Crise : du disque à la sphère18.03.08

Sorte d’avant goût pour le monde financier, la crise du disque annonçait donc un krack boursier mondial. Les professionnels de la musique, à peine remis de la chute des ventes et de la fermeture de nombreux labels et enseignes, n’ont qu’à regarder autour d’eux pour constater que la crise s’est étendu à la place financière dans son ensemble.

Les populations vont faire provision des denrées dont l’inflation est la plus spectaculaire et ce sera sans doute une erreur car, si l’on en croit la flambée des prix du sucre et des produits laitiers, produits parmi les plus consommés dans le monde occidental, nous serons en droit de déplorer que ceux sont justement les produits les moins nutritifs qui sont les plus demandés et donc qui sont les plus chers.

À l’image d’un certains nombre de produits culturels commerciaux (disques, émission de TV réalité, films etc) qui sont à la fois les plus consommés et les plus appauvris en potentiel artistique (faut-il bâtir un système de mesure), les populations risquent de se ruer sur les poisons plutôt que sur les aliments indispensables.

Céréales, légumes, eau, fruits, poésie, art, la crise nous prédestine t-elle à écraser ces denrées sous le poids du sucre raffiné, des litres de lait de vaches que veulent nous faire boire au biberon les multinationales pour qui divertissement, bien culturels et agroalimentaire ne font qu’un et semblent de plus en plus n’être plus que de l’eau à leur moulin,qu’importe pour eux que cette eau soit ou non potable.

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