Pas Mauvais07.01.10

Il est temps que PM aborde un sujet piquant : la Mort.

Sous sa douche, enfin, sous la douche de la chambre d’hôtel que PM avait réservé pour les obsèques de la femme du vendeur de biscottes, PM eut la révélation qui tue. Il réalisa pourquoi nous procréons. Oui, cela est évident, la seule réponse (non bouddhiste) que l’humain peut faire à la mort, c’est procréer.

L’enfant qui vient au monde est une réponse de vie faite à la mort. C’est la vie. Vivre.

Mais alors, dans un réel où tout s’éteint, rien ne dure, tout est emporté par le vent, quelles sont les possibilités d’agir? La colère au fond de soi sourd soudain, PM, sous une douche d’eau tiède, des courbatures étranges au mollet, sentant sa vue faiblir, sight, sight, my sight get worse… c’est à ce moment que PM vit.

Il vit s’en aller Lhasa. Il vit partir Monsieur Seguin. Tant d’autres. Il se vit partir lui-même mais… un héros de blog, ça ne meurt jamais.

ça finit orphelin au pire, recyclé par des métapoètes du futur mais un héros de blog c’est immortel.

C’est la raison pour laquelle cette réponse ne nous suffit pas monsieur PM, nous, ce dont nous avons besoin, c’est d’un pourvoyeur de bonheur, pas d’un visionnaire.

Un visionnaire? s’écria la harpiste qui arpégeait un requiem pour ambiancer la cérémonie funèbre, le climat nous enjoint de nous acoquiner plutôt d’un vison.

Alors, PM revint les bras chargé de fourrures. Mais l’heure est aux larmes. Vison. Tel est Vison.

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Stones Scorsese Sexy Sexas10.04.08

Le film des Stones par Scorsese, clairement intitulé « shine a light » est sans conteste une ode aux sexagénaires fougueux. L’avenir d’une société bien conservée, poussant les limites de l’espérance de vie au point que l’age de la retraite pour certains coïncide avec une nouvelle conception de l’age d’or pour d’autres.

À l’image de Mick Jagger, funambule longiligne et efféminé, sorte de chatte énergique, de Keith Richard, désormais pirate aux yeux entourés de noirs, tout aussi gracieux, on est forcément envieux des rides profondes de leur visage, de la peau tannée et usée de leurs bras comme si la norme, peu à peu, après nous avoir bassiné avec une apologie infinie du jeunisme inexpérimenté venait d’un seul coup d’un seul nous rappeler que la classe ultime, en cette fin de première décennie du siècle 21 c’est d’être un super vieux.

Les morceaux sont puissamment torchés, la lumière est explosive de contrastes et de force, chargée de particules, multicolores, ça sent le flash brûlant et les watts à bon volume. Même Bill Clinton est venu les présenter, même lui, bon sexa tenant la main d’Hillary, impressionne la pellicule magique du non moins sexa Scorsese. Les scènes hors concerts, archives montées, commentaires du réalisateur mettent en scène des Rolling Stones à la fine répartie, immortels, légendaires et Marty Scorsese, avec son aigre voix nerveuse est aussi drôle que Woody Allen.

La médaille du vieux vraiment vieux ira à Charlie Watts le batteur que les années n’ont pas ménagé et celle de l’hyper attachant cadet du band à Ronnie Wood. Quelle chance d’être sur une planète habitée par les Stones!

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