Natacha • 02.09.08
Quand Natacha recevait PM, dans sa mansarde du 9ème arrondissement, là ou les passages vérifiés de verrières s’empoussièrent de vieux ouvrages angoissants, les deux amants oubliaient tout.
Parfois PM attendait Natacha qui rentrait de son laboratoire avec plusieurs heures de retard sur l’horaire de leur rendez-vous et PM piquait de folles crises de jalousie. Une après-midi que PM se réjouissait d’avance de déshabiller sa poupée brune, de la cajoler sur le clic clac, Natacha prit son temps.
Elle avait rencontré un jeune homme dans l’autobus qui l’avait invité à prendre un verre et elle n’avait pas su refuser. Quoi que l’aventure n’étais pas, selon Natacha, allé plus loin, elle mettait tant d’innocence dans son récit que PM se demandait si elle ne cultivait pas chez lui une sorte d’entretien de la folie.
Elle écouta les reproches exacerbés de PM et s’excusa, non sans se laisser ôter une robe grise moulante sous laquelle elle ne portait rien ce jour là. Ses petits seins gonflés par le désir et le sentiment d’être injustement grondé furent les fruits d’une incroyable exitation pour les deux amants.
Le sexe de Natacha, humide et rendu encore plus chaud par l’été indien et par la toison qu’elle n’épilait pas fut un calice pour PM qui y bu à grande lampée et dans lequel il pénétra sauvagement.
L’après-midi fut un festival des positions du kama sutra, orchestré par le va et vient ininterrompu des commerçants et du public des passages, derniers estivants, nul ne se doutant de l’amour frêle mais triomphant de PM pour cette Lolita à peine majeure et d’une beauté mate nommée Natacha.





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