Gloire Sur Ingrandes01.06.08

La Loire est versatile et peu navigable. Les fonds changent de places, des courants toujours très forts s’inversent, l’eau tourbillonne et les habitants de ses bords, même si ils ne s’y baignent que rarement, ont noué avec le fleuve une relation intense et mystérieuse.

C’est en Anjou que la tournée du garçon m’amène ce samedi. D’abord Angers dans l’après midi, puis Ingrandes sur Loire le soir, au bout d’un pont magnifique, qui ressemble avec un peu d’imagination à celui de Brooklyn. La Route du Sel, auberge tenue par Ludovic et Nathalie propose des concerts, des plats exquis dont le mulet au beurre blanc est une somptueuse spécialité, du rhum et trois chambres avec vue sur la Loire.

J’ai chanté ce soir là devant une quarantaine de personne dont quelques très bons amis du cru  très exactement 26 titres en trois sets. Avec le concours d’Emmanuel Travier qui joua le rôle de régisseur à la perfection, je me suis remémoré quelques lointains standards dont Domenico, Si Je Savais, Délit Des Lilas

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L’ERP dans l’Archipel13.02.08

Quand Elliott 1er passe de son rôle de Jean-Pierre Simon de TOTV au statut de pianiste pop pour accompagner Lausanne-Paris, forcément cela me libère de mes mouvements et j’en viens à danser, créant une sorte de vague initiatique, initiant la troupe entière à se mouvoir sans peur des miroirs. Saskia de L’ERP rejoint elle aussi les choeurs de L’orgasme et l’Archipel est agité d’un ressac agréable, parfois perce un début de tempête Kaospadisé puis l’accalmie revient. Hier soir, à l’Archipel, les tempi étaient 2, 3 points en dessous de la moyenne. Incontestablement toutefois, le cap est maintenu, notre bâtiment avance, l’étrave a scindé l’onde en stéréocéan, Gilles accueille à la proue, Flairs entonne ses shanties, Matcaster parle de hisser le pavillon de l’ouest, je tiens la barre. Du rhum !

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Amboise et Lola05.12.07

Lors de notre concert à Amboise, Flairs, Mathieu et moi nous sommes retrouvés dans le centre médiéval pour déjeuner. Après quelques hésitations, nous optâmes pour un salon de thé tranquille qui servait de copieux repas duquel nous ressortîmes une heure plus tard, bien disposés pour une promenade de santé, un passage éclair à l’hôtel du blason puis le retour vers le théâtre ou nous attendait Arnaud pour le soundcheck habituel.

En début de soirée, nous retrouvions Lola Lafon et son orchestre Leva. J’eus quelques échanges avec Lola et même si nos avis divergeaient sur certaines questions, notamment sur la question de la numérologie, il y avait comme une sorte de reconnaissance mutuelle. Je n’ai pas lu ses livres mais je trouve que sa musique balkanique était bien portée par sa présence. Sa voix qui perce dans les moments où elle joue une sorte de comédie. Plus tard, elle livre son patrimoine littéraire en semblant légèrement affectée par ce que cela représente à ses propres yeux.

Le lendemain, tout un chacun se jetait sur Libération, à la gare mais il n’en restait que deux exemplaires, Lola y signait un commentaire sur la semaine passée, au cours de laquelle elle déplorait le fait que des gens lui demandassent si elle savait démonter les horodateurs en sa qualité de Roumaine.

Après un bon set au cours duquel il fut de tradition de se mettre dans la peau du dompteur de chatons, je recueillis d’ailleurs de nombreux miaous, nous prîmes le verre de l’amitié au Shaker, de l’autre côté de la Loire et nous dégustâmes, en compagnie de Karine du rhum Antillais et notamment du Rhum JM, à noter qu’il n y avait pas de l’excellent rhum agricole Neisson.

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