Dimanche Brunch26.05.08

Vasco de Gama appréciait beaucoup PM. Cependant, il le visitait rarement car, non seulement cinq cents ans les séparaient mais le contournement de l’Afrique obligeait Vasco à faire de nombreuses haltes avant de rallier Goa de Saint-Germain des Près.

Ensembles, tels deux gamins ivres d’illusions, ils évoquaient Proudhon, Bakounine, non sans écarter la possibilité d’un jour, d’être à leurs tours des révolutionnaires intempestifs. Cet après-midi là, Vasco arrive, demande à pouvoir prendre une douche car son iPod aléatoire l’avait littéralement obligé à courir autour du lac de la Muette et déballe sa hotte remplie de cadeau pour les enfants de PM, émerveillé des attentions de leur parrain portugais.

On sert le thé, on déjeune de trois fois rien, Vasco prend la guitare, entonne une ode à la polygamie et jusqu’au soir, on célèbre les retrouvailles de deux amis chers.

Sur le pas de la porte, PM fait promettre à Vasco d’écrire et lui glisse discrètement qu’il a reçu la veille des mains du Président la haute distinction poétiste, suite à la fugue qu’il composa pour O. Vasco pleure à chaude larme, congratule son ami et fout le camp.

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