Trois jours de détention27.03.08

Troisième matin que je descend chercher dans « Libération » l’article annoncé cette semaine. Troisième jour sans  Libération, troisième jour de détention.  Prisonnier d’une sorte de dépendance vis à vis de ma présence médiatique, à l’affut d’un article favorable et suffisamment convainquant pour entraîner avec lui l’élan nécessaire à la réussite de cette campagne discographique.

Hier matin, je rejoins mon quartier général établi au Café des Lettres rue de verneuil par la Seine dont le niveau était bien descendu. Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle systématique entre la vie fictive de Lucien de Rubempré et le scénario quotidien qu’il m’est donné d’interpréter.

Le rôle de ma vie m’entraîne de geôles en évasion. J’avais déjà séjourné derrière les barreaux de Guernesey, en face de chez Victor Hugo, me voilà encore en détention, depuis trois jours, cette fois-ci, dans la prison exigüe de l’orgueil mais j’ai les plans du bâtiment, tout est prêt, c’est pour aujourd’hui, ça y est, je m’évade au nez et à la barbe de l’homme qui lit la feuille de choux

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