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	<title>travis bürki &#187; style</title>
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	<description>Aujourd&#039;hui, bâtissons un présent poétique</description>
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		<title>lyrics</title>
		<link>http://www.travisburki.com/theatre</link>
		<comments>http://www.travisburki.com/theatre#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Nov 2007 15:12:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Travis Bürki</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
		<category><![CDATA[élégant]]></category>
		<category><![CDATA[Fougères]]></category>
		<category><![CDATA[illumination]]></category>
		<category><![CDATA[poète]]></category>
		<category><![CDATA[proximité]]></category>
		<category><![CDATA[style]]></category>
		<category><![CDATA[thé vert]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Voix]]></category>

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		<description><![CDATA[1. Les Grands Espaces
Je suis entré — j&#8217;ai vu la boulangère
Moi qui ne tombe &#8211; jamais amoureux
Comme si mon cœur traversé d&#8217;un éclair
De haut-en bas &#8211; se coupait en deux
J&#8217;ai acheté des croissants ordinaires
Elle m&#8217;a lancé — des yeux si chatoyants
J&#8217;ai surenchérit— d&#8217;une’miche  d&#8217;un éclair
J&#8217;n’ai pas l&#8217;appoint &#8211; mais j&#8217;ajoute en payant
Je ne suis qu’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>1. Les Grands Espaces</p>
<p>Je suis entré — j&#8217;ai vu la boulangère<br />
Moi qui ne tombe &#8211; jamais amoureux<br />
Comme si mon cœur traversé d&#8217;un éclair<br />
De haut-en bas &#8211; se coupait en deux</p>
<p>J&#8217;ai acheté des croissants ordinaires<br />
Elle m&#8217;a lancé — des yeux si chatoyants<br />
J&#8217;ai surenchérit— d&#8217;une’miche  d&#8217;un éclair<br />
J&#8217;n’ai pas l&#8217;appoint &#8211; mais j&#8217;ajoute en payant</p>
<p>Je ne suis qu’un homme<br />
Fragile et solitaire</p>
<p>Nous voilà tous les deux nus<br />
Dans les grands espaces<br />
Je dénoue ses cheveux bleus<br />
Et je l&#8217;enlace…</p>
<p>Nous voilà tous les deux nus<br />
Dans les grands espaces<br />
J’effleure ses lèvres charnues<br />
Et je l&#8217;enlace…</p>
<p>C&#8217;était un jour &#8211; non dénué de lumière<br />
je n&#8217;avais pas &#8211; d&#8217;idée préconçue<br />
Je suis retourné voir la boulangère<br />
J’avais besoin de m’tenir au jus</p>
<p>Dans cette vie jalonné de mystères<br />
Je m&#8217;abonne à &#8211; l&#8217;inattendu<br />
Je ne sais pas regarder en arrière<br />
Quand je fais mon marché conclu</p>
<p>Je ne suis qu&#8217;un homme<br />
Avec un cœur de pierre</p>
<p>Nous voilà tous les deux nus<br />
Dans les grands espaces<br />
Je dénoue ses cheveux bleus<br />
Et je l&#8217;enlace…</p>
<p>Et notre histoire continue<br />
Dans les grands espaces<br />
J’effleure ses lèvres charnues<br />
Dans les grands espaces</p>
<p>Je ne suis qu’un homme<br />
Solitaire</p>
<p>2. adéquate agathe</p>
<p>Agathe est aquatique et la cuite adéquate<br />
Ubiquité dans mon champ visuel<br />
Accros j&#8217;étais l&#8217;acrobate attitré d&#8217;Agathe<br />
Son funambule et lunatique Uriel</p>
<p>Adéquate Agathe de toutes les façons<br />
Agathe est adéquate quelle que soit la situation</p>
<p>Agathe est éclectique est cueille des coquelicots<br />
Promiscuité dans mon arche irréelle<br />
À court, j&#8217;étais le coureur délité d&#8217;Agathe<br />
Son noctambule et cinétique Uriel</p>
<p>Adéquate Agathe de toutes les façons<br />
Agathe est adéquate quelle que soit la situation</p>
<p>Puisqu&#8217;elle proscrit l&#8217;idylle<br />
Mon salut c&#8217;est d&#8217;aller<br />
Oser en la presqu&#8217;île cuver mes kilowatts<br />
J’écrirai sur l’écran, l&#8217;écrin secret d&#8217;Agathe<br />
Le somnambule unique intemporel</p>
<p>Adéquate Agathe de toutes les façons<br />
Agathe est adéquate quelle que soit la situation</p>
<p>3. Elle rêve</p>
<p>Elle a dans la peau<br />
Un homme qui se joue d’elle<br />
Qui la refuse mais qui l’appelle<br />
Elle veut arracher<br />
Ce glaive qui la tue<br />
Mais le couteau remue</p>
<p>Elle rêve, elle rêve<br />
De s’émanciper de ce fléau<br />
Elle rêve, elle rêve<br />
D’un homme qui mette son cœur au chaud</p>
<p>Elle se débat<br />
Et la mer se déchaine<br />
Mais elle demeure encore la proie<br />
De celui qui joue<br />
À l’entourer de chaines<br />
Et qui n’écoute jamais sa voix</p>
<p>Elle rêve, elle rêve<br />
De s’émanciper de ce fléau<br />
Elle rêve, elle rêve<br />
D’un homme qui mette son cœur au chaud</p>
<p>Quand elle aura l’homme<br />
Elle verra devant elle<br />
Dans l’orage un arc-en-ciel<br />
Elle arrachera<br />
Ce couteau qui la tue<br />
Ne fait que faire taire ses vertus</p>
<p>Elle rêve, elle rêve<br />
De s’émanciper de ce fléau<br />
Elle rêve, elle rêve<br />
D’un homme qui mette son cœur au chaud<br />
Elle rêve, elle rêve<br />
Elle voit le visage de son héros<br />
Elle rêve, elle rêve<br />
De s’envoler de plus en plus haut</p>
<p>Elle cherche l’homme<br />
Qui soit libre et qui soit là<br />
Pas un fantôme<br />
Qui dit j’arrive mais qui s’en va<br />
Elle cherche l’homme<br />
Qui la prenne enfin dans ses bras<br />
Elle cherche l’homme<br />
Est-ce qu’elle le trouvera ?</p>
<p>4. LE PLUS HEUREUX DES HOMMES</p>
<p>Même si je ne suis pas ton style d’homme<br />
Même si je n’entre pas dans les critères requis<br />
Ecoute jusqu’au bout la mélopée que je te fredonne<br />
Je ne la chante pas à n’importe qui<br />
Mais à toi qui ne me prends jamais au sérieux<br />
Si sur moi tu posais tes yeux</p>
<p>Même si je ne suis pas aussi mignon qu’untel<br />
Même si je n’ai pas autant de répartie<br />
S’il faut te conquérir comme une citadelle<br />
Je relèverai ardemment tous les défis<br />
Quand à toi qui ne me prends jamais au sérieux<br />
Si sur moi tu posais tes yeux</p>
<p>Je serai le plus heureux des hommes<br />
Tu seras la mieux aimée des femmes<br />
Je croquerai dans toutes tes pommes<br />
Ton amour élèvera mon âme<br />
La vie deviendra le roman rêvé<br />
Mais tu ne me regardes pas</p>
<p>J’accuse le coup je ne dors plus je fume<br />
Je crois voir ton visage à tous les coins de rues<br />
Je deviens fou, je tousse et je m’enrhume<br />
De ton cœur je ne serai jamais l’élu<br />
Avec toi qui ne m’a jamais remarqué<br />
Si des fois je vaincs ma timidité</p>
<p>Je serai le plus heureux des hommes<br />
Tu seras la mieux aimée des femmes<br />
Je croquerai dans toutes tes pommes<br />
Ton amour élèvera mon âme<br />
La vie deviendra le roman rêvé<br />
Mais tu ne me regardes pas</p>
<p>Cette fois c’est décidé je te déclare ma flamme<br />
Je te guette et je m’approche avec mon bouquet<br />
Ton sourire instantanément fait que mon cœur s’enflamme<br />
Je récolte les fruits de ma ténacité<br />
J’ai le choix te prendre la main ou t’embrasser<br />
Mais c’est toi qui me colles un baiser</p>
<p>Me voilà le plus heureux des hommes<br />
Te voilà la mieux aimée des femmes<br />
Je croquerai dans toutes tes pommes<br />
Ton amour élèvera mon âme<br />
La vie deviendra le roman rêvé<br />
Mais qui ne s’arrêtera pas<br />
La vie est déjà le roman rêvé<br />
Chaque heure que je passe avec toi</p>
<p>5. TA MEILLEURE AMIE</p>
<p>J’ai trop de flegme<br />
Et je ne sais plus m’émouvoir<br />
Je passe à côté des miroirs<br />
Sans te voir</p>
<p>Je ne sais plus si je t’aime<br />
Mais il vaut mieux pour le savoir<br />
Que j’essaie de te dire au revoir<br />
Dès ce soir</p>
<p>Je complique tout<br />
Je sais ça n’tient pas debout<br />
Mais il faut que je t’avoue<br />
Une autre femme entre nous<br />
S’est immiscée peu à peu<br />
Je sais que c’est interdit<br />
Je suis tombé amoureux<br />
De ta meilleure amie</p>
<p>Ça fait un mois<br />
Que j’essaie de te l’annoncer<br />
Je commence mais à chaque fois<br />
Notre bébé</p>
<p>S’agite un peu dans son berceau<br />
Et je ne trouve pas les mots<br />
Alors je te serre dans mes bras<br />
Et voilà</p>
<p>Je complique tout<br />
Je sais ça n’tient pas debout<br />
Mais il faut que je t’avoue<br />
Une autre femme entre nous<br />
S’est immiscée peu à peu<br />
Je sais que c’est interdit<br />
Je suis tombé amoureux<br />
De ta meilleure amie</p>
<p>Ça fait dix ans<br />
Dix ans que tu t’en es allée<br />
Refaire ta vie à l’étranger<br />
Pendant ce temps</p>
<p>Ta meilleure amie m’a quitté<br />
Ainsi que toutes les autres femmes<br />
à croire que j’ai du répéter<br />
Ad Eternam…</p>
<p>6. GRANDIS</p>
<p>Si tu ne veux pas revenir en arrière<br />
Si tu ne peux pas arrêter le temps qui s’en va<br />
Au lieu de cultiver des hectares de colère<br />
Au lieu de diriger ta force contre toi</p>
<p>Grandis<br />
Comme une tige qui germe<br />
Grandis<br />
Comme une fleur qui s’affirme<br />
Grandis<br />
Ne reste pas sous la terre mais<br />
Grandis<br />
Car c’est ton bonheur qui donne un sens à ma vie</p>
<p>Si tu ne peux pas anéantir le doute<br />
Si tu ne sais pas endiguer la douleur<br />
Si tu ne veux plus continuer la route<br />
Si tu n’oses pas éradiquer tes peurs</p>
<p>Grandis<br />
Comme une tige qui germe<br />
Grandis<br />
Comme une fleur qui s’affirme<br />
Grandis<br />
Ne reste pas sous la terre mais<br />
Grandis<br />
Car c’est ton bonheur qui donne un sens à ma vie</p>
<p>Te voilà fin prêt à entrer dans le monde<br />
N’as tu pas trouvé au fond de ton cœur<br />
La petite flamme intime vagabonde<br />
A qui les univers répètent en chœur</p>
<p>Grandis<br />
Comme une tige qui germe<br />
Grandis<br />
Comme une fleur qui s’affirme<br />
Grandis<br />
Ne reste pas sous la terre mais<br />
Grandis<br />
Car c’est ton bonheur qui donne un sens à ta vie</p>
<p>7. Apophthegme</p>
<p>Je lègue mon âme à la science<br />
et mon vieux réveil au Bouddah<br />
nommé le jour de ma naissance<br />
pour habiter dans le corps d&#8217;un chat<br />
La fleur de l&#8217;âge est sans défense,<br />
avec le temps fanera</p>
<p>Au revoir, à bientôt, porte toi bien<br />
souviens toi de ta fille et ton petit chien<br />
réponds moi et dis moi quand tu reviens</p>
<p>es-tu bien certaine de m&#8217;avoir entendu<br />
il ne faut plus me chercher au CHU<br />
sache que tu parles hélas à mon épithalame<br />
au moment même où je te prends pour femme<br />
j&#8217;ai reçu trois coups de couteau<br />
de la main d&#8217;Eros ab irato</p>
<p>8. Grain de raison</p>
<p>Je suis un grain de raisin<br />
Je viens d’éclore ce matin<br />
Au lendemain de l’hiver<br />
Et je suis rond comme la terre</p>
<p>Du grand soleil, de la pluie<br />
Je deviens noir comme la nuit<br />
Et je grandis et j’atteins<br />
Le ton qui mène au tanin</p>
<p>Je réjouis tous les cœurs<br />
des ho-ommes<br />
Je fais sourire les femmes<br />
Quand je coule à flot</p>
<p>Je les fais chanter en chœur<br />
c’est co-omme<br />
Si j’élevais leurs âmes<br />
De plus en plus haut</p>
<p>Je suis un grain de raisin<br />
Que l’on vendange à la main<br />
Ecrasé dans le pressoir<br />
Il est trop tôt pour me boire</p>
<p>De cuve en cuve je fermente<br />
A la sortie de l’été<br />
J’approfondi ma charpente<br />
Et de ma robe empourprée</p>
<p>Je réjouis tous les cœurs<br />
des ho-ommes<br />
Je fais se pâmer les femmes<br />
Quand je coule à flot</p>
<p>Je les fais chanter en chœur<br />
c’est co-omme<br />
Si j’élevais leurs âmes<br />
De plus en plus haut</p>
<p>Je n’ai pas fait tout ça en vain<br />
Je me bonifie comme le bon vin</p>
<p>Je n’ai pas fait tout ça en vain<br />
Je me bonifie comme le bon vin</p>
<p>Je suis un grain de raison<br />
Cueilli dans la fleur de l’âge<br />
Mes larmes sont de saison<br />
Qui devine mon cépage ?</p>
<p>Quand je réveille les papilles<br />
Avec mon nez floral<br />
Mes arômes de myrtille<br />
Éclatent en bouquet final…</p>
<p>Je réjouis tous les cœurs<br />
des ho-ommes<br />
Je fais sourire les femmes<br />
Quand je coule à flot</p>
<p>Je les fais chanter en chœur<br />
c’est co-omme<br />
Si j’élevais leurs âmes<br />
De plus en plus haut</p>
<p>9. La petite cochonne</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une petite cochonne<br />
Anonyme pour ne vexer personne<br />
Pour la sauver dans ton téléphone<br />
Tu la nommeras la petite cochonne</p>
<p>Elle regarde avec des yeux gourmands<br />
Les garçons qui travaillent torse nu<br />
Elle se passe la langue lentement<br />
Sur les lèvres et dit : salut, je suis</p>
<p>Celle que l&#8217;on nomme la petite cochonne<br />
Anonyme pour ne vexer personne<br />
Pour la sauver dans ton téléphone<br />
Tu la nommeras la petite cochonne</p>
<p>Hier matin au bord de l&#8217;océan<br />
Elle s&#8217;était sur le sable étendue<br />
Quand elle vit quatre garçons dans le vent<br />
Elle s&#8217;est levé et s&#8217;est mise toute nue</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une petite cochonne<br />
Anonyme pour ne vexer personne<br />
Pour la sauver dans ton téléphone<br />
Tu la nommeras la petite cochonne</p>
<p>Elle a passé tout l&#8217;après-midi<br />
En compagnie du joyeux quatuor<br />
De scarabées quand ils sont partis<br />
Elle en demandait toujours encore</p>
<p>Infatigable petite cochonne<br />
Toutes les mêmes pour ne vexer personne<br />
Avant d&#8217;obtenir son téléphone<br />
Invite à danser petite cochonne</p>
<p>Elle avait tellement besoin d&#8217;amour<br />
qu&#8217;elle a du aller chez les pompiers<br />
Sympathiser jusqu&#8217;au petit jour<br />
Avec la caserne au grand complet</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une petite cochonne<br />
Anonyme pour ne vexer personne<br />
pour la sauver dans ton téléphone<br />
Tu la nommeras la petite cochonne</p>
<p>Et l&#8217;histoire de la petite cochonne<br />
s&#8217;arrête là pour ne vexer personne<br />
Pour la garder dans ton téléphone<br />
Télécharges  la petite cochonne.</p>
<p>10. HÉLÈNE</p>
<p>Tu dis je t’emmène mais tu n’as pas<br />
L’idée de qui, L’idée de où<br />
L’idée de quand, L’idée de comment<br />
Tu dis je connais, Mais tu n’as pas<br />
L’idée de quoi, L’idée de quelle<br />
L’idée de quand, L’idée de pourquoi</p>
<p>Cependant des foules te suivent<br />
Tu les Regardes à la déri-i-i-i-i-ive</p>
<p>HÉLÈNE<br />
Tu ne laisses pas une seule chance à l’amour<br />
HÉLÈNE<br />
Mais la vie n’est pas plus belle quand tu cours<br />
HÉLÈNE<br />
Tout ce que tu dis à ceux qui t’appellent au secours, c’est cours !<br />
Une chorégraphie vaut mieux qu’un discours<br />
Tu cours à perdre haleine…</p>
<p>Tu nous a promis monts et merveilles<br />
Mais nous avons été — beaucoup trop crédules<br />
Tu t’étais pris pour la reine des abeilles<br />
Qui voulait faire faire — du miel à des libellules</p>
<p>Mais maintenant qu’a sonné l’heure<br />
Ton inconscient te chante en chœur</p>
<p>HÉLÈNE<br />
Tu ne laisses pas une seule chance à l’amour<br />
HÉLÈNE<br />
Mais la vie n’est pas plus belle quand tu cours<br />
HÉLÈNE<br />
Tout ce que tu dis à ceux qui t’appellent au secours, c’est cours !<br />
Une chorégraphie vaut mieux qu’un discours<br />
Tu cours à perdre haleine…</p>
<p>Tu dis je t’emmène mais tu n’as pas<br />
L’idée de qui, L’idée de où<br />
L’idée de quand, L’idée de comment<br />
Tu dis je connais, Mais tu n’as pas<br />
L’idée de quoi, L’idée de quelle<br />
L’idée de quand, L’idée de pourquoi</p>
<p>Cependant des foules te suivent<br />
Tu les Regardes à la déri-i-i-i-i-ive</p>
<p>HÉLÈNE<br />
Tu ne laisses pas une seule chance à l’amour<br />
HÉLÈNE<br />
Mais la vie n’est pas plus belle quand tu cours<br />
HÉLÈNE<br />
Tout ce que tu dis à ceux qui t’appellent au secours, c’est cours !<br />
Une chorégraphie vaut mieux qu’un discours<br />
Tu cours à perdre haleine…</p>
<p>11. LE TGV</p>
<p>Tout a commencé<br />
Un vendredi soir<br />
Dans la voiture bar<br />
De ce TGV</p>
<p>Reflets des miroirs<br />
La vitre teintée<br />
A fait se croiser<br />
Nos regards</p>
<p>J’ai téléphoné<br />
Pour décommander<br />
Le repas du soir<br />
A cause du retard</p>
<p>Toi tu pianotais<br />
Un très long message<br />
Sans voir défiler<br />
Le paysage</p>
<p>C’était l’avant vieille de Noël 2000<br />
J’avais admiré ton visage<br />
Pour te revoir entre Bruxelles et Lille<br />
J’ai souvent fait le même voyage</p>
<p>J’aurais dû peut-être<br />
Alors faire paraître<br />
Une petite annonce<br />
Dès le lendemain</p>
<p>J’aurais écris : vu<br />
Très belle inconnue<br />
Dans la voiture bar<br />
Hier soir</p>
<p>Forte récompense<br />
A qui me ramène<br />
Un tel phénomène<br />
De qui, pas de chance</p>
<p>Le temps de descendre<br />
Entre deux regards<br />
La foule à Lille Flandre<br />
Me sépare</p>
<p>C’était l’avant vieille de Noël 2000<br />
J’avais admiré ton visage<br />
Pour te revoir entre Bruxelles et Lille<br />
J’ai souvent fait le même voyage</p>
<p>Des années plus tard<br />
Toujours embarqué<br />
A neuf heures et quart<br />
Dans le TGV</p>
<p>Quelqu’un s’est assis<br />
En face de moi<br />
C’était toi, je n’y<br />
Croyais pas</p>
<p>Pas un jour passé<br />
Sans que je ne pense<br />
À ce rêve immense<br />
Qui s’est exaucé</p>
<p>Pour toi j’ai gardé<br />
Moi ton amoureux<br />
J’ai gardé ce que<br />
J’ai de mieux</p>
<p>C’était l’avant vieille de Noël 2000<br />
J’avais admiré ton visage<br />
Pour te revoir entre Bruxelles et Lille<br />
J’ai souvent fait le même voyage…</p>
<p>12. LES FAONS</p>
<p>Au milieu des champs<br />
Au sud est de mon pays<br />
Sans but apparent<br />
J’ai épaulé mon fusil</p>
<p>Je n&#8217;avais pas faim<br />
Je n&#8217;avais pas besoin d&#8217;argent<br />
J’ai tué un daim<br />
Qui volait dans le firmament</p>
<p>Reflétés dans l&#8217;eau d&#8217;un ruisseau d&#8217;argent<br />
Les yeux d&#8217;Irène aux bois dormant</p>
<p>Grands ouverts m&#8217;ont fait faire le serment<br />
D’alléger le cœur des faons.</p>
<p>Sur mon cheval blanc<br />
à l&#8217;orée d&#8217;un bois mystérieux<br />
Le tonnerre grondant<br />
Je cherche un abri en ce lieu</p>
<p>J’aperçois au loin<br />
Au bout d&#8217;un sentier sinueux<br />
Deux tout petits points<br />
Scintillants et lumineux</p>
<p>Reflétés dans l&#8217;eau d&#8217;un ruisseau d&#8217;argent<br />
Les yeux d&#8217;Irène aux bois dormant</p>
<p>Grands ouverts m&#8217;ont fait faire le serment<br />
D’alléger le cœur des faons.</p>
<p>Au quatorzième ciel<br />
En amont des béatitudes<br />
Un astre essentiel<br />
S’est joué de ma solitude</p>
<p>étonné de sa compassion<br />
J’ai voulu éprouver sa forme<br />
Mais l&#8217;écrin de ma passion<br />
S’est métamorphosé en orme</p>
<p>Reflétés dans l&#8217;eau d&#8217;un ruisseau d&#8217;argent<br />
Les yeux d&#8217;Irène aux bois dormant</p>
<p>Grand ouverts m&#8217;ont fait faire le serment<br />
D’alléger le cœur des faons.</p>
<p>ALBUM CE GARÇON (2008)</p>
<p><strong>1. </strong><a title="grille + partition de ce garçon" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11852&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc"><span class="travislinktext"><strong>Ce garçon</strong> </span></a></p>
<p>Ce garçon aime tous les gens<br />
Les Étrangères et les absents<br />
Il les accoste en chantant<br />
Les tutoie quand ils sont vivants</p>
<p>Pas très bien coiffé<br />
Avec son vélo<br />
Il va t’inviter à venir prendre un peu de bordeaux<br />
S’il est bien luné<br />
Dans sa <a title="2CV" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citro%C3%ABn_2CV">deux-chevaux</a><br />
Il va t’emmener promener vers un pays plus chaud</p>
<p>Il est comédien<br />
Sans se faire prier<br />
Il ne sait pas bien rester tout seul et si vous saviez<br />
Le cœur sur la main de ce grand enfant<br />
Qui sait jouer du <a title="non ce n'était pas le radeau" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Brassens" target="_blank">Brassens</a> à la guitare en pédalant</p>
<p>Ce garçon aime tous les gens<br />
Les orphelins, les filles avec leur maman<br />
Il les accompagne avant<br />
De s’envoler vers d’autres continents</p>
<p>Compagnon des vedettes<br />
Ami des voyous<br />
Il partage avec<br />
En disant ce qui est à moi est à nous</p>
<p>Pour lui l’univers<br />
Est communautaire<br />
Il ne comprend pas les égoïstes et les solitaires</p>
<p>Vous êtes vivants.</p>
<p>2. <strong><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11866&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc"><span class="travislinktext">ton potentiel</span></a></strong></p>
<p>Avec ton potentiel<br />
Hors du commun<br />
Ton humour exceptionnel<br />
Tout un chacun<br />
Voit en toi le descendant<br />
D’une lignée fantastique<br />
Qui va d’<a title="sleepers" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Woody_Allen" target="_blank">Allen</a> à <a title="K" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Kubrick" target="_blank">Kubrick</a><br />
On t’a connu plus en forme<br />
On a pronostiqué<br />
Que ton physique hors norme<br />
Allait tout emballer<br />
Mais les jours et les mois passent<br />
Qu’est-ce que tu fais ?<br />
À part du sur place<br />
En te regardant jouer…</p>
<p>Tu nous déçois quelque peu<br />
Tu ne joues que dans des films cons<br />
Excepté parfois quand tu veux<br />
Quitter ton statut de <a href="Pygmalion">Pygmalion</a><br />
Tu nous déçois quelque peu<br />
Fais nous marcher ton imagination<br />
De ton carquois, décoche deux<br />
Flèches vers l’une vers nous l’autre vers <a href="http://www.egypte-antique.com/grece/cupidon.php" target="_blank">Cupidon</a></p>
<p>Bien sûr tu gagnes<br />
A lot of money<br />
Tu pourrais acquérir<br />
Une toile de <a title="london" href="http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/img/monet.jpg" target="_blank">Monnet</a><br />
Mais tu dilapides<br />
Tes salaires<br />
En parfums en UV et en crème solaire</p>
<p>Avec ton potentiel<br />
Hors du commun<br />
Ton style existentiel<br />
Quasiment aucun<br />
Membre du showbiz<br />
Ne peut te vexer<br />
Tant que tu leur fais la bise<br />
Il sauront te vénérer<br />
Quand tu prenais des risques<br />
Tu évitais les rixes<br />
Tu vidais moins ta flasque<br />
En expédiant moins de fax<br />
Avoue qu’avant, la vie devant<br />
Le rendez-vous dérive…</p>
<p>Tu nous déçois quelque peu<br />
Tu ne joues que dans des films cons<br />
Excepté parfois quand tu veux<br />
Quitter ton statut de Pygmalion<br />
Tu nous déçois quelque peu<br />
Fais nous marcher ton imagination<br />
De ton carquois, décoche deux<br />
Flèches vers l’une vers nous l’autre vers Cupidon</p>
<p>Bien sûr tu gagnes<br />
Mucho denaro<br />
Tu pourrais acquérir<br />
Un <a title="Louveciennes" href="http://www.rfi.fr/actufr/images/075/04_pissaro_louveciennes432.gif" target="_blank">Camille Pissaro</a><br />
Mais quelle importance<br />
Après tout<br />
Celui auquel je pense<br />
S’en contre fout.</p>
<p>3. <a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11859&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc"><strong><span class="travislinktext">Les inquiets</span></strong></a></p>
<p>Les inquiets sont comme vous et moi<br />
Ils ont les poches pleines de soucis<br />
Chaque jour est source d’émoi<br />
Ils font des cauchemars chaque nuit</p>
<p>Que l’un d’entre eux se réfugie<br />
Dans les dogmes d’une religion<br />
Ou Qu’en thérapie un autre confie<br />
Ses maux les inquiets sont légions</p>
<p>Les inquiets transmettent leur spleen<br />
Lorsque leur visage est fermé<br />
Sur jouent un air de mandoline<br />
Qui suffirait à déprimer</p>
<p>Les exaltés en blouse blanche<br />
Qui leur proscrivent à tour de bras<br />
Des molécules en avalanche<br />
Qui rechutent en désarroi</p>
<p>Lorsqu’on est inquiets est-ce que c’est pour la vie<br />
Est-ce une incurable maladie<br />
Que l’on attrape en discutant tant avec un inquiet<br />
Qu’avec un quidam inquiétant</p>
<p>Les inquiets remettent à plus tard<br />
Les rendez vous qui leur font peur<br />
Et prennent un ton des plus bizarres<br />
Pour demander plusieurs fois : vous avez l’heure</p>
<p>Quand il ne sont pas silencieux<br />
Ils ont toujours des catastrophes<br />
Qu’ils dramatisent assez pour mieux<br />
Donner du tragique à leur strophe</p>
<p>Ils décèlent au moindre signe<br />
Validant leur superstition<br />
L’imminence funeste et maligne<br />
D’un drame avec détonation</p>
<p>Passés maîtres dans l’art de faire<br />
Naître la culpabilité<br />
Chez ceux qui voudraient se défaire<br />
De leur compagnie prolongée</p>
<p>Les inquiets attrapent au passage<br />
La moindre petite anxiété<br />
Qu’ils transforment aussitôt en orage<br />
Afin d’en être bien trempé</p>
<p>Si la foudre ne s’abat pas<br />
Sur eux pendant ce petit jeu<br />
Ils craindront pour autre que soi<br />
Car ils savent s’inquiéter pour deux</p>
<p>N’allez pas vous identifier<br />
À l’objet de la description<br />
Un proche saura bien s’y plier<br />
Par le biais de la projection</p>
<p>Que vous l’eussiez longtemps subi<br />
Ou qu’un court instant ait suffit<br />
Souhaitez qu’il ne  vous ait transmis<br />
Un peu de sa mélancolie !</p>
<p>Lorsqu’on est inquiets est-ce que c’est pour la vie<br />
Est-ce une incurable maladie<br />
Que l’on attrape en discutant tant avec un inquiet<br />
Qu’avec un quidam inquiétant</p>
<p>Qu’on attrape en discutant tant avec un inquiet<br />
Qu’avec soi-même en passant</p>
<p>4. <a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11861&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong><span class="travislinktext">lausanne–paris</span></strong></a></p>
<p>Elle est pâle et porte un chapeau<br />
S’est assise au bord de l’eau<br />
Du <a title="pas le feu" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4b/Genfersee.jpg" target="_blank">lac Léman</a>, à la sortie de <a title="1967" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lausanne" target="_blank">Lau-<br />
Sanne</a> et les années les amènent jusqu’à nous.</p>
<p>Il ne sait pas d’où il vient<br />
Ni pourquoi il lui prend la main<br />
S’il fallait un signe du destin<br />
Dans les mots, dans les moments les plus doux</p>
<p>Elle s’était teint les cheveux<br />
En cramoisi écarlate<br />
Fasciné par ses yeux<br />
Il cherchait le geste qui flatte</p>
<p>Il l’emmène en lui disant<br />
La vie ce n’est qu’un instant<br />
Les promesses et les baisers<br />
C’est du vent, c’est du vent</p>
<p>Elle le sait et lui répond<br />
L’amour, c’est pour les chansons<br />
Le romantisme est passé<br />
25 ans plus tard ensembles à Paris, Paris !</p>
<p>Que reste t-il des années ?<br />
Des minutes ensoleillées ?<br />
Qu’un manteau de neige aura recouvert<br />
Avant que le printemps ait fait fondre l’hiver</p>
<p>Il faudra changer de décor<br />
D’est en ouest et du sud au Nord<br />
C’est à croire que la vie tire au sort<br />
Et pourrait signer nos carnets de bord</p>
<p>Elle s’était teint les cheveux<br />
En cramoisi écarlate<br />
Fasciné par ses yeux<br />
Il cherchait le geste qui flatte</p>
<p>Il l’emmène en lui disant<br />
La vie ce n’est qu’un instant<br />
Les promesses et les baisers<br />
C’est du vent, c’est du vent</p>
<p>Elle le sait et lui répond<br />
L’amour, c’est pour les chansons<br />
Le romantisme est passé 25 ans plus tard à bord du <a title="TGV" href="http://www.photos-de-trains.net/voir_la_photo_1066_tgv_lyria_a_la_vessoye.html" target="_blank">Lausanne-Paris</a> !</p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11862&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>5. <span class="travislinktext">l’orgasme</span></strong></a></p>
<p>Je suis venu pour te baiser<br />
Pas pour déclamer des poèmes<br />
J’ai senti que ça te plaisait<br />
Tes yeux m’ont avoué que tu aimes</p>
<p>Quand je plonge dans ton décolleté<br />
Que j’arrache d’un coup sec ta robe<br />
Ton souffle vient d’accélérer<br />
Pendant que je te mords le lobe</p>
<p>Je fais glisser entre tes jambes<br />
Ta petite culotte en dentelle<br />
Ton sexe mouille ton sexe flambe<br />
Et claquent les porte-jarretelles</p>
<p>Femme issue de nuits interlopes<br />
Que j’ai volé dans les bas-fonds<br />
Fais-moi ouïr ta mélodie pop<br />
Que je l’apprenne à l’unisson</p>
<p>C’est bon de te faire monter<br />
Vers l’extase et la clarté<br />
Des vagues vont t’envelopper<br />
Et tu vas pouvoir crier</p>
<p>Tu cris tu hurles et tu gémis<br />
Jamais l’amour ne fut si fort<br />
Je te baise tout l’après midi<br />
Contre toi le soir, je m’endors</p>
<p>Tu laisse ta main dans mes cheveux<br />
Se balader je sens ton corps<br />
Humide et chaud est-ce que tu veux<br />
Qu’à présent, je te prenne encore ?</p>
<p>C’est bon de te faire monter<br />
Vers l’extase et la clarté<br />
Des vagues vont t’envelopper<br />
Et tu vas pouvoir crier</p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11860&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>6.</strong></a></p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11858&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>7. <span class="travislinktext">Les fleurs</span></strong></a></p>
<p>Cachée dans un bosquet<br />
Votre parfum vous perd<br />
Vous croyez vous échapper<br />
Mais quelqu’un vous repaire</p>
<p>Il n’y a pas de grâce au<br />
Dessus de vous, pâmez vous sans peur<br />
Rien dans l’espace au-<br />
Ssi majestueux qui nous effleure</p>
<p>L’embaumante a le teint pâle<br />
À peine éclose les sépales<br />
Offre le chant qui tente Ulysse<br />
L’éclat de Lys ou d’Amaryllis</p>
<p>Capucine orchidée Lys<br />
Marguerite hibiscus pétunia<br />
Hortensia soucie lotus<br />
Yacinthe œillet bégonia</p>
<p>Tulipe rose tournesol<br />
Pâquerette flaming parrow</p>
<p>Il n’y a pas de grâce au<br />
Dessus de vous, pâmez vous sans peur<br />
Rien dans l’espace au-<br />
Ssi majestueux que vous ; les fleurs.</p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11854&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>8. <span class="travislinktext">Daphné</span></strong></a></p>
<p>Quand Daphné prend ses jambes à son cou<br />
C’est pour garder sa liberté<br />
Qu’un méchant dieu qui se fout de tout<br />
Veut lui ravir contre son gré</p>
<p>Daphné, le vent souffle dans tes branches<br />
Les fleurs éclosent en tes hanches</p>
<p>Daphné ne veut pas de l’amour de ce fou<br />
Ni celui d’autres insensés<br />
Seulement la caresse sur ses joues de la nature ensoleillée</p>
<p>Daphné le vent souffle dans tes branches<br />
Les fleurs éclosent en tes hanches</p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11856&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>9. <span class="travislinktext">La Femme Océan</span></strong></a></p>
<p>Elle a déplacé les falaises en les giflant de son ressac<br />
Puis, s’étant retiré, s’apaise, permettant le passage du bac<br />
Elle se lève, laissant tourner la lune<br />
Elle caresse et façonne les dunes et semble enfin<br />
Prête à entendre Neptune.</p>
<p>Connaît-elle un volcan qui sommeille<br />
C’est étonnant mais s’il se réveille<br />
Il ne fera rien, rien d’inquiétant<br />
Vous pouvez séjourner en ses flancs<br />
Sans la crainte de quelque accident<br />
Il ne fera rien, même incandescent</p>
<p>Il est amoureux de la femme océan<br />
Alors il dort en attendant<br />
Que le ciel bleu se couvre un instant<br />
Et que sur lui tombe la pluie torrentielle<br />
De la Femme Océan</p>
<p>La Femme Océan</p>
<p>Elle s’est ouverte cette nuit<br />
Maintenant en suspend ses flots<br />
Traçant un chemin jusqu’à lui<br />
Afin qu’enfin il se jette à l’eau</p>
<p>Elle accueille dans ses bras l’éruption<br />
Chaude lave qui fait bouillir les grands fonds<br />
Ronde et grave leurs deux voix montent à l’unisson :</p>
<p>Océan rien ne peut te remplir en un jour<br />
Et les larmes d’amour te feront déborder<br />
C’est de là que la pluie inonde aux alentours<br />
Le fleuve hors de son cours toujours se jette dans</p>
<p>La Femme Océan.</p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11855&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>10. <span class="travislinktext">ébloui</span></strong></a></p>
<p>Je t’ai rencontré dans une ville en feu,<br />
Les tramways emportaient les gens loin de chez eux<br />
Nous courûmes nous réfugier sous le<br />
Grand arbre et nous avons cligné des yeux</p>
<p>Ébloui<br />
sous la pluie<br />
aujourd’hui, je te cherche encore,<br />
je t’aperçois quand je m’endors<br />
Rien de ce que j’ai vu depuis ne m’ébloui</p>
<p>Nous n’avons pas fait de plans sur la <a title="Halley les comètes!" href="http://www.lasam.ca/billavf/nineplanets/comets.html">comète</a>,<br />
juste un feu grâce à la dernière allumette<br />
Dans mon cou, tu es venu blottir ta tête, j<br />
’aurais voulu que jamais l’instant ne s’arrête</p>
<p>Comme le temps nous a manqué, se laissera t-il rattraper<br />
Au milieu de l’immensité, je veux partir te retrouver<br />
Tes mains, tes yeux sont un trésor et savent rayonner plus fort<br />
Que les soleils des <a title="milky way" href="http://www.le.ac.uk/physics/faulkes/web/images/galaxies.jpg">galaxies</a> personne à part toi ne m’ébloui</p>
<p>Ne disparais pas dans les nues, ah<br />
je ne veux te perdre de vue</p>
<p>Juste avant que le petit jour se lève<br />
j’ai déposé un baiser sur tes lèvres<br />
L’eau de pluie ruisselait sur tes cheveux,<br />
ma main sur ton front a fermé tes yeux</p>
<p>Ébloui<br />
sous la pluie<br />
aujourd’hui, je te cherche encore, je t’aperçois quand je m’endors<br />
Ébloui dans la nuit nouvelle étoile qui luit.</p>
<p><a title="grille + partition de feng shui" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11857&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc"><strong>11. <span class="travislinktext">feng shui</span></strong></a></p>
<p>Quand la lune est pleine<br />
Je ne suis plus le même<br />
Je sors de chez moi<br />
Complètement transformé</p>
<p>Dans mon <a title="le sac des garçons" href="http://www.floriandenicourt.com/menu.htm" target="_blank">sac</a> à dos<br />
Des outils spéciaux<br />
Une paire de gants<br />
Et le <a title="le quartier européen " href="http://www2.cnrs.fr/presse/thema/129.htm">plan du quartier</a></p>
<p>J’entre chez les gens<br />
Quand ils sont absents<br />
Je tire les rideaux<br />
J’essaie d’être discret</p>
<p>Je déplace un lit<br />
J’enlève un miroir<br />
J’arrose une <a title="soigner par elle" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plante_m%C3%A9dicinale">plante</a><br />
Et je referme à clef</p>
<p>Mais détrompez-vous<br />
Je ne suis pas ce-<br />
Lui que vous croyez</p>
<p>Sous les apparences<br />
Se cache en un sens<br />
Un nouveau métier :</p>
<p>Je ne suis pas un bandit<br />
Même si j’entre par effraction<br />
Je suis l’expert en Feng Shui<br />
Je fais bouger le Chi dans la maison</p>
<p><a title="8563089564321867531212117898" href="http://www.jeandanielfermier.com/">Numérologie</a><br />
Musicologie<br />
Je connais tout ça<br />
Sur le bout de mes doigts</p>
<p>La superficie<br />
<a title="écolo light par Blachère" href="http://www.blachere-illumination.com/page-evenement.html" target="_blank"> L’illumination</a><br />
J’en ajoute ici<br />
J’installe un carillon  (ding ding)</p>
<p>Or la nuit dernière<br />
Un quartier désert<br />
Des volets fermés<br />
Là je fais mon entrée</p>
<p>Je passe le portail<br />
Je saute aïe aïe aïe<br />
Je n’avais pas vu<br />
Cette flaque où j’ai chu</p>
<p>Me voilà trempé<br />
Jusqu’à mi-mollet<br />
Je fouille dans mon sac</p>
<p>Les colocataires<br />
Arrivent et me trouvent<br />
La main dans le sac</p>
<p>Je ne suis pas un bandit<br />
Même si j’entre par effraction<br />
Je suis l’expert en Feng Shui<br />
Je fais bouger le Chi dans la maison</p>
<p>Expliquez leur ce que c’est que le Chi<br />
Qu’est ce que c’est que le Chi ?<br />
Qu’est ce que c’est que le<br />
Mouvement d’air vecteur de grande énergie<br />
Vecteur d’énergie<br />
Qu’importe, l’inspecteur de la PJ<br />
L’inspecteur de la PJ<br />
M’a mis en état, m’as mis en état d’arrestation.</p>
<p>Derrière les barreaux<br />
De cette prison<br />
Je la vois là-haut<br />
Pleine en toute saison</p>
<p>Elle est en néon<br />
Fixée au plafond<br />
De chaque cellule<br />
Où le Chi re-circule</p>
<p>Pour les détenus<br />
Depuis que j’ai su<br />
Mettre en harmonie<br />
Leur soi-disant logis</p>
<p>Ils en sont contents<br />
Le gouvernement<br />
A offert de me<br />
Libérer sur le champ</p>
<p>Mais j’ai refusé<br />
Je veux travailler<br />
Dans cette prison</p>
<p>Pour y transformer<br />
L’insalubrité<br />
En habitation</p>
<p>Je ne suis pas un bandit<br />
Même si j’entre par effraction<br />
Je suis l’expert en <a href="http://http://www.google.fr/" target="_blank">Feng Shui</a><br />
Je fais bouger le Chi dans la maison .</p>
<p><a title="grille + partition dans un vagin" href="http://www.planetepartition.com/product_info.php?manufacturers_id=2085&amp;products_id=11853&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong>12. <span class="travislinktext">Dans un vagin</span></strong></a></p>
<p>Je vis dans un vagin<br />
Et j’ai vu sur la mer<br />
En position fœtale<br />
Je vagis et je geins<br />
Je connais l’univers<br />
Le début et la fin<br />
L’alcôve est idéale<br />
Je vis dans un vagin</p>
<p>L’important, c’est futile<br />
Et la vie ne tient qu’à un fil<br />
Le temps se distille<br />
En sonnant comme un <a title="ding dong" href="http://www.geocities.com/swisscarillon/carlistauto.html" target="_blank">glockenspiel</a></p>
<p>Enivré dans l’ivraie<br />
Ébaudit dans l’adret<br />
Vrai souhait ? ou velléité<br />
Douillet, doué<br />
Enivré dans l’ivraie<br />
Ébaudit dans l’adret<br />
Douillet, doué, doux et mou à souhait</p>
<p>Tout s’en va, tout s’éteint<br />
Dans la famine ou le festin<br />
Attends- moi, je reviens<br />
À la merci de mon destin</p>
<p>Je vis dans un vagin<br />
Et j’ai vu sur la mer<br />
En position fœtale<br />
Je vagis et je geins<br />
Je connais l’univers<br />
Le début et la fin<br />
L’alcôve est idéale<br />
Je vis dans un vagin</p>
<p><a title="grille + partition" href="http://www.planetepartition.com/index.php?manufacturers_id=2085&amp;osCsid=38595bb8d18cf2389190a7bc0b789dbc" target="_blank"><strong><span class="travislinktext">Ü</span></strong></a></p>
<p>C’est le passé d’avoir que je suis devenu<br />
Mon nom n’est pas qui je suis mais ce que j’ai eu<br />
Pourtant tel un pâtre, je chante et quand j’ai bu<br />
Le tableau de mes jours m’apparaît moins embu<br />
Si parfois la nuitée me cueille bien fourbu<br />
Je choie sur de moelleux monticules herbus<br />
Est-ce qu’alors de moi-même je deviens trop imbu<br />
Si plutôt qu’un poème, je compose un rébus?<br />
<a title="toi aussi Néron" href="http://www.histgeo.com/ancienne/Neron.html" target="_blank"> Néron</a> n’est point humain, main, nez rond, nez pointu.<br />
Il arrive, et c’est triste, aussi, qu’on soit déçu.<br />
Devoir rétrocéder parfois le trop-perçu<br />
Comme un arbre l’été qui serait trop branchu<br />
Que l’on taille en donnant l’aspect d’ange déchu<br />
Peut-être de sa cime avait un corbeau chu<br />
Celui-là même ayant un comté de lait cru<br />
Dans son bec, il le lâche, il chante et c’est fichu !<br />
Le fromage est mâché par renard moustachu<br />
D’autres fois on dira le conclave est conclu<br />
Quand blanchie la fumée chez les évêques reclus<br />
Cela dit, rien ne vaut de rester assidu<br />
À la longue on fini par moins être attendu<br />
L’opinion qu’on émet devient, bien entendu<br />
Belle au désir auquel on a condescendu<br />
Le poète aérien lit son compte-rendu<br />
Aux étoiles émues en larmes confondues<br />
L’<a title="le jardin d'eden que je longe" href="http://www.productionmyarts.com/dossiers-artistes/durer/adam-eve-1507-fr.htm" target="_blank">Eve</a> et l’<a title="dürer" href="http://www.productionmyarts.com/dossiers-artistes/durer/adam-eve-1507-fr.htm" target="_blank">Adam</a> lettrés par le fruit défendu<br />
L’arbre de vie n’en a depuis pas démordu<br />
C’est le serpent et non la femme si dodue<br />
À qui la faute incombe et le son distordu<br />
Qui sourdit du cosmos était inattendu ;<br />
L’homme veut le savoir, dit à dieu « C’est mon dû !<br />
J’en veux en abondance et qu’il soit épandu<br />
Par des sylphides nues naïades éperdues<br />
Près du lit des ruisseaux chastement étendues<br />
S’il leur faut des jupons alors qu’ils soient fendus<br />
Les frasils de janvier sont à moitié fondus<br />
Le vent dénoue leurs nattes et souffle superflu<br />
Dans la plaine exiguë de l’âme inétendue.<br />
Plainte dans le public, celui-ci n’en peut plus…<br />
Peut-être trouvez-vous cette histoire incongrue<br />
Vous dites il faut imprimer ça sur du P.Q<br />
Je ne vous enduis pas plus de mon copahu<br />
Et vous laisse à d’autres pixels allez, salut !…<br />
Non mais que croyez-vous, que vous êtes absolus ?<br />
Qu’il suffit d’être heureux pour être chevelu ?<br />
Qu’on peut sur le succès jeter son dévolu ?<br />
Que pour se présenter il suffit d’être élu ?<br />
Qu’en sortant d’une école fraîchement émoulue<br />
Se repaître de gloire on la boira goulue ?<br />
<a class="travislinktext" href="http://www.travisburki.com" target="_blank">Que le lobby bobo, libère l’hurluberlus ?</a><br />
Que le phare de la <a href="http://www.tour-eiffel.fr/teiffel/fr/ludique/fondecran/index.html">Tour Eiffel</a> est farfelu ?<br />
Tout ça ne nous dit pas comment l’art évolue<br />
Ni pourquoi chaque signe à chaque heure insinue<br />
Qu’étrangement les fins ressemblent aux débuts<br />
Il est tard je vous remercie d’être venu<br />
Vous avez assez eu l’oreille rebattue<br />
Par ce ballet, qui n’a qu’un rat dans son tutu<br />
Je ne peux pas doubler, la ligne est continue<br />
Je vais prier, a dit le lièvre à la tortue<br />
« Seigneur Dieu vous avez un air calme et ventru<br />
Et de joies et de peurs, vous semblez dépourvus<br />
Dites-moi comment clore cette courte entrevue<br />
Je voudrais terminer, mais las, je ne sais plus…<br />
Dieu se racla la gorge et puis m’a répondu<br />
« Tout, y compris mon nom, se finit par un U. »</p>
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