Mon Plan pour 201012.31.09

D’abord vous souhaiter une bonne année. Sentez vous libre si possible, déployez vos ailes, n’ayez pas peur du vide et respirez l’air. Car il reste de l’air, il reste de l’eau. Pas partout c’est vrai, pas le même pour tous alors quand vous pouvez respirer, quand vous pouvez boire de l’eau, savourez ce moment avec le plus de bienveillance possible pour le monde qui nous entoure. C’est une grande chance que de vivre. Je vous souhaite une bonne année 2010 et vous souhaite aussi d’être capable de ne pas trop vous occuper de vous même si cela vous pèse. Soyez capable d’être heureux, voilà le mieux que je peux vous souhaiter pour cette nouvelle année et pour le temps présent.Si vous attendiez des nouvelles de mes récentes activités, le moment est venu de vous annoncer mon plan pour 2010. J’ai enregistré de nouvelles chansons et mis tout ça sur un disque promotionnel qui a commencé à être envoyé aux programmateurs des salles de concerts. Le nouvel album s’appelle “Grain de Raison” et il devrait être commercialisé dans le courant de l’année. La thématique de ce disque est d’oser grandir, oser se transformer, oser vivre. Je crois n’avoir encore jamais autant célébré la vie que sur ce nouvel album. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il m’a donné de la joie de l’avoir fabriqué. Cela a été relativement long – les premières chansons ont été composées au printemps 2008 – cela a été parfois facile, parfois difficile mais je n’ai jamais eu le sentiment d’aller contre le courant. Par rapport au précédent album, Grain de Raison est un disque presque artisanal, enregistré et mixé avec les moyens du bord, dans des appartements de Paris, de Londres et sur le plateau du théâtre d’Amboise où j’ai résidé pendant les premiers mois de l’année 2009. Une équipe restreinte de trois musiciens, un technicien et quelques électrons libres passant donner leur avis sur le travail en cours, un matériel sommaire ; ordinateur, carte son, micros, instruments ont été indispensables pour fixer les chansons sur la bande d’enregistrement. La bande matrice, qui est un disque dur externe que je me suis trimballé pendant ces deux années dans sa valise noire, celle que je serre sur la photographie de la couverture de l’album.

Paradoxalement, je n’ai aucun objectif pour 2010. Je sais qu’il y aura peut-être une période de démarches promotionnelles, une sortie commerciale,  des interviews, des concerts,  mais tout cela n’est qu’éventualités. Je n’attends aucun résultat concret de cette opération. J’ai confiance en ce disque parce qu’il se trouve toujours une chansons pour apporter quelques minutes d’amitié à celui ou celle qui l’écoute. J’ai beaucoup de plaisir à chanter ces chansons. Les mélodies sont simples mais sont entraînées par des harmonies et des rythmes enjouées. Peut-être donnerai-je des concerts en appartements, peut-être dans de grandes salles, où que ce soit j’espère vous rencontrer dans ces prochains moments.

Peut-être allez-vous penser que je suis un peu fou d’être aussi heureux de vous écrire. À ceux qui me demanderont si je le suis je répondrai que j’arrose le grain de raison que j’ai planté cette année. S’il porte des fruits, je chanterai pour la récolte.

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Place de l’Europe12.22.09

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Outline Local Gens Acknowlegment12.17.09

PM évoluait maintenant dans une contrée dont il ignorait tout des codes. Les bonnes manières, les tournures de phrases étaient essentielles pour s’insérer dans le moule social et PM réalisa qu’il lui restait des progrès à faire dans ce domaine. Par exemple, dans la ville Design, on n’ordonne pas la première personne rencontrée de faire ceci ou cela. On demande avec politesse si l’on peut faire ceci ou cela soi même éventuellement mais cela PM ne le saisit pas les premiers jours de son arrivée.

Son charisme lui permit cependant de se faire accepter par quelques résidents qui virent en lui deux lettres providentielles qui pourraient un jour ou l’autre les emmener dans une aventure extraordinaire. Mais souvent encore les maladresses de PM retardaient d’un quart d’heure son irrésistible ascension aux sommets de la pyramide hiérarchique.

Les natifs de la ville Design qui s’autoproclamaient les “purs sang pour cent” l’accusèrent de détournement de fonds baptismaux car PM auraient soi disant subtilisé les reliques d’un saint dans une chapelle l’hiver de son arrivée. Il justifia le rapt en expliquant qu’il avait besoin de combustibles pour faire un grand feu dans le square voisin mais les autorités ne l’endormirent pas de cette oreiller.

Heureusement pour PM, c’est à pic que tomba une jeune vendeuse à la sauvette qui forma le héros aux us et coutumes de la cité afin qu’il s’y insère confortablement. PM la rétribua en (pleine) nature, comme il se doit.

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Odd Light Gain Above12.11.09

PM a marché dans les rues de la ville Design. Il est entré dans une boutique dont la porte d’entrée, taillée dans un bois proche de celui du baobab, s’est refermée en silence. Ainsi il fut des pages de la vie antérieure de PM. Oubliés, dépassés furent les souvenirs. Réduis à néants furent les lettres, les messages et perdues furent les bouteilles à la mer.

Les yeux mouillés de larmes, aucune tristesse ne fut pourtant perçue. Le corps ne fut ni fatigué ni emplit de vitalité.

Les sentiments se résumèrent en volutes sans poids, ascendantes vers les nues, inertes aux souffles invisibles. Le divin vint se prosterner. L’opprobre  flamba et coucha dans la soie des mêmes draps tendus par la gloire. Le visage lacéré par six mois de regards croisés par l’entourage scrutateur, le plus grand des héros de blog renaquit à la faveur des univers multicolores.

La reine de SAAB, une poétesse finnoise aux seins langoureux s’assit en tailleur au pied de la dalle sur laquelle allaient périr par centaines, les dévolus à l’art, les sacrifiés de l’amour,  le cobaye qui baille aux corneilles, l’abeille qui ripaille au corps-à-corps et la licorne qui rit dans la corbeille.

PM, les yeux mouillés de larmes sans tristesse aucune, saisit ce que lui tendit la princesse de SAAB. C’était un jeu de clé. C’était la clé du jeu. PM joua. PM joua la clé. PM joue la clé. La portière s’ouvre. PM entre et s’assoit. Cela sent le cuir et le neuf. Tout est noir, lumineux, rassurant. La clé tourne et une formidable explosion retenti. Le moteur a démarré dans un élégant vrombissement. Le véhicule s’élance sur une large route déserte. PM, les mains sur le volant, pied au plancher, fonce. Vers l’Est.

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Off Line But Alive [Transpose from B to G]12.08.09

C’est alors que PM eut l’incroyable idée de s’abonner à un journal sportif. N’ayant plus de domicile depuis l’incendie du manoir, glissant sur les eaux troubles d’insondables fjords, PM fut toutefois livré à l’heure dite. C’est un cavalier qui vint lui apporter le numéro 85 de la revue qu’il s’impatientait de feuilleter.

Voilà notre héros juché sur son embarcation, un sourire hilare aux lèvres, un cigare, hiloires, un livre, remerciant le cavalier épuisé d’avoir randonné par tout les temps depuis la métropole pour venir approvisionner en nourriture spirituelles l’homme par qui la sandale dérive.

C’est plongé dans l’entre filet du récit d’un match truqué que PM approcha des abords d’une cascade infernale. Il était en bordure d’un précipice aqueux dont la chute provoquait un vacarme à couvrir six milles concerts de Motorhead + une fugue en Si [transposée en Sol] dont on aurait boosté les infrabasses et déhessérisé les solos d’ophicléides.

PM ne se formalisa pas. Il sorti de sa poche un texte et le lut à haute voix. C’est alors que, surgissant d’on ne sait d’où, surgirent de dessous terre deux licornes ailées sur lesquelles se tenaient assises en amazones les deux plus belles créatures de la région.

L’une était brune, l’autre était blonde. PM se replongea dans sa revue sportive et pleura de chaudes larmes de bonheur à la lecture du résumé de la victoire de sa joueuse favorite.

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Odile, Laurie, Gwendoline, Anastasia12.07.09

PM séjourna sur les berges du lac et prit du bon temps. Il se rassasia de luxure, gloutonna la vie à pleine lampée, se gava d’agave et happa de hypes agapés aux sons de happeaux de pans. Après quoi sa gracile compagne vint lui annoncer solennellement qu’elle avait une bonne et une mauvaise nouvelle, qu’elle préférait commencer par la mauvaise qui s’avèra en fait être la bonne (selon PM qui ne voyait que du bon partout) et quand à la bonne nouvelle elle était tout simplement merveilleuse puisqu’elle était relative à l’arrivée prochaine des trois soeurs de la nouvelle amie de PM.

Cependant, le gouvernement somma PM de reprendre du service de sa Majesté au Jasmin.

Ainsi, lorsque l’heure du labeur sonna, PM fit grise mine. Comment? Repartir encore à la conquête d’O L G A !? Braver tant et tant d’obstacles mis sur sa route comme s’ils eussent été montés de toute pièces par un amateur de fiction qui poserait ça ou là des mots soumis aux seules vertus du hasard?

Il changea rapidement d’avis quand la villa dans laquelle s’éternisait ce séjour paradisiaque fut la proie de flammes dévastatrices. heureusement, les femmes étaient de sortie, occupées à pagayer nues sur le lac lorsqu’un commando sans foi ni loi vint saccager l’endroit.

Animés d’une haine que seul un blog peut s’en faire le témoin occulaire, le groupe armé n’en voulait qu’au réfrigérateur. Ils n’emportèrent aucun des diamants que PM avait laissé en évidence sur la valise de billets de banque, ni les douzes Rolex posées sur la table de nuit du héros. Ils volèrent un plat de pois chiche, ce qui mit PM dans une rage déplacée et s’en allèrent après avoir incendié le manoir. C’est du Peter Pantalon tout craché dit PM aux femmes éplorées qui se consolèrent en réclamant tour à tour la verge puissante de PM.

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Eau Ailes Jet Ha12.03.09

Quand PM s’aperçut qu’il ne lui restait qu’un quart de réservoir et qu’il lui fallait traverser cet interminable lac, il baissa lamentablement les bras. Sa barque à la dérive tanguait obligeant PM à se cramponner aux hiloires. Il scrutait l’horizon tandis que l’écume venait denteler l’onde d’effervescentes arabesques. De grands oiseaux rasaient les flots en poussant des plaintes aigües. Où allait-il? Où en étions-nous de cette histoire sans fond, de cet océan sans fin?

Évidemment, dans ce genre de moment, la respiration peut tout transformer. PM lâcha les hiloires. Il oublia son mal de dos et respira. L’air marin entrait par ses narines, descendait vers les alvéoles de ses poumons et venait oxygéner le sang du héros. De quoi avait-il déjeuné? De pois chiches, d’un fruit et de quelques noix. Il avait bu beaucoup d’eau car le soleil s’était frayé un passage dans un trou de nuages et avait fait grimper la température du lieu.

Il inspirait. Il expirait. Il inspirait encore. Il expirait calmement, pleinement. Sa bouche, légèrement crispée l’heure d’avant se détendait. Ses yeux avaient une belle expression de plénitude. Les souvenirs venaient parfois comme un ressac et s’en allaient d’eux mêmes. Les projets que PM était d’habitude si prompt à échafauder se réduisaient à de simples images fugaces qui disparaissaient presque aussitôt. Cela faisait parfois sourire PM, qui venait d’atteindre un état particulièrement éveillé.

La barque ne dérivait pas. Elle s’était légèrement élevée au dessus des eaux et parcouraient les miles sans que PM ne s’en soucia. Avant la tombée de la nuit, PM accosta sur un rivage verdoyant. Une femme sublime attendait notre hôte devant un vaste pavillon. Puis elle lui donna le bras jusqu’à sa chambre et là, elle le déshabilla, le lava, lui oint les pieds d’un onguent parfumé et lui fit une inoubliable fellation. Quand PM voulu lui donner à son tour du plaisir, elle approuva d’un sourire et releva les pans de sa robe blanche sous laquelle sa nudité avait le visage d’un triangle châtain et humide que PM pénétra d’une verge chaude et robuste.

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C’Était Un Homme [Lettre à MJ]11.30.09

Cher Michaël,

J’ai donc vu le documentaire que ton équipe a monté à partir des éléments filmés pendant les répétitions de ton show prévu pour 2009, avant que tu décèdes d’une overdose de médicaments. Comme beaucoup de fans de ta musique, j’ai été touché d’avoir pu approcher le mythe au travers d’images fortes et intimes.

Tu as du visionner ces rushes. Pendant des heures, tu as du te voir, t’entendre. Peut-être as-tu apprécié certains moments magiques. sans doute as-tu été cruellement désespéré devant ta propre image, celle d’un homme fatigué, amaigri, dépourvu de l’énergie vocale et physique des décennies antérieure. Même si, oui, tu dansais encore et tu chantais encore, même si tu te reconnaissais devant ces images, pouvais-tu accepter de te voir ainsi, toi qui as toujours été si perfectionniste? Si intransigeant vis à vis de toi même?

Je ne crois pas. Si le show avait eu lieu, beaucoup de critiques auraient sans doute été beaucoup moins indulgentes qu’elles ne le sont pour “This Is It”. La différence entre l’interprétation initiale  de ces tubes planétaires et celle du spectacle que tu t’apprêtais à donner eut été vraisemblablement nette. Moins de voix, moins de grâce, moins de magie. Moins d’enfance.

Car, Cher Michaël, toi qui te réfugiais sans cesse dans une enfance éternelle, lorsque tu t’es vu dans ce documentaire, n’as-tu pas vu un homme plutôt qu’un enfant?

Rien ne dure, il faut partir, telle est la loi de la vie. Je voulais t’écrire pour te dire que j’ai essayé de me mettre à ta place, j’ai essayé de comprendre.

Aujourd’hui, après avoir vu “This is it”, j’ai le sentiment que tu n’as pas supporté de voir l’homme que tu étais devenu. Un homme forcément moins agile et aérien que l’enfant que tu aurais voulu à jamais rester.

Alors, tu as pris des médicaments. Peut-être était-ce pour soigner l’enfant qui n’existait plus en toi.

Mais en voulant soigner l’enfant, tu as pris le risque de tuer l’homme.

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I Don’t Know Her11.27.09

She leans her head toward the ground
but still affords a life so tough
she lets the storm cover the sound
of tragic music of her caugh

I don’t know her
except in dreams
life is unfair
and keeps sun beams

for empty space
and just in case
shows love off
to let it rough

she leans her head toward the earth
Before she lays without more breath
Her name is blowing on the air
I don’t know her

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Learning With Hedda11.26.09

When my dear dear Hedda was learning to speak
I was studying too
I was learning

she was a baby
I was a man
but we were both
learning to speak
learning to read
learning to understand

a new language
in order
to speak together
and maybe

someday

to write poems.

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    • LA FEMME OCEAN — 2007
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vos commentaires

  • une fanne: youuuuuuupiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...
  • une fanne: oh, je ne savais pas pour Lhasa. il ne nous reste plus qu'à llorar como la llorona
  • une fanne: bonne année Travis et bonne chance, même s'il n'y a pas d'objectif anyway, tant que le grain de raison...
  • krakowiak: Cette année 2010 commence décidément bien !
  • une fanne: une photo de PM (Pieds Mouillés), sans doute
 
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    TRAVIS BÜRKI Ce garçon