Oyez La Gracile Anglaise • jeudi 14 janvier 2010 à 23:34
Au regard de l’hécatombe provoquée par le passage à la décennie supérieure, PM se réarma de patience et parti cinq ans marcher le long de la muraille de Chinon. Il apprit à porter la tenue locale , bu du marc, se maquilla le visage, se peinturlura les pommettes et poussa un grand cri pour annoncer qu’il était fin prêt à affronter le sort que le destin lui réservait.
Pourtant, les mois passèrent sans que rien de déterminant ne vint modifier son quotidien. Il retourna alors sur les terres sacrées de ses ancêtres et arpenta les couloirs de l’abbaye dans laquelle s’étaient unis ses parents, en l’attente d’un signe qui viendrait de l’invisible. Parterre, les carreaux datés du douzième siècle formait un dessin qu’il décrypta. Il s’agissait d’un labyrinthe dans lequel celui ou celle qui se perd y retrouve instantanément sa conscience et la compréhension du monde.
PM ferma les yeux et respira. Au loin raisonnaient les musettes et les tambours, ainsi que les clameurs d’un peuple qui renoue avec la liesse.
C’est alors que d’une pièce obscure parvint un léger murmure féminin puis un soupir de gémissement qui invita PM à entrer. Là, PM vit une jeune princesse qui tissait un Shamrock, étendue lascivement sur une descente de lit. Pour atténuer le vacarme de la foule s’approchant, PM ferma la porte derrière lui et vint rejoindre l’exquise colocataire de ce blog qu’il déshabilla.
Leurs langues s’enroulèrent dans un baiser langoureux. PM réussit à ôter son armure, à déposer sa hallebarde alors qu’une foule galvanisée pénétrait dans l’enceinte en chantant ceci.
PM et celle dont on supputait le retour avec force désir eurent à peine le temps de consommer l’amour dont ils s’échangèrent à nouveau et à jamais le serment quand le peuple pressa à corps et à cris PM de monter dans le véhicule suivant.







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