Bonheur contre Pétrole?31.05.10

ce matin je pense au bonheur. Je suis heureux et je fais une découverte extraordinaire ; le bonheur n’est pas incompatible avec la tristesse.
La catastrophe de la fuite de pétrole au large de la Louisiane m’attriste profondément.
je voudrais que cette fuite soit réparée. J’y ai cru avant que l’opération Top Kill échoue finalement. J’y crois encore mais je ne peux que ressentir de l’inquiétude et de la tristesse.
Pourtant, la force qui continue d’insuffler à mon corps et mon esprit l’énergie de continuer de vivre, je le sens, provient du bonheur.
Il ne m’apparaît plus alors incongru qu’effectivement, le bonheur se cultive.
Y compris lorsque la tristesse et la mélancolie, quand ce n’est pas la souffrance sont les sentiments dominants.
Le bonheur porte tout cela.
Le bonheur n’est donc pas une alternative mais serait plutôt une composante de l’existence. Un état en devenir, en maturation.
L’humanité est en question lorsqu’elle ne reconnaît plus son bonheur, lorsqu’elle le sacrifie à des raccourcis illusoire quand elle nous enjoint à thésauriser richesses, gloires, pouvoirs en voulant nous rassembler sous des bannières galvanisatrices qui tendent à réduire l’individu et le cantonner à une appartenance à des groupes auxquels on le force à s’identifier.
Si nous prenons conscience que nous ne savons pas qui nous sommes mais que nous sommes tous capable de ressentir, de créer et de partager du bonheur, nous trouverons le bonheur en quantité infini. Le bonheur n’est ni à forer ni à raffiner. Il est contraire à toute pollution. Lorsque cette fuite dramatique sera colmatée. L’humanité pourra célébrer les insondables gisements de bonheur que la terre offre chaque jour, à tout un chacun.

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The 11th Hour (film écolo produit par Di Caprio)30.01.08

La dernière heure du cadran, avant qu’il ne soit trop tard. Le film dure 1H30. Entrecoupé de narrations de Leonardo di Caprio en extérieur, parfois dans la ville, souvent dans la nature, en chemise, face caméra, sobre, appliqué et charismatique. La première heure du film est une suite d’images brèves et très inquiétantes pour la plupart, et de commentaires d’une trentaine de spécialistes (scientifiques, écrivains, anciens politiques, de tous horizons et de différentes nationalités) qui font monter la pression.
Réchauffement climatique, pollutions, extinctions d’espèces animales, le tout pour prouver que notre temps est compté, si nous ne faisons rien, dans 30 ans, commence la fin de l’homme sur terre.
La musique est discrète, mais très efficace, émouvante quand il faut.
La dernière 1/2 heure est plus enthousiaste, « voilà les solutions, soyons green, on a du pain sur la planche mais tout n’est pas perdu, dans 100 ans nous passerons pour de bons terriens qui ont su assurer au bon moment »…

C’est un film bon. Très pédagogique, il fait prendre conscience sans donner de leçon, la présence de di Caprio rassure sans bluffer.
On en ressort encore plus décidé à agir humblement pour rallonger cette espérance de vie que des décennies de pétrochimie et des grandes industries ont considérablement raccourci.
Le verdict est sans appel, c’est bien depuis le début du pétrole que tout va mal.
C’est avec le début des éoliennes que tout peut s’arranger…

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