas la souffrance sont les sentiments dominants.
Le bonheur porte tout cela.
Le bonheur n’est donc pas une alternative mais serait plutôt une composante de l’existence. Un état en devenir, en maturation.
L’humanité est en question lorsqu’elle ne reconnaît plus son bonheur, lorsqu’elle le sacrifie à des raccourcis illusoire quand elle nous enjoint à thésauriser richesses, gloires, pouvoirs en voulant nous rassembler sous des bannières galvanisatrices qui tendent à réduire l’individu et le cantonner à une appartenance à des groupes auxquels on le force à s’identifier.
Si nous prenons conscience que nous ne savons pas qui nous sommes mais que nous sommes tous capable de ressentir, de créer et de partager du bonheur, nous trouverons le bonheur en quantité infini. Le bonheur n’est ni à forer ni à raffiner. Il est contraire à toute pollution. Lorsque cette fuite dramatique sera colmatée. L’humanité pourra célébrer les insondables gisements de bonheur que la terre offre chaque jour, à tout un chacun.

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auto-interviewvendredi 18 janvier 2008 à 14:16

c’est assez interpelant cette façon de choisir entre le u et le umlaut
j’ai raisonnablement opté pour travis bürki
ce qui revient à encore moins choisir
mais les choix ne sont des choix
qu’au moment où le renoncement prends du sens

pour l’instant
(cela peut varier d’une minute à 20ans)

je ne vois pas l’intérêt de renoncer aux trémas, ni au U

je ne veux pas le voir

j’ai trouvé un texte d’Alain – propos sur le bonheur – qui disait qu’ il faut se décider à faire les choses. “Beaucoup de gens se plaignent de n’avoir pas ceci ou cela; mais la cause en est toujours qu’il ne l’ont point vraiment désiré.”

Mainte fois, je cru à ces mots, même si je ne les avais pas encore lus en ces termes, et me disait, voyant le temps passer, le succès demeurer loin, je ne veux pas le succès alors. Quelque chose m’empêche de le vouloir clairement, une lutte intérieure. Quelqu’un voulait, un autre disait non.

Fort de cette lutte, à dépasser, à calmer, pour que, peut-être, l’un des deux puisse convaincre, expliquer, aimer l’autre,
j’ai franchi quelques étapes, j’ai fait de grands détours, multiplié les cibles
et je publie dans un mois l’album “ce garçon”.

Je vais y chanter des chansons qui parlent des autres pour mieux me raconter.

Est-ce que j’ai atteins mon but?

Est-ce que la lutte est terminée?

Est-ce que le succès arrive?

Dans la réponse affirmative qui me vient, ce grand oui se laisse encore teinté de réserves, la peur du non, la peur du nom, hante, vient et va comme un ressac.

Aujourd’hui, avant que votre email me parvienne, je me suis dit soudain, comme pour apaiser la peur, mais… je suis en train de devenir Travis Bürki! N’est-ce pas formidable?

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