Le Son de Ion05.27.08

J’avais déjà brièvement évoqué l’extra-sensibilité de PM et je voudrais parfaire ce trait de caractère chez Ion, l’un de ses plus proche collaborateur. Ion souffrait discrètement de l’agression de certaines fréquences sonores et demeurait totalement sourd à d’autres. Pour être précis, l’été, alors que ses compagnons méridionaux se délectait de pastis en écoutant chanter les cigales, Ion n’entendait pas le crissement mélodieux de ces insectes mémorables. Il s’enivrait dans une sorte de silence venté. Le spectre auditif l’avait privé de certaines hautes fréquences. Son ouïe éprouvait une sorte de trou noir localisé autour de 18 kilo hertz.

D’autre part, et c’est le détail qui motive l’aventure de ce jour, Ion était littéralement attaqué par les fréquences situées entre quinze et seize kilo hertz et abhorrait les douze kilo hertz. L’année qui précède les faits coïncide exactement avec le moment où ceux-ci furent relatés un an plus tard.

L’automobile d’Ion venait de dépasser les 300 000 kilomètres quand celui ci constata avec horreur qu’une infinité de bruits dans l’habitacle concourraient à rendre ses voyages déplaisants. Le clic du clignotant, le balayage des essuie-glace, ajoutés à l’usure des différentes pièces de carrosserie se mêlait au vacarme de l’explosion du moteur et rendait fou Ion. Il parka son auto, la vendit et se fit conseiller un véhicule peu bruyant, rapide, luxueux et munis d’un hayon volumineux. Le lendemain, PM vit sortir Ion de son garage au volant de sa nouvelle voiture, il lui fit signe et le vit prendre l’autoroute direction le pays du mistral.

Posté dans feuilleton | 1 commentaire →

Ballade à Marseille02.18.08

un jour de beau temps, un jour de temps libre
après avoir vu l’amas de boites aux lettres en couleurs de chez Jeanne Laffite cours estienne d’orves, qui était avant un parking en escargot et encore avant un canal,

tu pourras remonter la rue du jeune anacharsis, rue saint fé, rue grignan, grimper jusqu’à la plaine (j’ai appris à marcher là) et saluer Fred de l’épicerie (est-il encore dans les parages?)

Le tram qui s’engouffre sous la plaine, boulevard Chave est passé par les 5 avenues, boulevard sébastopol, non loin de la rue de l’abbé de l’épée, mon école maternelle.

Retour au vieux port, le pharo, près de la statut de l’épave en perdition, pour la vue vers le Mont Puget.

Retourner vers le Prado, prendre le BUS 21 et aller jusqu’au bout à Luminy.
Traverser le club de tennis, les stades et marcher 45minutes dans la guarrigue
1H après descendre à pic vers la calanque de Sugiton

L’eau est claire
Les cigales ne chantent pas encore en mars mais le soleil réchauffe un peu le mistral

Le mistral qui descend de la vallée du rhone, un peu froid, aspiré par une dépression au large de la méditérannée

ça sent bon les chênes vert, les pins. Tu n’as plus besoin de te noyer

Posté dans nouvelles, quotidien | Pas de commentaires →

  • mp3 du mois



    • GRAVIS-MOI - TRAVIS BURKI - 2007
      [télécharger le mp3]
 

newsletter

 

calendrier

rendez-vous

 
 

vos commentaires

  • krakowiak: Bonjour, si je ne m'abuse, nous ne sommes plus en été... Aurons-nous le privilège de découvrir un...
  • Nicolas Esposito: Je voulais venir... J'avais un tournage... Y avait-il d'autres caméras ?
  • listener: Travis quel renouveau ! La mélodie de " ce garçon" est-elle bien inspirée des Kinks (que j'adore) dans...
  • krakowiak: Bonjour, J'adore "T'aimer à nouveau" en effet et j'adorerais encore plus découvrir d'autres chansons...
  • Cristophe: Ca me rappelle mes vacances petit chez ma grand-mère, quand j'entendais à la radio le "Stop ou encore"....
 
  • You Avatar
    TRAVIS BÜRKI Ce garçon