lyrics • 22.11.07
1. Les Grands Espaces
Je suis entré — j’ai vu la boulangère
Moi qui ne tombe – jamais amoureux
Comme si mon cœur traversé d’un éclair
De haut-en bas – se coupait en deux
J’ai acheté des croissants ordinaires
Elle m’a lancé — des yeux si chatoyants
J’ai surenchérit— d’une’miche d’un éclair
J’n’ai pas l’appoint – mais j’ajoute en payant
Je ne suis qu’un homme
Fragile et solitaire
Nous voilà tous les deux nus
Dans les grands espaces
Je dénoue ses cheveux bleus
Et je l’enlace…
Nous voilà tous les deux nus
Dans les grands espaces
J’effleure ses lèvres charnues
Et je l’enlace…
C’était un jour – non dénué de lumière
je n’avais pas – d’idée préconçue
Je suis retourné voir la boulangère
J’avais besoin de m’tenir au jus
Dans cette vie jalonné de mystères
Je m’abonne à – l’inattendu
Je ne sais pas regarder en arrière
Quand je fais mon marché conclu
Je ne suis qu’un homme
Avec un cœur de pierre
Nous voilà tous les deux nus
Dans les grands espaces
Je dénoue ses cheveux bleus
Et je l’enlace…
Et notre histoire continue
Dans les grands espaces
J’effleure ses lèvres charnues
Dans les grands espaces
Je ne suis qu’un homme
Solitaire
2. adéquate agathe
Agathe est aquatique et la cuite adéquate
Ubiquité dans mon champ visuel
Accros j’étais l’acrobate attitré d’Agathe
Son funambule et lunatique Uriel
Adéquate Agathe de toutes les façons
Agathe est adéquate quelle que soit la situation
Agathe est éclectique est cueille des coquelicots
Promiscuité dans mon arche irréelle
À court, j’étais le coureur délité d’Agathe
Son noctambule et cinétique Uriel
Adéquate Agathe de toutes les façons
Agathe est adéquate quelle que soit la situation
Puisqu’elle proscrit l’idylle
Mon salut c’est d’aller
Oser en la presqu’île cuver mes kilowatts
J’écrirai sur l’écran, l’écrin secret d’Agathe
Le somnambule unique intemporel
Adéquate Agathe de toutes les façons
Agathe est adéquate quelle que soit la situation
3. Elle rêve
Elle a dans la peau
Un homme qui se joue d’elle
Qui la refuse mais qui l’appelle
Elle veut arracher
Ce glaive qui la tue
Mais le couteau remue
Elle rêve, elle rêve
De s’émanciper de ce fléau
Elle rêve, elle rêve
D’un homme qui mette son cœur au chaud
Elle se débat
Et la mer se déchaine
Mais elle demeure encore la proie
De celui qui joue
À l’entourer de chaines
Et qui n’écoute jamais sa voix
Elle rêve, elle rêve
De s’émanciper de ce fléau
Elle rêve, elle rêve
D’un homme qui mette son cœur au chaud
Quand elle aura l’homme
Elle verra devant elle
Dans l’orage un arc-en-ciel
Elle arrachera
Ce couteau qui la tue
Ne fait que faire taire ses vertus
Elle rêve, elle rêve
De s’émanciper de ce fléau
Elle rêve, elle rêve
D’un homme qui mette son cœur au chaud
Elle rêve, elle rêve
Elle voit le visage de son héros
Elle rêve, elle rêve
De s’envoler de plus en plus haut
Elle cherche l’homme
Qui soit libre et qui soit là
Pas un fantôme
Qui dit j’arrive mais qui s’en va
Elle cherche l’homme
Qui la prenne enfin dans ses bras
Elle cherche l’homme
Est-ce qu’elle le trouvera ?
4. LE PLUS HEUREUX DES HOMMES
Même si je ne suis pas ton style d’homme
Même si je n’entre pas dans les critères requis
Ecoute jusqu’au bout la mélopée que je te fredonne
Je ne la chante pas à n’importe qui
Mais à toi qui ne me prends jamais au sérieux
Si sur moi tu posais tes yeux
Même si je ne suis pas aussi mignon qu’untel
Même si je n’ai pas autant de répartie
S’il faut te conquérir comme une citadelle
Je relèverai ardemment tous les défis
Quand à toi qui ne me prends jamais au sérieux
Si sur moi tu posais tes yeux
Je serai le plus heureux des hommes
Tu seras la mieux aimée des femmes
Je croquerai dans toutes tes pommes
Ton amour élèvera mon âme
La vie deviendra le roman rêvé
Mais tu ne me regardes pas
J’accuse le coup je ne dors plus je fume
Je crois voir ton visage à tous les coins de rues
Je deviens fou, je tousse et je m’enrhume
De ton cœur je ne serai jamais l’élu
Avec toi qui ne m’a jamais remarqué
Si des fois je vaincs ma timidité
Je serai le plus heureux des hommes
Tu seras la mieux aimée des femmes
Je croquerai dans toutes tes pommes
Ton amour élèvera mon âme
La vie deviendra le roman rêvé
Mais tu ne me regardes pas
Cette fois c’est décidé je te déclare ma flamme
Je te guette et je m’approche avec mon bouquet
Ton sourire instantanément fait que mon cœur s’enflamme
Je récolte les fruits de ma ténacité
J’ai le choix te prendre la main ou t’embrasser
Mais c’est toi qui me colles un baiser
Me voilà le plus heureux des hommes
Te voilà la mieux aimée des femmes
Je croquerai dans toutes tes pommes
Ton amour élèvera mon âme
La vie deviendra le roman rêvé
Mais qui ne s’arrêtera pas
La vie est déjà le roman rêvé
Chaque heure que je passe avec toi
5. TA MEILLEURE AMIE
J’ai trop de flegme
Et je ne sais plus m’émouvoir
Je passe à côté des miroirs
Sans te voir
Je ne sais plus si je t’aime
Mais il vaut mieux pour le savoir
Que j’essaie de te dire au revoir
Dès ce soir
Je complique tout
Je sais ça n’tient pas debout
Mais il faut que je t’avoue
Une autre femme entre nous
S’est immiscée peu à peu
Je sais que c’est interdit
Je suis tombé amoureux
De ta meilleure amie
Ça fait un mois
Que j’essaie de te l’annoncer
Je commence mais à chaque fois
Notre bébé
S’agite un peu dans son berceau
Et je ne trouve pas les mots
Alors je te serre dans mes bras
Et voilà
Je complique tout
Je sais ça n’tient pas debout
Mais il faut que je t’avoue
Une autre femme entre nous
S’est immiscée peu à peu
Je sais que c’est interdit
Je suis tombé amoureux
De ta meilleure amie
Ça fait dix ans
Dix ans que tu t’en es allée
Refaire ta vie à l’étranger
Pendant ce temps
Ta meilleure amie m’a quitté
Ainsi que toutes les autres femmes
à croire que j’ai du répéter
Ad Eternam…
6. GRANDIS
Si tu ne veux pas revenir en arrière
Si tu ne peux pas arrêter le temps qui s’en va
Au lieu de cultiver des hectares de colère
Au lieu de diriger ta force contre toi
Grandis
Comme une tige qui germe
Grandis
Comme une fleur qui s’affirme
Grandis
Ne reste pas sous la terre mais
Grandis
Car c’est ton bonheur qui donne un sens à ma vie
Si tu ne peux pas anéantir le doute
Si tu ne sais pas endiguer la douleur
Si tu ne veux plus continuer la route
Si tu n’oses pas éradiquer tes peurs
Grandis
Comme une tige qui germe
Grandis
Comme une fleur qui s’affirme
Grandis
Ne reste pas sous la terre mais
Grandis
Car c’est ton bonheur qui donne un sens à ma vie
Te voilà fin prêt à entrer dans le monde
N’as tu pas trouvé au fond de ton cœur
La petite flamme intime vagabonde
A qui les univers répètent en chœur
Grandis
Comme une tige qui germe
Grandis
Comme une fleur qui s’affirme
Grandis
Ne reste pas sous la terre mais
Grandis
Car c’est ton bonheur qui donne un sens à ta vie
7. Apophthegme
Je lègue mon âme à la science
et mon vieux réveil au Bouddah
nommé le jour de ma naissance
pour habiter dans le corps d’un chat
La fleur de l’âge est sans défense,
avec le temps fanera
Au revoir, à bientôt, porte toi bien
souviens toi de ta fille et ton petit chien
réponds moi et dis moi quand tu reviens
es-tu bien certaine de m’avoir entendu
il ne faut plus me chercher au CHU
sache que tu parles hélas à mon épithalame
au moment même où je te prends pour femme
j’ai reçu trois coups de couteau
de la main d’Eros ab irato
8. Grain de raison
Je suis un grain de raisin
Je viens d’éclore ce matin
Au lendemain de l’hiver
Et je suis rond comme la terre
Du grand soleil, de la pluie
Je deviens noir comme la nuit
Et je grandis et j’atteins
Le ton qui mène au tanin
Je réjouis tous les cœurs
des ho-ommes
Je fais sourire les femmes
Quand je coule à flot
Je les fais chanter en chœur
c’est co-omme
Si j’élevais leurs âmes
De plus en plus haut
Je suis un grain de raisin
Que l’on vendange à la main
Ecrasé dans le pressoir
Il est trop tôt pour me boire
De cuve en cuve je fermente
A la sortie de l’été
J’approfondi ma charpente
Et de ma robe empourprée
Je réjouis tous les cœurs
des ho-ommes
Je fais se pâmer les femmes
Quand je coule à flot
Je les fais chanter en chœur
c’est co-omme
Si j’élevais leurs âmes
De plus en plus haut
Je n’ai pas fait tout ça en vain
Je me bonifie comme le bon vin
Je n’ai pas fait tout ça en vain
Je me bonifie comme le bon vin
Je suis un grain de raison
Cueilli dans la fleur de l’âge
Mes larmes sont de saison
Qui devine mon cépage ?
Quand je réveille les papilles
Avec mon nez floral
Mes arômes de myrtille
Éclatent en bouquet final…
Je réjouis tous les cœurs
des ho-ommes
Je fais sourire les femmes
Quand je coule à flot
Je les fais chanter en chœur
c’est co-omme
Si j’élevais leurs âmes
De plus en plus haut
9. La petite cochonne
C’est l’histoire d’une petite cochonne
Anonyme pour ne vexer personne
Pour la sauver dans ton téléphone
Tu la nommeras la petite cochonne
Elle regarde avec des yeux gourmands
Les garçons qui travaillent torse nu
Elle se passe la langue lentement
Sur les lèvres et dit : salut, je suis
Celle que l’on nomme la petite cochonne
Anonyme pour ne vexer personne
Pour la sauver dans ton téléphone
Tu la nommeras la petite cochonne
Hier matin au bord de l’océan
Elle s’était sur le sable étendue
Quand elle vit quatre garçons dans le vent
Elle s’est levé et s’est mise toute nue
C’est l’histoire d’une petite cochonne
Anonyme pour ne vexer personne
Pour la sauver dans ton téléphone
Tu la nommeras la petite cochonne
Elle a passé tout l’après-midi
En compagnie du joyeux quatuor
De scarabées quand ils sont partis
Elle en demandait toujours encore
Infatigable petite cochonne
Toutes les mêmes pour ne vexer personne
Avant d’obtenir son téléphone
Invite à danser petite cochonne
Elle avait tellement besoin d’amour
qu’elle a du aller chez les pompiers
Sympathiser jusqu’au petit jour
Avec la caserne au grand complet
C’est l’histoire d’une petite cochonne
Anonyme pour ne vexer personne
pour la sauver dans ton téléphone
Tu la nommeras la petite cochonne
Et l’histoire de la petite cochonne
s’arrête là pour ne vexer personne
Pour la garder dans ton téléphone
Télécharges la petite cochonne.
10. HÉLÈNE
Tu dis je t’emmène mais tu n’as pas
L’idée de qui, L’idée de où
L’idée de quand, L’idée de comment
Tu dis je connais, Mais tu n’as pas
L’idée de quoi, L’idée de quelle
L’idée de quand, L’idée de pourquoi
Cependant des foules te suivent
Tu les Regardes à la déri-i-i-i-i-ive
HÉLÈNE
Tu ne laisses pas une seule chance à l’amour
HÉLÈNE
Mais la vie n’est pas plus belle quand tu cours
HÉLÈNE
Tout ce que tu dis à ceux qui t’appellent au secours, c’est cours !
Une chorégraphie vaut mieux qu’un discours
Tu cours à perdre haleine…
Tu nous a promis monts et merveilles
Mais nous avons été — beaucoup trop crédules
Tu t’étais pris pour la reine des abeilles
Qui voulait faire faire — du miel à des libellules
Mais maintenant qu’a sonné l’heure
Ton inconscient te chante en chœur
HÉLÈNE
Tu ne laisses pas une seule chance à l’amour
HÉLÈNE
Mais la vie n’est pas plus belle quand tu cours
HÉLÈNE
Tout ce que tu dis à ceux qui t’appellent au secours, c’est cours !
Une chorégraphie vaut mieux qu’un discours
Tu cours à perdre haleine…
Tu dis je t’emmène mais tu n’as pas
L’idée de qui, L’idée de où
L’idée de quand, L’idée de comment
Tu dis je connais, Mais tu n’as pas
L’idée de quoi, L’idée de quelle
L’idée de quand, L’idée de pourquoi
Cependant des foules te suivent
Tu les Regardes à la déri-i-i-i-i-ive
HÉLÈNE
Tu ne laisses pas une seule chance à l’amour
HÉLÈNE
Mais la vie n’est pas plus belle quand tu cours
HÉLÈNE
Tout ce que tu dis à ceux qui t’appellent au secours, c’est cours !
Une chorégraphie vaut mieux qu’un discours
Tu cours à perdre haleine…
11. LE TGV
Tout a commencé
Un vendredi soir
Dans la voiture bar
De ce TGV
Reflets des miroirs
La vitre teintée
A fait se croiser
Nos regards
J’ai téléphoné
Pour décommander
Le repas du soir
A cause du retard
Toi tu pianotais
Un très long message
Sans voir défiler
Le paysage
C’était l’avant vieille de Noël 2000
J’avais admiré ton visage
Pour te revoir entre Bruxelles et Lille
J’ai souvent fait le même voyage
J’aurais dû peut-être
Alors faire paraître
Une petite annonce
Dès le lendemain
J’aurais écris : vu
Très belle inconnue
Dans la voiture bar
Hier soir
Forte récompense
A qui me ramène
Un tel phénomène
De qui, pas de chance
Le temps de descendre
Entre deux regards
La foule à Lille Flandre
Me sépare
C’était l’avant vieille de Noël 2000
J’avais admiré ton visage
Pour te revoir entre Bruxelles et Lille
J’ai souvent fait le même voyage
Des années plus tard
Toujours embarqué
A neuf heures et quart
Dans le TGV
Quelqu’un s’est assis
En face de moi
C’était toi, je n’y
Croyais pas
Pas un jour passé
Sans que je ne pense
À ce rêve immense
Qui s’est exaucé
Pour toi j’ai gardé
Moi ton amoureux
J’ai gardé ce que
J’ai de mieux
C’était l’avant vieille de Noël 2000
J’avais admiré ton visage
Pour te revoir entre Bruxelles et Lille
J’ai souvent fait le même voyage…
12. LES FAONS
Au milieu des champs
Au sud est de mon pays
Sans but apparent
J’ai épaulé mon fusil
Je n’avais pas faim
Je n’avais pas besoin d’argent
J’ai tué un daim
Qui volait dans le firmament
Reflétés dans l’eau d’un ruisseau d’argent
Les yeux d’Irène aux bois dormant
Grands ouverts m’ont fait faire le serment
D’alléger le cœur des faons.
Sur mon cheval blanc
à l’orée d’un bois mystérieux
Le tonnerre grondant
Je cherche un abri en ce lieu
J’aperçois au loin
Au bout d’un sentier sinueux
Deux tout petits points
Scintillants et lumineux
Reflétés dans l’eau d’un ruisseau d’argent
Les yeux d’Irène aux bois dormant
Grands ouverts m’ont fait faire le serment
D’alléger le cœur des faons.
Au quatorzième ciel
En amont des béatitudes
Un astre essentiel
S’est joué de ma solitude
étonné de sa compassion
J’ai voulu éprouver sa forme
Mais l’écrin de ma passion
S’est métamorphosé en orme
Reflétés dans l’eau d’un ruisseau d’argent
Les yeux d’Irène aux bois dormant
Grand ouverts m’ont fait faire le serment
D’alléger le cœur des faons.
ALBUM CE GARÇON (2008)
1. Ce garçon
Ce garçon aime tous les gens
Les Étrangères et les absents
Il les accoste en chantant
Les tutoie quand ils sont vivants
Pas très bien coiffé
Avec son vélo
Il va t’inviter à venir prendre un peu de bordeaux
S’il est bien luné
Dans sa deux-chevaux
Il va t’emmener promener vers un pays plus chaud
Il est comédien
Sans se faire prier
Il ne sait pas bien rester tout seul et si vous saviez
Le cœur sur la main de ce grand enfant
Qui sait jouer du Brassens à la guitare en pédalant
Ce garçon aime tous les gens
Les orphelins, les filles avec leur maman
Il les accompagne avant
De s’envoler vers d’autres continents
Compagnon des vedettes
Ami des voyous
Il partage avec
En disant ce qui est à moi est à nous
Pour lui l’univers
Est communautaire
Il ne comprend pas les égoïstes et les solitaires
Vous êtes vivants.
Avec ton potentiel
Hors du commun
Ton humour exceptionnel
Tout un chacun
Voit en toi le descendant
D’une lignée fantastique
Qui va d’Allen à Kubrick
On t’a connu plus en forme
On a pronostiqué
Que ton physique hors norme
Allait tout emballer
Mais les jours et les mois passent
Qu’est-ce que tu fais ?
À part du sur place
En te regardant jouer…
Tu nous déçois quelque peu
Tu ne joues que dans des films cons
Excepté parfois quand tu veux
Quitter ton statut de Pygmalion
Tu nous déçois quelque peu
Fais nous marcher ton imagination
De ton carquois, décoche deux
Flèches vers l’une vers nous l’autre vers Cupidon
Bien sûr tu gagnes
A lot of money
Tu pourrais acquérir
Une toile de Monnet
Mais tu dilapides
Tes salaires
En parfums en UV et en crème solaire
Avec ton potentiel
Hors du commun
Ton style existentiel
Quasiment aucun
Membre du showbiz
Ne peut te vexer
Tant que tu leur fais la bise
Il sauront te vénérer
Quand tu prenais des risques
Tu évitais les rixes
Tu vidais moins ta flasque
En expédiant moins de fax
Avoue qu’avant, la vie devant
Le rendez-vous dérive…
Tu nous déçois quelque peu
Tu ne joues que dans des films cons
Excepté parfois quand tu veux
Quitter ton statut de Pygmalion
Tu nous déçois quelque peu
Fais nous marcher ton imagination
De ton carquois, décoche deux
Flèches vers l’une vers nous l’autre vers Cupidon
Bien sûr tu gagnes
Mucho denaro
Tu pourrais acquérir
Un Camille Pissaro
Mais quelle importance
Après tout
Celui auquel je pense
S’en contre fout.
3. Les inquiets
Les inquiets sont comme vous et moi
Ils ont les poches pleines de soucis
Chaque jour est source d’émoi
Ils font des cauchemars chaque nuit
Que l’un d’entre eux se réfugie
Dans les dogmes d’une religion
Ou Qu’en thérapie un autre confie
Ses maux les inquiets sont légions
Les inquiets transmettent leur spleen
Lorsque leur visage est fermé
Sur jouent un air de mandoline
Qui suffirait à déprimer
Les exaltés en blouse blanche
Qui leur proscrivent à tour de bras
Des molécules en avalanche
Qui rechutent en désarroi
Lorsqu’on est inquiets est-ce que c’est pour la vie
Est-ce une incurable maladie
Que l’on attrape en discutant tant avec un inquiet
Qu’avec un quidam inquiétant
Les inquiets remettent à plus tard
Les rendez vous qui leur font peur
Et prennent un ton des plus bizarres
Pour demander plusieurs fois : vous avez l’heure
Quand il ne sont pas silencieux
Ils ont toujours des catastrophes
Qu’ils dramatisent assez pour mieux
Donner du tragique à leur strophe
Ils décèlent au moindre signe
Validant leur superstition
L’imminence funeste et maligne
D’un drame avec détonation
Passés maîtres dans l’art de faire
Naître la culpabilité
Chez ceux qui voudraient se défaire
De leur compagnie prolongée
Les inquiets attrapent au passage
La moindre petite anxiété
Qu’ils transforment aussitôt en orage
Afin d’en être bien trempé
Si la foudre ne s’abat pas
Sur eux pendant ce petit jeu
Ils craindront pour autre que soi
Car ils savent s’inquiéter pour deux
N’allez pas vous identifier
À l’objet de la description
Un proche saura bien s’y plier
Par le biais de la projection
Que vous l’eussiez longtemps subi
Ou qu’un court instant ait suffit
Souhaitez qu’il ne vous ait transmis
Un peu de sa mélancolie !
Lorsqu’on est inquiets est-ce que c’est pour la vie
Est-ce une incurable maladie
Que l’on attrape en discutant tant avec un inquiet
Qu’avec un quidam inquiétant
Qu’on attrape en discutant tant avec un inquiet
Qu’avec soi-même en passant
Elle est pâle et porte un chapeau
S’est assise au bord de l’eau
Du lac Léman, à la sortie de Lau-
Sanne et les années les amènent jusqu’à nous.
Il ne sait pas d’où il vient
Ni pourquoi il lui prend la main
S’il fallait un signe du destin
Dans les mots, dans les moments les plus doux
Elle s’était teint les cheveux
En cramoisi écarlate
Fasciné par ses yeux
Il cherchait le geste qui flatte
Il l’emmène en lui disant
La vie ce n’est qu’un instant
Les promesses et les baisers
C’est du vent, c’est du vent
Elle le sait et lui répond
L’amour, c’est pour les chansons
Le romantisme est passé
25 ans plus tard ensembles à Paris, Paris !
Que reste t-il des années ?
Des minutes ensoleillées ?
Qu’un manteau de neige aura recouvert
Avant que le printemps ait fait fondre l’hiver
Il faudra changer de décor
D’est en ouest et du sud au Nord
C’est à croire que la vie tire au sort
Et pourrait signer nos carnets de bord
Elle s’était teint les cheveux
En cramoisi écarlate
Fasciné par ses yeux
Il cherchait le geste qui flatte
Il l’emmène en lui disant
La vie ce n’est qu’un instant
Les promesses et les baisers
C’est du vent, c’est du vent
Elle le sait et lui répond
L’amour, c’est pour les chansons
Le romantisme est passé 25 ans plus tard à bord du Lausanne-Paris !
Je suis venu pour te baiser
Pas pour déclamer des poèmes
J’ai senti que ça te plaisait
Tes yeux m’ont avoué que tu aimes
Quand je plonge dans ton décolleté
Que j’arrache d’un coup sec ta robe
Ton souffle vient d’accélérer
Pendant que je te mords le lobe
Je fais glisser entre tes jambes
Ta petite culotte en dentelle
Ton sexe mouille ton sexe flambe
Et claquent les porte-jarretelles
Femme issue de nuits interlopes
Que j’ai volé dans les bas-fonds
Fais-moi ouïr ta mélodie pop
Que je l’apprenne à l’unisson
C’est bon de te faire monter
Vers l’extase et la clarté
Des vagues vont t’envelopper
Et tu vas pouvoir crier
Tu cris tu hurles et tu gémis
Jamais l’amour ne fut si fort
Je te baise tout l’après midi
Contre toi le soir, je m’endors
Tu laisse ta main dans mes cheveux
Se balader je sens ton corps
Humide et chaud est-ce que tu veux
Qu’à présent, je te prenne encore ?
C’est bon de te faire monter
Vers l’extase et la clarté
Des vagues vont t’envelopper
Et tu vas pouvoir crier
Cachée dans un bosquet
Votre parfum vous perd
Vous croyez vous échapper
Mais quelqu’un vous repaire
Il n’y a pas de grâce au
Dessus de vous, pâmez vous sans peur
Rien dans l’espace au-
Ssi majestueux qui nous effleure
L’embaumante a le teint pâle
À peine éclose les sépales
Offre le chant qui tente Ulysse
L’éclat de Lys ou d’Amaryllis
Capucine orchidée Lys
Marguerite hibiscus pétunia
Hortensia soucie lotus
Yacinthe œillet bégonia
Tulipe rose tournesol
Pâquerette flaming parrow
Il n’y a pas de grâce au
Dessus de vous, pâmez vous sans peur
Rien dans l’espace au-
Ssi majestueux que vous ; les fleurs.
Quand Daphné prend ses jambes à son cou
C’est pour garder sa liberté
Qu’un méchant dieu qui se fout de tout
Veut lui ravir contre son gré
Daphné, le vent souffle dans tes branches
Les fleurs éclosent en tes hanches
Daphné ne veut pas de l’amour de ce fou
Ni celui d’autres insensés
Seulement la caresse sur ses joues de la nature ensoleillée
Daphné le vent souffle dans tes branches
Les fleurs éclosent en tes hanches
Elle a déplacé les falaises en les giflant de son ressac
Puis, s’étant retiré, s’apaise, permettant le passage du bac
Elle se lève, laissant tourner la lune
Elle caresse et façonne les dunes et semble enfin
Prête à entendre Neptune.
Connaît-elle un volcan qui sommeille
C’est étonnant mais s’il se réveille
Il ne fera rien, rien d’inquiétant
Vous pouvez séjourner en ses flancs
Sans la crainte de quelque accident
Il ne fera rien, même incandescent
Il est amoureux de la femme océan
Alors il dort en attendant
Que le ciel bleu se couvre un instant
Et que sur lui tombe la pluie torrentielle
De la Femme Océan
La Femme Océan
Elle s’est ouverte cette nuit
Maintenant en suspend ses flots
Traçant un chemin jusqu’à lui
Afin qu’enfin il se jette à l’eau
Elle accueille dans ses bras l’éruption
Chaude lave qui fait bouillir les grands fonds
Ronde et grave leurs deux voix montent à l’unisson :
Océan rien ne peut te remplir en un jour
Et les larmes d’amour te feront déborder
C’est de là que la pluie inonde aux alentours
Le fleuve hors de son cours toujours se jette dans
La Femme Océan.
Je t’ai rencontré dans une ville en feu,
Les tramways emportaient les gens loin de chez eux
Nous courûmes nous réfugier sous le
Grand arbre et nous avons cligné des yeux
Ébloui
sous la pluie
aujourd’hui, je te cherche encore,
je t’aperçois quand je m’endors
Rien de ce que j’ai vu depuis ne m’ébloui
Nous n’avons pas fait de plans sur la comète,
juste un feu grâce à la dernière allumette
Dans mon cou, tu es venu blottir ta tête, j
’aurais voulu que jamais l’instant ne s’arrête
Comme le temps nous a manqué, se laissera t-il rattraper
Au milieu de l’immensité, je veux partir te retrouver
Tes mains, tes yeux sont un trésor et savent rayonner plus fort
Que les soleils des galaxies personne à part toi ne m’ébloui
Ne disparais pas dans les nues, ah
je ne veux te perdre de vue
Juste avant que le petit jour se lève
j’ai déposé un baiser sur tes lèvres
L’eau de pluie ruisselait sur tes cheveux,
ma main sur ton front a fermé tes yeux
Ébloui
sous la pluie
aujourd’hui, je te cherche encore, je t’aperçois quand je m’endors
Ébloui dans la nuit nouvelle étoile qui luit.
Quand la lune est pleine
Je ne suis plus le même
Je sors de chez moi
Complètement transformé
Dans mon sac à dos
Des outils spéciaux
Une paire de gants
Et le plan du quartier
J’entre chez les gens
Quand ils sont absents
Je tire les rideaux
J’essaie d’être discret
Je déplace un lit
J’enlève un miroir
J’arrose une plante
Et je referme à clef
Mais détrompez-vous
Je ne suis pas ce-
Lui que vous croyez
Sous les apparences
Se cache en un sens
Un nouveau métier :
Je ne suis pas un bandit
Même si j’entre par effraction
Je suis l’expert en Feng Shui
Je fais bouger le Chi dans la maison
Numérologie
Musicologie
Je connais tout ça
Sur le bout de mes doigts
La superficie
L’illumination
J’en ajoute ici
J’installe un carillon (ding ding)
Or la nuit dernière
Un quartier désert
Des volets fermés
Là je fais mon entrée
Je passe le portail
Je saute aïe aïe aïe
Je n’avais pas vu
Cette flaque où j’ai chu
Me voilà trempé
Jusqu’à mi-mollet
Je fouille dans mon sac
Les colocataires
Arrivent et me trouvent
La main dans le sac
Je ne suis pas un bandit
Même si j’entre par effraction
Je suis l’expert en Feng Shui
Je fais bouger le Chi dans la maison
Expliquez leur ce que c’est que le Chi
Qu’est ce que c’est que le Chi ?
Qu’est ce que c’est que le
Mouvement d’air vecteur de grande énergie
Vecteur d’énergie
Qu’importe, l’inspecteur de la PJ
L’inspecteur de la PJ
M’a mis en état, m’as mis en état d’arrestation.
Derrière les barreaux
De cette prison
Je la vois là-haut
Pleine en toute saison
Elle est en néon
Fixée au plafond
De chaque cellule
Où le Chi re-circule
Pour les détenus
Depuis que j’ai su
Mettre en harmonie
Leur soi-disant logis
Ils en sont contents
Le gouvernement
A offert de me
Libérer sur le champ
Mais j’ai refusé
Je veux travailler
Dans cette prison
Pour y transformer
L’insalubrité
En habitation
Je ne suis pas un bandit
Même si j’entre par effraction
Je suis l’expert en Feng Shui
Je fais bouger le Chi dans la maison .
Je vis dans un vagin
Et j’ai vu sur la mer
En position fœtale
Je vagis et je geins
Je connais l’univers
Le début et la fin
L’alcôve est idéale
Je vis dans un vagin
L’important, c’est futile
Et la vie ne tient qu’à un fil
Le temps se distille
En sonnant comme un glockenspiel
Enivré dans l’ivraie
Ébaudit dans l’adret
Vrai souhait ? ou velléité
Douillet, doué
Enivré dans l’ivraie
Ébaudit dans l’adret
Douillet, doué, doux et mou à souhait
Tout s’en va, tout s’éteint
Dans la famine ou le festin
Attends- moi, je reviens
À la merci de mon destin
Je vis dans un vagin
Et j’ai vu sur la mer
En position fœtale
Je vagis et je geins
Je connais l’univers
Le début et la fin
L’alcôve est idéale
Je vis dans un vagin
C’est le passé d’avoir que je suis devenu
Mon nom n’est pas qui je suis mais ce que j’ai eu
Pourtant tel un pâtre, je chante et quand j’ai bu
Le tableau de mes jours m’apparaît moins embu
Si parfois la nuitée me cueille bien fourbu
Je choie sur de moelleux monticules herbus
Est-ce qu’alors de moi-même je deviens trop imbu
Si plutôt qu’un poème, je compose un rébus?
Néron n’est point humain, main, nez rond, nez pointu.
Il arrive, et c’est triste, aussi, qu’on soit déçu.
Devoir rétrocéder parfois le trop-perçu
Comme un arbre l’été qui serait trop branchu
Que l’on taille en donnant l’aspect d’ange déchu
Peut-être de sa cime avait un corbeau chu
Celui-là même ayant un comté de lait cru
Dans son bec, il le lâche, il chante et c’est fichu !
Le fromage est mâché par renard moustachu
D’autres fois on dira le conclave est conclu
Quand blanchie la fumée chez les évêques reclus
Cela dit, rien ne vaut de rester assidu
À la longue on fini par moins être attendu
L’opinion qu’on émet devient, bien entendu
Belle au désir auquel on a condescendu
Le poète aérien lit son compte-rendu
Aux étoiles émues en larmes confondues
L’Eve et l’Adam lettrés par le fruit défendu
L’arbre de vie n’en a depuis pas démordu
C’est le serpent et non la femme si dodue
À qui la faute incombe et le son distordu
Qui sourdit du cosmos était inattendu ;
L’homme veut le savoir, dit à dieu « C’est mon dû !
J’en veux en abondance et qu’il soit épandu
Par des sylphides nues naïades éperdues
Près du lit des ruisseaux chastement étendues
S’il leur faut des jupons alors qu’ils soient fendus
Les frasils de janvier sont à moitié fondus
Le vent dénoue leurs nattes et souffle superflu
Dans la plaine exiguë de l’âme inétendue.
Plainte dans le public, celui-ci n’en peut plus…
Peut-être trouvez-vous cette histoire incongrue
Vous dites il faut imprimer ça sur du P.Q
Je ne vous enduis pas plus de mon copahu
Et vous laisse à d’autres pixels allez, salut !…
Non mais que croyez-vous, que vous êtes absolus ?
Qu’il suffit d’être heureux pour être chevelu ?
Qu’on peut sur le succès jeter son dévolu ?
Que pour se présenter il suffit d’être élu ?
Qu’en sortant d’une école fraîchement émoulue
Se repaître de gloire on la boira goulue ?
Que le lobby bobo, libère l’hurluberlus ?
Que le phare de la Tour Eiffel est farfelu ?
Tout ça ne nous dit pas comment l’art évolue
Ni pourquoi chaque signe à chaque heure insinue
Qu’étrangement les fins ressemblent aux débuts
Il est tard je vous remercie d’être venu
Vous avez assez eu l’oreille rebattue
Par ce ballet, qui n’a qu’un rat dans son tutu
Je ne peux pas doubler, la ligne est continue
Je vais prier, a dit le lièvre à la tortue
« Seigneur Dieu vous avez un air calme et ventru
Et de joies et de peurs, vous semblez dépourvus
Dites-moi comment clore cette courte entrevue
Je voudrais terminer, mais las, je ne sais plus…
Dieu se racla la gorge et puis m’a répondu
« Tout, y compris mon nom, se finit par un U. »





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